Visiter New York City à pieds – Circuit 1 à New York : Downtown Manhattan

Voici donc le premier circuit de notre série découverte de New York à pieds. Il est consacré à la pointe sud de Manhattan, Downtown, du City Hall Park à Battery Park et la Statue de la Liberté, en passant par Wall Street et le World Trade Center. Chaussez vos baskets et suivez nous sur cette boucle de 8km à travers le plus vieux quartier de Manhattan, les plus hauts gratte-ciels des Etats-Unis et 4 siècles d’histoire.

N’oubliez pas de consulter nos autres circuits de découverte de New York.

télécharger nos 5 circuits et leurs cartes détaillées

Ce circuit est en vente sur le blog, ainsi que les 4 autres circuits de découverte de New York. Si vous souhaitez faciliter votre visite une fois sur place dans les rues de New York, vous pouvez accéder aux cartes interactives (Google Maps) des 5 circuits, avec leur tracé et tous leurs points d’intérêt, ainsi qu’à la possibilité de charger ces cartes dans vos téléphones portables via une application gratuite (compatible Iphone et Android), pour 14.90€ (au lieu de 29,90€ – Offre Limitée). Vous recevrez également l’ensemble des circuits aux formats PDF, Kindle et ePub (liseuses électroniques) pour vous permettre de les imprimer plus facilement ou de les consulter directement sur vos portables, tablettes ou liseuses électronique. Pour 14.90€ seulement (au lieu de 29,90€ – Offre Limitée), nous vous proposons 5 circuits de visite de New York originaux, et vous simplifions la vie en vous permettant de suivre ces circuits dans les rues de New York avec tout le confort de cartes et plans interactifs, ainsi que tout le contenu des circuits dans le creux de votre main !

 

Et si vous partez à New York, n’oubliez pas de jeter un oeil aux articles du blog sur New York, notamment sur la problématique particulièrement sensible de la réservation d’hôtel à New York, et la liste des hôtels que nous avons le plus conseillé cette année.

(Itinéraire mis à jour en Septembre 2016 suite à notre séjour de juillet 2016)

Circuit 1 : Downtown Manhattan

Le Financial District & le New York colonial et révolutionnaire

Notre circuit part du City Hall Park (1). Le City Hall Park est un vaste triangle délimité par Broadway à l’ouest, Center St à l’est, Chambers St au nord et Park Row à sa pointe sud. Le lieu fut également longtemps connu sous le nom de “The Commons”, car il marquait l’emplacement du pré communal datant de l’époque hollandaise, quand New York, ou plutôt la Nouvelle Amsterdam n’était encore qu’un village. Situé en dehors des limites de la ville, ce pâturage public presque aussi ancien que la présence européenne sur l’île de Manhattan vit progressivement son usage évoluer, au fur et à mesure que la ville s’étendit vers le nord, jusqu’à l’incorporer entièrement. On y construisit la nouvelle Mairie de New York en 1803 (achevée en 1912) puis juste derrière, une cour de justice, la Tweed Courthouse. Mais l’importance historique de ce lieu débute bien avant, avec les prémisses de la révolution américaine. Le vaste pré servait en effet à l’époque de lieu de rassemblement public, et c’est donc tout naturellement ici que les premiers frémissements révolutionnaires se firent entendre à New York. C’est notamment sur ces Commons que les premiers activistes indépendantistes narguèrent durant de longues années les soldats et l’autorité britannique en plantant des “Liberty Poles”, de hauts mâts coiffés d’un bonnet phrygien, symbole d’indépendance emprunté aux esclaves romains affranchis qui le portaient (repris quelques années plus tard par les révolutionnaires français, il coiffe toujours notre Marianne, et figure toujours sur le drapeau de l’Etat de New York). Les anglais firent abattre ces mâts, mais aussitôt un autre poteau était érigé en défi. Si, depuis Broadway, entre Murray et Warren St, vous regardez en direction du parc, vous devriez voir pointer un haut mât coiffé d’un drapeau, érigé en 1921 en mémoire de ces actes de défi à l’Angleterre.

C’est aussi sur ce même pré, probablement à quelques mètres de l’endroit où vous vous tenez que pour la première fois, le 9 juillet 1776, fut lue à New York la Déclaration d’Indépendance. En effet, 5 jours auparavant, le 4 juillet, le congrès continental avait adopté cette déclaration proclamant solennellement l’indépendance des États-Unis d’Amérique. Le 9 juillet, la convention constituante réunie à White Plains à une quarantaine de kilomètres au nord de New York City, déclara l’Etat de New York également indépendant, et le soir même, le général George Washington réunissait ses troupes ainsi que la population de New York City sur les Commons pour que leur soit lue la Déclaration d’Indépendance, dans l’espoir de rallier le maximum de colons à la cause de l’indépendance. Nombre d’entre eux restaient en effet toujours fidèles à la couronne britannique. Le pari fut gagné : la foule enthousiaste partit sur le champs en direction de Bowling Green, le petit parc à la pointe sud de Manhattan où nous nous rendrons bientôt, afin d’y abattre la statue du roi George III d’Angleterre (nous y reviendrons un peu plus loin).

En descendant Broadway le long du City Hall Park, vous découvrez sur votre droite l’impressionnant Woolworth Building (2), un des plus anciens gratte-ciel de Manhattan, qui du haut de ses 241 mètres demeure l’un des 50 plus hauts du pays bien qu’il fut construit en 1910, il y a plus d’un siècle. Son style néo-gothique qui emprunte au style des cathédrales européennes lui valu le surnom de Cathedral of Commerce (il abritait le siège social de la chaîne de magasin Woolworth). Inspectez bien ses parois, son entrée et ses fenêtres : vous y découvrirez mille détails, gargouilles, figures amérindiennes étonnantes. Ce fut le plus haut bâtiment au monde jusqu’en 1930, date à laquelle il fut détrôné par le 40 Wall Street (au pied duquel on s’arrêtera un peu plus loin), puis quelques semaines après, par la Chrysler Tower.

En continuant sur Broadway vers le sud, vous suivez les traces des révolutionnaires qui partirent en direction de Bowling Green sceller par la destruction de la statue du souverain britannique, l’accession de New York à l’Indépendance. Ironiquement, ils durent attendre 2 ans après la fin de la guerre et la défaite de l’Angleterre avant de pouvoir profiter de leur ville libérée de l’emprise Britannique, car New York fut occupée pendant toute la durée de la guerre révolutionnaire et fut la dernière cité abandonnée par l’armée britannique, presque 2 ans après la victoire américaine, comme nous le verrons plus loin. Broadway est probablement la rue la plus connue de New York, car son tracé oblique par rapport au quadrillage de la plus grande partie de la ville est un des rares éléments rompant l’équilibre rectiligne de son plan. L’origine en est toute simple : Broadway est la plus ancienne route de l’île de Manhattan, la seule qui permettait à l’époque hollandaise de la traverser entièrement du nord au sud. En réalité son tracé est même encore plus ancien, car il suit le sentier indien principal qui permettait depuis la pointe sud de Manhattan de s’enfoncer dans les profondeurs de l’île.

En passant devant la St Paul Chapel (3) à l’angle de Vesey St, vous apercevez le site du World Trade Center. L’église, bâtie en 1764 comme une extension de Trinity Church que nous verrons plus loin, se tenait en dehors des limites de la ville à l’époque de sa construction. Malgré son extrême proximité avec le site des Twin Towers, elle fut le seul bâtiment limitrophe à ne subir aucun dégât (pas même une vitre brisée) lors de l’effondrement des deux tours. De ce fait, elle fut utilisée comme la première base pour abriter les équipes de secours qui se relayèrent dans les décombres du World Trade Center, et ce pendant les huit premiers mois des opérations de déblayage. C’est aussi aux grilles de l’Église que les New Yorkais commencèrent à accrocher des souvenirs, drapeaux, lettres et autres photos en mémoire des victimes, constituant ainsi le premier mémorial informel du drame du 11 septembre. Quand les grilles furent entièrement recouvertes de témoignages et souvenirs, les autorités religieuses décidèrent d’y adjoindre une série de panneaux complémentaires. Ils en installèrent 15 pour être sûr qu’il y aurait assez de place pour tous les témoignages à la mémoire des victimes de l’attentat terroriste : il en fallut finalement 400. De nombreux éléments rappelant ces heures particulières de l’histoire de cette paroisse ont été conservés et peuvent être observés en visitant l’église ou ses jardins. St Paul Chapel est la plus vieille église de Manhattan (Trinity Church ayant brûlé pendant la Révolution Américaine puis ayant été reconstruite en 1788) : songez que George Washington y eut ses habitudes durant les deux années où New York fut la première capitale des États-Unis d’Amérique.

En continuant sur Broadway vers le sud, vous constaterez que la rue est de plus en plus étroite et les immeubles de plus en plus hauts : cette portion de Broadway qui va du City Hall à Bowling Green est aussi connue sous le nom de Canyon of Heroes (4) : canyon, car le défilé créé par les hauts building dans cette artère donne l’impression de s’engouffrer dans un canyon de béton, et heroes car c’est ici que furent célébrés par des parades mémorables de nombreux événements ou personnages d’intérêt historique. Vous pouvez d’ailleurs voir sur le sol des bandes de granites noir (au nombre de 200) commémorant chacune des parades ayant eu lieu sur cette avenue: c’est en effet dans cette étroite enfilade de gratte-ciels que l’on pratique les Ticker Tape Parades, ces défilés où des confettis et serpentins sont jetés par les fenêtres des buildings environnants et tombent en pluie sur les héros ainsi fêtés (en fait de serpentins, dans les premières parades, les employés des bureaux environnant jetaient les rouleaux de papiers utilisés dans les téléscripteurs de la bourse et les calculatrices mécaniques : les ticker tapes). Furent ici honorés l’inauguration de la Statue de la Liberté en 1886 (qui fut la première parade du genre), le premier vol transatlantique de Charles Lindberg, le retour des astronautes d’Apollo 11 de la Lune, et même Charles de Gaulle qui fut accueilli en triomphe par un million de New Yorkais en 1960.

A une époque où les montres personnelles étaient encore des articles de luxe, installer une horloge dans la rue était une méthode répandue pour attirer l’attention sur son commerce ou son entreprise. Beaucoup ont évidemment disparu, mais certaines de ces horloges ont survécues jusqu’à nos jours.

Au croisement de Broadway et de Maiden Lane, tournez vos yeux vers le sol pour en découvrir un des exemples les plus originaux : une horloge incrustée dans la chaussée (5), qui donne l’heure aux New Yorkais depuis plus d’un siècle. Installée en 1899 par le joaillier William Barthman (un immigré allemand), elle témoigne d’une époque où le quartier que vous traversez était encore celui des bijoutiers (l’horloge porte la date de 1884, mais c’est l’année de la création de la première bijouterie de Barthman, plus bas sur Maiden Lane, et non celle de la pose de l’horloge, au pied du second emplacement de la bijouterie à l’angle de Broadway). La bijouterie existe toujours, un demi block plus haut sur broadway. Tournez maintenant à droite sur Cortland St en direction du World Trade Center.

Sur votre gauche, le gratte-ciel noir caractéristique du One Liberty Plaza (6) (nous le verrons sous un autre angle plus loin dans le circuit). Il fut construit en 1973 par la US Steel, une des plus anciennes grandes sociétés américaines, fondée en 1901 comme un conglomérat rassemblant autour du rachat de la société des aciers d’Andrew Carnegie, un ensemble d’aciéries pour en faire le plus gros producteur mondial d’acier (à l’époque). Première société à être valorisée 1 milliard de $, c’est une des plus anciennes sociétés côtées d’Amérique encore en activité. Le One Liberty Plaza avec sa structure métallique apparente en acier noire est en accord parfait avec le premier occupant de ses murs. L’acier fut une des industries clés du tournant du siècle, qui permit tant le développement du rail que la construction des gratte-ciels qui vous entourent. Le building métallique noir se dresse sur l’emplacement du Singer Building qui fut, avant d’être détrôné par le Woolworth Building, la plus haute tour de New York et du monde. Le Singer Building, chef d’oeuvre d’architecture et icône du quartier financier de Manhattan fut détruit en 1968 pour laisser la place au siège social de la US Steel. Il reste à ce jour le plus haut building au monde à avoir été démantelé.

Juste en face, sur votre droite, le grand magasin Century 21 (7) reste un des acteurs majeurs des bonnes affaires à New York, offrant des prix cassés sur une très large gamme d’articles de prêt-à-porter. C’est certes une adresse que l’on retrouve dans tous les guides mais les bonnes affaires sont réelles. Une incursion dans les allées de ce gigantesque magasin prenant rarement moins de quelques heures, nous vous conseillons d’y retourner plutôt en fin de séjour pour ne pas prendre le risque d’amputer d’autant votre circuit.

En débouchant sur Church St, vous faites maintenant face au site du World Trade Center (8).  Face à vous sur la gauche, la tour numéro 4 (4 World Trade Center), 298m, 74 étages de verre et d’acier, achevée en 2013, et à sa droite, la tour numéro 3 (3 World Trade Center), encore en construction mais qui devrait la dépasser une fois achevée d’ici 2018 avec ses 80 étages et 329m. Les Twin Towers (et maintenant le mémorial construit à leur emplacement exact), se trouvaient juste derrière ces deux nouvelles tours pour la tour numéro 2, et encore un peu plus à l’arrière et décalée sur la droite pour la tour numéro 1. La nouvelle tour numéro 1, un temps appelée Freedom Tower, mais officiellement dénommée One World Trade Center est visible au fond sur la droite du site et domine tous les autres bâtiments.

C’est aujourd’hui le plus grand bâtiment de New York, culminant grâce à son antenne géante à 1776 pieds de haut (1776 comme l’année de la déclaration d’indépendance qui marque la naissance des États-Unis et le début de la révolution américaine), soit 541 mètres. C’est également la plus haute tour des États-Unis, la plus haute de l’hémisphère occidentale, et accessoirement la 3ème plus haute au monde (et la tour de bureau la plus haute du monde). Encore faut-il pour cela admettre que l’antenne qui la coiffe est une flèche faisant partie de l’architecture de l’édifice, et non une simple antenne, c’est-à-dire un ajout qui n’a pas à être pris en compte dans la taille totale de la tour.

Juste derrière à droite du 1WTC (One World Trade Center), vous pouvez voir également le 7 World Trade Center, la première tour reconstruite après les attentats, et qui s’était également effondrée plusieurs heures après les deux autres. Même si elle n’avait pas été directement touchée par les avions, la structure n’avait pas résisté à l’incendie qui s’y était déclaré.)

Vous pouvez maintenant entrer sur la grande esplanade centrale qui constitue aujourd’hui le 9/11 Memorial (9).

Le Mémorial, constitué de deux immenses bassins/fontaines de la taille et aux emplacements exacts des tours jumelles, est désormais librement ouvert au public. Le site est assez saisissant, mais aussi désormais hautement touristique : rappelez vous que vous êtes dans un Mémorial, sur le site même où sont mortes plus de 2600 personnes en quelques minutes, la plupart en quelques secondes lors de l’effondrement des tours. Les premières victimes furent les occupants des 2 avions qui ont percuté les tours au matin du 11 septembre 2001, ainsi que les employés des étages directement touchés par l’impact des avions. Environ 200 victimes sont mortes en s’écrasant au sol après avoir sauté des tours en feu. Et le plus gros contingent de victimes sont les employés des tours situés aux étages supérieurs, qui n’ont pas réussi à être évacués avant l’effondrement des tours. Parmi les victimes de l’effondrement, 60 policiers et 343 pompiers entrés dans les tours pour tenter de secourir les personnes bloquées dans les étages supérieurs. Si vous êtes vraiment intéressé par le lieu et son histoire, prenez alors le temps d’une visite guidée par les volontaires du 9/11 Tribute Center (payant, et à réserver à l’avance sur http://tributewtc.org/visit-tours) : vous bénéficierez d’une introduction sur les lieux par un guide volontaire qui a vécu les événements tragiques du 11 septembre (survivant des tours, ancien pompier ou policier étant intervenu sur le site le jour du drame, ou encore membre de la famille d’une victime). La visite dure environ 1h, mais l’histoire du World Trade Center de sa construction à son effondrement est particulièrement bien expliquée, et les témoignages sont saisissants. Attention, il faut parler correctement anglais, et si vous n’avez pas le coeur bien accroché, sachez que vous ne reprendrez pas immédiatement votre visite de downtown le coeur léger.

Remontez ensuite Greenwich St vers le nord, le long du Mémorial. Vous passerez devant l’Oculus (10), un bâtiment à l’architecture très avant gardiste que l’on compare souvent à un oiseau prenant son envol.

oculus

L’intérieur du bâtiment abrite en sous sol la station de transport public PATH du World Trade Center, ainsi qu’un immense centre commercial souterrain qui s’étend sur une bonne partie du site du World Trace Center (Westfield World Trade Center). N’hésitez pas à descendre jeter un oeil pour voir l’Oculus de l’intérieur. A l’origine la structure du “toit” devait être mécanisée et permettre son ouverture, mais cet aspect fut abandonné pour des raisons budgétaires. Il faut dire que le projet a battu tous les records de retards de livraison et d’explosion des coûts pour atteindre la somme faramineuse de 3.74 milliards de $.

Au croisement de Vesey St, vous pouvez si vous le souhaitez faire un petit détour à droite pour rejoindre à l’angle de Chruch St et Barclay St, la façade d’un bâtiment fédéral typique des constructions des années 30. Son rez-de-chaussée héberge un bureau de poste (11) au style d’époque Art Déco, particulièrement bien conservé, que nous invitons vivement à visiter brièvement avant de poursuivre (et pourquoi pas en profiter pour acheter quelques timbres). Allez bien jusqu’au fond, pour bien voir les guichets d’époque.  

En remontant Vesey St vers le nord-ouest, vous allez passer entre le One World Trade Center et le 7 World Trade Center. Sur votre droite, un petit square sur vous permet d’avoir un aperçu du site du World Trade Center sous un nouvel angle. La fontaine avec l’étrange (faute de meilleur qualificatif) sculpture rouge vif (“Balloon Flower” de l’artiste Jeff Koons) est dédiée aux survivants du 11 septembre. L’immeuble de verre au pied duquel se dresse cette fontaine est le nouveau 7 World Trade Center, le premier des bâtiments reconstruits du site. L’ancien bâtiment, plus en longueur, débordait sur l’emplacement actuel du square qui n’existait donc pas à l’époque. Poursuivez sur Vesey St jusqu’à West St.

A l’angle de West St, vous trouverez l’entrée du One World Observatory, l’observatoire au sommet de la Freedom Tower, le point de vue le plus haut sur la ville. Le panorama est évidemment saisissant, de jour comme de nuit. Les choses ont été vraiment très bien faites : ascenseurs ultra-modernes, avec écrans LCD tout autour de vous et sous vos pieds, avec une simulation video qui vous fait voyager dans le temps au fur et à mesure de votre montée (New York se construit sous vos yeux). Observatoire sur deux niveaux, vue à 360 degrés, et pleins d’autres surprises. Evidemment c’est cher (à partir de 36 dollars, plus pour y être au coucher du soleil). A noter que si vous n’êtes pas pressés, en prenant le dernier horaire au prix normal avant celui du coucher du soleil, vous pouvez très bien attendre l’arrivée de la nuit (il n’y a aucune restriction de temps). Apparemment il n’y a pas encore trop de queue, mais il est toujours plus prudent de réserver si vous souhaitez visiter l’observatoire. Comptez minimum deux heures pour monter et prendre le temps de profiter de la vue.

Maintenant, regardez en face de vous, de l’autre côté de West St : tous les bâtiments que vous voyez de l’autre côté de la rue, d’aussi loin que vous pouvez en apercevoir sur votre droite comme sur votre gauche, sont de construction relativement récente. En fait, tout l’espace recouvert par ces bâtiments n’existait pas il y a seulement 40 ans. A l’époque, de l’autre côté de cette rue, c’était l’Hudson River. Devant vous se trouvaient des jetées et des quais d’accostage. Cette immense bande de terre de 37 hectares, s’étendant sur 1 kilomètre et demi de long a été gagnée sur le fleuve en utilisant les résidus résultant de la gigantesque excavation du site voisin du World Trade Center lors de sa construction. Cet ensemble gagné sur l’eau a été nommé Battery Park City, car il est dans le prolongement du Battery Park à la pointe sud de Manhattan. Le fait de gagner des espaces sur la mer n’est pas nouveau à Manhattan : en fait, sur la pointe sud de Manhattan, il n’y a pas un seul point en bordure de l’eau qui existait lorsque les Hollandais s’installèrent sur l’île pour fonder la Nouvelle Amsterdam. 100% des espaces côtiers sont artificiels. Et la pratique ne date pas d’hier. A la veille de la révolution américaine, dans les années 1770, la ville à peine vieille d’une centaine d’années n’avait déjà plus aucune de ses bordures côtières naturelles en dessous de l’actuel City Hall Park (à l’époque The Commons, le pré communal). Avant de s’étendre résolument vers le nord, puis en hauteur, la ville s’est d’abord étendue en gagnant du territoire sur les fleuves et la mer (vous trouverez un peu plus loin une carte vous indiquant les frontières naturelles de la pointe de Manhattan à l’époque coloniale). Battery Park City est donc un des quartiers les plus jeunes de New York, mêlant des immeubles d’habitation au nord et au sud, et des buildings de bureau au milieu, dans le prolongement de l’ensemble du World Trade Center. Le grand immeuble de verre qui vous fait face (sur la droite) en fait partie : c’est la Goldman Sachs Tower (12) qui a été achevée en 2009. Nous allons la contourner par le nord, en remontant West St et en traversant au niveau de Murray St.

Descendez Murray St vers l’ouest, et empruntez le passage couvert sur votre gauche, à l’angle du restaurant Shake Shack.

Si vous n’êtes pas trop près de l’heure du déjeuner (heure à laquelle la queue devant le restaurant devient vite rédhibitoire), vous pouvez en profiter pour faire un arrêt gastronomique dans cette chaîne considérée par beaucoup comme produisant le meilleur burger de New York. N’hésitez pas à commander un simple ou double Shack Burger à emporter, à partager comme un snack que vous dégusterez dans le jardin adjacent qui borde l’Hudson River (avec vue sur la Statue de la Liberté), où si le temps ne le permet pas, un peu plus loin dans l’atrium du Brookfield Place. Les burgers ne sont pas donnés, mais la qualité est vraiment au rendez-vous. Si, comme nous, vous aimez vos burgers saignants (et juteux), n’hésitez pas à les commander “rare”, y compris si l’employé de caisse insiste en vous indiquant qu’il sera “bloody” (sanguinolant) : les américains ont une fâcheuse tendance à sur-cuire la viande, et il faut vraiment décaller d’un cran les indications de cuisson vers le bas. Les frites sont bonnes mais sans intérêt particulier, la lemonade (citronnade) très correcte.

Shake Shack (Battery Park City)

Adresse : 215 Murray Street, New York, NY 10282 – entre West St & North End Ave
Horaires : tous les jours de 11h à 23h
Type : hamburger
Une institution de New York, et assurément une des meilleures adresses (si ce n’est la meilleure pour certains) pour goûter un burger de qualité. Pour un burger juteux et goûteux, laissez-vous tenter par un double ShackBurger, accompagné d’une homemade lemonade. Les Chick’n Shack, burgers au poulet sont également excellents.

Tout le menu : http://www.shakeshack.com/location/battery-park-city/
L’enseigne dispose de plusieurs autres restaurants dans la ville, donc si vous n’avez pas faim en passant devant ce restaurant, pas de panique, vous aurez d’autres occasions.

Une fois passé de l’autre côté du passage couvert, vous débouchez devant le flanc nord du World Financial Center, et tournez à droite sur Vesey St, que vous allez suivre jusqu’à une petite place au centre de laquelle se trouve l’étonnant Irish Hunger Memorial (13). Ce monument est dédié à la mémoire des victimes de la grande famine qui a tué 1 million de personnes en Irlande entre 1845 et 1852 et qui a provoqué la fuite de plus de 250 000 irlandais chaque année vers les États-Unis au plus haut de la crise, dont la quasi-totalité transitèrent par New York (et dont beaucoup y restèrent).

Ces immigrants, très pauvres pour la plupart, accostèrent sur un ponton qui se trouvait à peu près à l’endroit où vous vous trouvez, pour démarrer une nouvelle vie. Le Mémorial est un étonnant morceau de lande celtique déposé au milieu des gratte-ciels de Manhattan, sur une dalle de béton inclinée. Le contraste est étonnant. Un îlot de verdure paisible d’où l’on peut voir les tours de verre et d’acier du World Trade Center et du World Financial Center si l’on regarde vers l’est, mais dont l’inclinaison fournit une fenêtre ouverte sur une terre lointaine qui se détache sur le ciel du New Jersey vers l’ouest. Aujourd’hui 800 000 New Yorkais revendiquent des racines irlandaises.

 

Au-delà du Mémorial, un parc s’étend vers le nord en bordure de l’Hudson River. A sa pointe sud, l’embarcadère du Ferry qui permet de rallier le New Jersey.  En regardant par dessus l’Hudson River, vous verrez le New Jersey. Au sud, dans le prolongement du fleuve, la Statue de la Liberté et sur sa droite Ellis Island.

Longez l’Hudson River en direction du sud, jusqu’à la North Cove, un petit port de plaisance (le seul de Manhattan) qui héberge aussi bien d’impressionnants yachts de milliardaires (la marina est également surnommée “Monaco on the Hudson”) qu’une école de voile.

Derrière l’esplanade qui donne sur la marina, le Brookfield Place et son Winter Garden (14), l’atrium de ce qui était autrefois aussi connu sous le nom de World Financial Center dresse ses immenses verrières. Entrez dans cet atrium, pour y admirer ses palmiers de 12 mètres de haut, sous une verrière haute de 10 étages..

Aucune des 2000 vitres du jardin d’hivers n’a survécu au déluge de débris et au souffle de l’effondrement des deux tours jumelles en 2001, aussi la verrière dut-elle être entièrement rénovée.

Le Brookfield Place héberge un excellent Food Court, le Hudson Eats qui rassemble une excellente sélection d’offre de restauration new yorkaise. Prenez l’escalator à droite en entrant pour rejoindre le Food Court. Vous y trouverez entre autre un Chop’t, la chaîne à la mode de salade sur mesure, un Mighty Quinn’s Barbecue, l’une des meilleurs enseignes de BBQ de New York (essayez le Brisket et le pulled pork), et nombreuses autres enseignes, un peu chères mais fort appétissantes.

Traversez le Brookfield Place jusqu’aux baies vitrées qui donnent directement sur le Mémorial du World Trade Center. Les deux tours jumelles se dressaient autrefois juste en face de vous. Descendez au rez de chaussée pour ressortir du côté du 9/11 Memorial.

Retraversez West St au niveau de Liberty St, puis longez le Mémorial par le sud. A l’angle de Liberty St et Greenwich St, une immense fresque murale commémorative vous rappelle les lourdes pertes dans les rangs des brigades des Pompiers de New York lors de l’effondrement des tours jumelles. Sur l’autre angle, côté Liberty St, le 9/11 Tribute Center (15) d’où partent les visites guidées.

En continuant vers l’est sur Liberty St, vous retrouvez le gratte-ciel d’acier noir du One Liberty Plaza, et à ses pieds le Zucotti Park, et sa sculpture d’acier rouge aisément reconnaissable, intitulée “joie de vivre” (en français dans le texte).

Cette esplanade est en réalité un espace privé mais ouvert au public 24h/24, appartenant au même lot que l’immeuble du One Liberty Plaza. Elle illustre parfaitement la manière dont les autorités municipales et les propriétaires des terrains marchandent les permis de construire (notamment en hauteur) pour concilier au mieux les intérêts privés et publics. Ici, la US Steel, ancien propriétaire des lieux qui fit construire cette tour, négocia un édifice plus élevé en échange de la création de cette esplanade qui amène un peu d’espace et de perspective dans les enfilades étroites du centre historique et financier. Le Zucotti Park fut également l’épicentre du mouvement de protestation Occupy Wall St, en réaction à la crise financière de 2009 : occupé 24h/24 pendant de longues semaines, la justice finit par ordonner l’expulsion des campements pour des raisons de salubrité publique. Traversez l’esplanade et tournez à droite sur Broadway.

Regardez au nord, vous apercevez sur la droite le feuillage des arbres du City Hall Park, et vers le sud, dans l’alignement de l’avenue, le feuillage des arbres de Bowling Green Park. Vous êtes à mi-chemin de ces deux sites historiques datant des premières années de la ville. Poursuivez vers le sud jusqu’à Trinity Church (16), un des sites les plus anciens de New York. L’église actuelle date de 1846 mais la première église sur le site fut établie en 1697. Pour vous donner une idée de la transformation opérée dans le ville depuis 150 ans, considérez qu’en 1846, Trinity Church était le plus haut bâtiment de Manhattan. Vous pouvez visiter le cimetière où sont enterrés des américains aussi fameux qu’Alexander Hamilton, un des pères de la révolution américaine, ou Fulton, l’inventeur du bateau à vapeur qui expérimenta sa première liaison motorisée sur l’Hudson River. Hamilton, avec Thomas Jefferson, est l’une des deux figures historiques les plus influentes et emblématiques de la culture politique américaine. Opposés dans leur conception du pouvoir, Jefferson l’emporta à court terme et sera l’architecte de la constitution américaine et de l’esprit de la nouvelle république, mais Hamilton marquera de son influence le long terme, et plantera les germes de ce que deviendra l’Amérique une fois qu’elle se sera lentement éloignée des valeurs fondamentales posées par Jefferson et la Constitution.

Prenez ensuite la rue qui fait face à Trinity Church : c’est Wall Street (16) qui abrite le New York Stock Exchange, la bourse de New York. Le lieu est depuis le 11 septembre incroyablement sécurisé comme vous pourrez le constater. Dans l’angle opposé à la bourse, le Federal Hall National Memorial se tient sur le site de l’ancienne Mairie de la ville, qui fut transformée en siège du gouvernement fédéral quand George Washington fut élu premier président des États-Unis en 1789. C’est du haut du balcon de cet édifice aujourd’hui détruit qu’il prêta serment d’allégeance à la constitution. New York fut donc pendant deux ans, la première capitale fédérale des États-Unis d’Amérique. C’est Jefferson (alors State Secretary, ministre des affaires étrangères) qui imposa le déplacement de la capitale vers le sud, à Washington D.C. face au New Yorkais Hamilton, car il voyait d’un très mauvais oeil la présence du pouvoir politique fédéral au coeur de la ville qui allait devenir la capitale économique et financière du pays.

Un peu plus bas dans la rue, une immense tour domine le Federal Hall Building :  le 40 Wall Street (17) est un gratte-ciel bâti en 1930, qui fut le plus haut building au monde pendant … moins de deux mois : conçu pour dépasser le Woolworth Building, détenteur du titre depuis 1910, les architectes avaient conçu l’immeuble pour dépasser de 50 centimètres la hauteur annoncée de la Chrysler Tower qui était en construction au même moment à l’autre bout de la ville. Mais les architectes de la Chrysler Tower avaient caché le fait que leur tour devait être coiffée d’une impressionnante flèche de 38 mètres, assemblée en usine hors site puis acheminée à l’aide d’une grue au sommet du building. Cette flèche propulsa la Chrysler Tower loin devant le 40 Wall Street. Victoire de courte durée :  un an à peine plus tard, l’Empire State Building reprenait le flambeau en dépassant de 100 mètres la hauteur du 40 Wall St. Il ne sera dépassé à New York que par le Wall Trade Center. Nous repasserons au pied du 40 Wall St un peu plus tard.

Entrez maintenant sur Broad St en direction du sud : vous venez de franchir les limites de la Nouvelle Amsterdam et entrez maintenant dans la partie la plus ancienne de la ville. C’est en effet le long de l’actuelle Wall St qu’était à l’époque édifié le mur d’enceinte de la ville (qui donna son nom à la rue). Ce mur s’étendait d’Est en Ouest, de la rive de l’East River à celle de l’Hudson River. Conçu pour protéger les habitants des incursions indiennes, ce mur fut d’une utilité limitée, car trop aisément contournable par les voies fluviales.

Descendez Broad St jusqu’au croisement de Beaver St, et vous voilà au coeur de la ville bâtie par les colons hollandais à la fin du XVIIème siècle. Placez-vous à l’intersection des deux rues (Broad St et Beaver St – 18) : au nord, sur Broad St, vous apercevez Wall St à l’angle de laquelle vous reconnaissez aisément le New York Stock Exchange : c’est comme nous venons de le voir la limite terrestre de la ville au nord, délimitée à l’époque par une haute palissade. Au-delà, c’était la campagne.

Tournez-vous maintenant vers le sud, toujours dans l’alignement de Broad St : vous apercevez, au niveau des feux de signalisation, un édifice en briques rouges et brunes qui dépasse du côté gauche de la chaussée : c’est la Fraunces Tavern (que nous verrons plus loin). Elle ne fut construite que lorsque la colonie tomba aux mains des anglais, mais à l’époque hollandaise, ce bâtiment aurait été … dans l’eau. La berge de la Nouvelle Amsterdam se trouvait au niveau de la rue qui le précède, Pearl St, qui doit son nom (pearl street = rue des perles) au fait que ces berges étaient jonchées de coquilles d’huîtres. De fait,  la baie de New York était la plus grande réserve d’huîtres sauvages au monde. A la fin du XIXème siècle, il se vendait plus de 50 000 huîtres par jour au Fulton Street Market. On trouvait des vendeurs d’huîtres à tous les coins de rue, et les estaminets sur Canal Street proposaient les huîtres à volonté pour 6 cents. La croissance de la ville et la pollution finiront par avoir raison des huîtres de New York et la production finit par complètement disparaître dans les années 30. Reste encore le nom de cette rue pour en raviver le souvenir.

La rue Broad St dans laquelle vous vous trouvez était plus large à l’époque (d’où son nom de Broad St, la grand rue). En fait, la majeure partie de cette rue était occupée par un canal qui permettait, depuis l’East River, de remonter par bateau jusqu’au coeur de la ville. Un canal adjacent permettait de poursuivre un peu vers l’ouest dans Beaver St.

Tournez vous maintenant dans l’alignement de Beaver St et regardez vers l’est : l’immeuble à la corniche verte qui fait face au bout de la rue, se trouve à l’angle de Pearl St, Wall St et Beaver St. C’est dans ce même angle que le mur de Wall St rejoignait la rive de l’East River, marquant la frontière nord-est de la Nouvelle Amsterdam. Le nom de la rue se rapporte aussi à l’époque coloniale hollandaise : le Beaver, castor en anglais. C’est précisément pour la peau et la fourrure de cet animal que les hollandais ont fondé la Nouvelle Amsterdam. C’est le récit du navigateur anglais Hudson, explorateur pour la compagnie des Indes hollandaises, premier occidental à avoir pénétré à l’intérieur de la baie, récit décrivant une terre foisonnant de castors qui entraîna les premières expéditions de marchands hollandais à la rencontre des indiens Lenape pour troquer des peaux de castors. C’est dire la richesse que représentait cette fourrure que la nouvelle classe moyenne hollandaise en pleine expansion arborait à son col pour indiquer son statut social. Après quelques expéditions, un camp permanent fut installé sur l’actuelle Governor Island, juste devant la pointe de Manhattan. Puis en 1625, un petit village fut édifié par la compagnie des Indes Hollandaises, juste en face, sur la pointe de Manhattan, autour d’un fort en bois. La Nouvelle Amsterdam était née.

On retrouve également la figure du castor et les origines hollandaise de la ville dans le sceau officiel de la ville de New York : un marin et un indien lenape encadrent les armoiries de la ville, à savoir les ailes d’un moulin et des barils de farines (New York reçut en 1674 un monopole sur la production de farine dans les nouvelles colonies), ainsi que deux castors. L’aigle fut rajouté après la révolution américaine pour remplacer le couronne britannique qui dominait les armoiries de la ville.

Tournez-vous maintenant vers l’ouest, toujours dans l’enfilade de Beaver St. : les arbres que vous apercevez sont ceux de l’actuel Bowling Green park, qui n’était autre que la place du village de la Nouvelle Amsterdam. Juste à sa gauche, le fort, et un block derrière, vers l’ouest, l’Hudson River. Depuis ce croisement de rues, vous apercevez donc de toute part les limites de la ville telle qu’elle existait à la fin du XVIIème siècle, un siècle avant la révolution française ou américaine. Somme tout, une bien petite ville.

Après avoir fini ce tour d’horizon à 360 degrés, continuez sur Beaver St en direction de Bowling Green (19), le plus vieux parc de New York. Si le nom de Bowling Green lui fut donné à l’époque coloniale anglaise – le parc était utilisé pour des jeux de quilles (bowling) sur gazon (green) – son existence remonte à l’origine hollandaise de la ville, puisqu’il constituait la place principale de la Nouvelle Amsterdam. Le lieu est chargé d’histoire : lors de la fronde de 1770 suite à la volonté du roi d’Angleterre d’imposer un surcroît de taxe sur la jeune colonie, les New Yorkais se montrèrent particulièrement virulents et furent les premiers à revendiquer haut et fort le principe “pas de taxation sans représentation” (les colonies américaines n’étaient pas représentées au parlement de Westminster à Londres). Quand le souverain céda, les New Yorkais reconnaissants érigèrent une statue équestre du roi qu’ils placèrent au centre de Bowling Green park, ajoutant quelques années après une grille en métal qui délimite toujours le park aujourd’hui. Mais quelques années après, la défiance remonta contre la tyrannie de l’Angleterre sur sa colonie, aboutissant à la déclaration d’indépendance, dont la lecture sur les prés des Commons motiva la foule à descendre sur Bowling Green via Broadway, afin de renverser la statue du souverain. Le métal qui la constituait fut fondu pour en faire des munitions dont les troupes continentales (les révolutionnaires) manquaient cruellement. On pense aussi que les montants principaux de la grille qui entoure toujours le parc étaient coiffés de pièces métalliques aux armoiries du roi (peut-être des couronnes, nul ne le sait plus aujourd’hui). Toujours est-il que ces pièces de métal furent également arrachées et on peut encore en percevoir la trace sur les poteaux de la grille tout autour du park (ce qui reste de la grille étant entièrement d’époque).

A la pointe nord du parc, dans le prolongement naturel de Broadway, vous pouvez admirer le désormais célèbre Charging Bull (20). Ce bronze de plus de 3 tonnes, oeuvre de l’artiste Arturo Di Modica, ne fut pas commandité par la ville, mais déposé devant le New York Stock Exchange sur Broad St une nuit de décembre 1989 par l’artiste, sans autorisation préalable. Quand la ville décida de retirer cette oeuvre d’art non autorisée, l’émoi fut si grand qu’il fut finalement décidé de la relocaliser un peu plus bas sur Broadway pour des raisons de commodité. Conçue après le mini Krach de 1987, la statue symbolise l’optimisme des marchés (un bull market est un marché orienté à la hausse et un comportement d’investissement bullish est marqué par un optimisme agressif et une confiance dans la croissance). Le Charging Bull est désormais considéré comme l’oeuvre d’art la plus photographiée de New York. Frotter ses cornes, son museau mais également ses testicules proéminents est considéré comme portant chance …

En descendant Broadway vers le sud, en longeant le parc de Bowling Green, vous allez passer devant l’immeuble du One Broadway (21), juste à l’angle de Battery Place. Si l’immeuble accueille aujourd’hui les bureaux et une agence de la Citibank, de nombreux indices sur la façade dénotent du passé glorieux du bâtiment. Construit en 1884, sur l’emplacement de l’ancien quartier général de Georges Washington à New York, l’immeuble de bureaux fut occupé à partir de 1920 par la International Mercantile Marine Company, la société de transport maritime de JP Morgan, qui possédait la très célèbre White Star Line qui opéra sous ses pavillons les plus grands bateaux, dont le RMS Titanic. Contournez le bâtiment en tournant à droite sur Battery Place : sur la façade sud de l’immeuble, cherchez les sceaux des villes de Paris et Cherbourg, et notez les inscriptions au-dessus des deux portes d’entrée de ce qui est actuellement une succursale de la Citibank. Sur la porte de droite, la mention “First Class” et sur la porte de gauche, la mention ‘Cabin Class” sont là pour rappeler qu’à l’époque, les passagers en première classe n’avait pas à faire la queue aux même guichets que les passagers en classe économique. Pendant toute la première partie du 20ème siècle, la pointe sud de Manhattan, côté Hudson River, était le coeur de l’activité du transport de passager transatlantique en paquebot.

Au sud du parc, vous pouvez admirer l’impressionnant bâtiment des douanes (Alexander Hamilton U.S. Custom House – 22), bâti au tout début du 20ème siècle, qui nous rappelle que New York fut longtemps le principal port des États-Unis, accueillant non seulement les immigrés qui vinrent en nombre d’Europe peupler l’Amérique pendant tout le 19ème siècle et la première moitié du XXème siècle, mais aussi et surtout des marchandises qui allaient inonder le pays, via le canal Erié (projet monumental qui relie l’Hudson River aux grands lacs) puis le chemin de fer.

Ce bâtiment nous rappelle aussi que jusqu’en 1913, les États-Unis n’avaient pas d’impôt fédéral sur le revenu : la quasi totalité du budget fédéral était alors constituée par les taxes douanières, New York représentant à elle seule au milieu du XIXème siècle près de 75% des recettes budgétaires du pays. On comprend mieux la majesté de l’édifice aujourd’hui transformé en Musée des cultures améridiennes (National Museum of the American Indian). Le musée est gratuit, d’un intérêt plutôt limité, car plus centré sur les cultures et arts indiens que sur leur histoire. Vous pouvez cependant pénétrer librement dans le bâtiment pour admirer l’immense rotonde qui accueillait à l’époque les activités publiques des douanes. Ce bâtiment se trouve également à l’emplacement exact du fort en bois de la Nouvelle Amsterdam, construit en bordure directe de la baie : Bowling Green était à cette époque, presque les pieds dans l’eau. Tout l’espace de Battery Park que nous allons traverser maintenant fut donc gagné sur la mer dans les années 1970.

Entrez dans Battery Park : vous apercevez la Statue de la Liberté dans la baie. Le nom de ce parc provient des batteries de canons qui ceinturaient la côte à cet endroit et qui constituaient les premières lignes de défense de la ville dès sa création. Plus tard, ce simple alignement de canon sur la pointe de Manhattan évolua en un ensemble de forts assurant la protection du port de New York et l’accès à l’East River et l’Hudson River, avec un fort sur l’île de Governor Island que vous devriez apercevoir sur votre gauche en regardant vers le sud, et un fort sur un petit îlot rocheux à quelques dizaines de mètres de la berge de Manhattan. Le fort circulaire de Governor Island constituait l’East Battery, tandis que le fort juste à la pointe de Manhattan formait la West Battery.

Mais il est plus connu sous son nom actuel de Castle Clinton (23), et se tient aujourd’hui au beau milieu de Battery Park, le reste de la côte ayant depuis été gagné sur la mer. Bâti au tout début du XIXème siècle, ces deux forts ne connurent jamais le combat et furent assez vite reconvertis pour d’autres usages : Castle Williams (East Battery sur Governor Island) servit de baraquement aux soldats pendant la guerre de sécession, puis de prison. Castle Clinton fut rapidement transformé en centre d’accueil pour les immigrés (des célébrités comme Harry Houdini, Nikola Tesla ou Joseph Pullitzer arrivèrent aux États-Unis par ses murs), fonction qu’il occupa jusqu’à la construction de Ellis Island, l’île/bâtiment que vous observez juste à droite de Liberty Island, le rocher qui héberge la Statue de la Liberté. Le Castle Clinton (à l’époque Castle Garden) fut alors reconverti en théâtre, puis au tournant du XXème siècle en aquarium (c’était alors l’une des attractions les plus visitées de la ville) avant d’être laissé à l’abandon pendant de longues années après la seconde guerre mondiale. Le bâtiment passa même à deux doigts de la démolition lors de la construction du tunnel qui rejoint Brooklyn en passant sous Battery Park, mais fut finalement sauvé et reconverti en National Monument. Le Castle Clinton tient son nom actuel de DeWitt Clinton, éminent maire de New York puis Gouverneur de l’Etat de New York, qui fit édifier le Canal Erié, projet pharaonique achevé en 1825, qui en permettant de relier l’Hudson River et les Grands Lacs fit du port de New York le principal embarcadère de marchandises du pays et le centre économique de l’Etat naissant.

Le Castle Clinton (ou plutôt sa cour) se visite librement, et sert aujourd’hui principalement de guichet pour acheter des tickets pour se rendre sur Liberty Island et Ellis Island.

Juste au nord du Castle Clinton, la sculpture The Sphere (24), un bronze de 7m de haut, était autrefois exposée juste aux pieds des tours. Retrouvée quasiment intacte dans les décombres des tours jumelles, elle fut déplacée à Battery Park pour y être exposée, à côté d’une flamme en souvenir des victimes des attentats. A deux pas de The Sphere, sur la baie,  au bout d’une petite jetée, le American Merchant Mariners’ Memorial (25) est une autre sculpture, assez saisissante, commémorant les morts de la marine marchande, et rappelant une fois de plus l’importance du transport maritime dans l’histoire de New York. Au sud du Castle Clinton, le Seaglass Carousel (26) est un manège original, tout en verre et usant de jeux de lumière pour simuler un univers sous-marin extraordinaire.

Pour voir la Statue de la Liberté de plus près, deux options s’offrent donc à vous :

Première option : les Statue Cruises (payantes) permettent de se rendre à la fois sur Liberty Island, pour approcher la Statue de la Liberté de très près, et sur Ellis Island, aujourd’hui transformé en musée de l’immigration. La visite de la Statue elle-même (quand elle est autorisée) requiert une réservation à l’avance (très à l’avance).  Cette escapade prend un certain temps : attente du Ferry, traversée pour Liberty Island, photos autour de la Statue, reprise d’un nouveau Ferry, arrêt à Ellis Island et visite du Musée, retour en Ferry : compter 2-3 bonnes heures au minimum. C’est une option qui ne manque pas d’intérêt, mais si vous n’êtes sur New York que pour quelques jours, nous lui préfèrerons aisément la seconde option.

Seconde option : prendre le Ferry (gratuit) pour Staten Island (27), qui passe juste devant Liberty Island, et permet également d’avoir une vue saisissante sur la pointe sud de Manhattan au départ et à l’arrivée. Le Ferry opère 24h/24. Il est nécessaire de descendre du Ferry à Staten Island pour remonter dans le Ferry suivant pour revenir sur Manhattan. Au retour, si le temps le permet, la plate-forme inférieure à la poupe du Ferry est ouverte et offre le meilleur point de vue pour admirer la Skyline de Manhattan. Essayez d’éviter les heures de pointe (début de matinée et fin d’après-midi) quand les résidents de Staten Island empruntent en masse le Ferry pour aller ou rentrer du travail. Les meilleures vues sur la Statue de la Liberté sont évidemment de jour, mais prendre le Ferry (pourquoi pas une seconde fois) à la tombée du jour offre un spectacle saisissant alors que la ville s’allume progressivement sous vos yeux.

Quelques mots sur la Statue de la Liberté : l’idée de construire un colosse dans le port de New York germa de notre côté de l’Atlantique. Les premières discussions entre Edouard de Laboulaye, homme politique républicain français et Auguste Bartholdi, sculpteur alsacien lui aussi très attaché à la République datent de la fin du règne de Napoléon III mais le projet fut réellement lancé au lendemain de la défaite française dans la guerre franco-prussienne de 1870. La France, doublement affaiblie par la défaite militaire et le renversement de Napoléon III, connaît un passage chaotique lors du soulèvement parisien de la Commune : l’aspiration partagée au retour au calme, la crainte du désordre insurrectionnel et révolutionnaire pousse la majorité des français à une certaine défiance vis à vis de la République, et les premières élections accouchent d’un parlement où les royalistes sont très largement majoritaires, mais heureusement partagés entre légitimistes et orléanistes. Dans ce contexte, les Républicains comptent leurs maigres forces et redoutent le pire. Edouard de Laboulaye, cherchant un projet pour fédérer les bonnes volontés républicaines en France décide de lancer la construction d’un colosse célébrant la liberté qui pourrait être dressé dans le port de New York, dans la jeune république américaine. Bartholdi qui avait déjà travaillé sur un projet d’un immense phare pour le canal de suez qui aurait pris la forme d’un colosse comme celui de la Rhodes antique, dessinera le modèle. Tous deux espèrent en célébrant la République outre-atlantique, refédérer un front républicain en France. Ils choisissent le jeune et brillant ingénieur Gustave Eiffel pour créer l’armature métallique de la statue, et choisissent un petit îlot bien placé dans le port de New York pour recevoir le futur colosse, qu’on espère pouvoir inaugurer le 4 juillet 1876, un siècle après la déclaration d’indépendance américaine. Par un appel aux dons, c’est le peuple français républicain qui est sollicité pour financer la construction de la statue, tandis que les américains financeront la construction de l’immense piédestal. Le projet pris vite du retard par rapport aux objectifs, et quand il fut clair que la date du 4 juillet 1876 ne saurait être atteinte, Bartholdi pressa la construction de la seule main tenant la torche, et la fit exposer à Philadelphie lors de l’exposition pour le centenaire de la déclaration d’indépendance. Le succès fut manifeste, mais il faudra attendre que l’éditeur du New York Post Joseph Pullitzer prenne l’initiative d’une grande souscription nationale pour réunir enfin les fonds suffisants pour achever ce grand projet : Pullitzer promis de publier dans son journal le nom de tous les souscripteurs, aussi faible soit leur contribution. 120 000 répondirent à l’appel. La statue fut entièrement construite en France, à Paris, avant d’être démontée entièrement et envoyée par bateau à New York. Ce n’est finalement qu’en Octobre 1886, 10 ans après la date initialement escomptée que fut inaugurée l’oeuvre intitulée “La Liberté éclairant le monde”, scellant l’amitié de toujours entre les peuples français et américains : de fait, la plaque commémorative sur le piédestal rappelle que la Statue est un cadeau du peuple de la République Française en l’honneur de l’alliance des deux nations pour obtenir l’indépendance des États-Unis d’Amérique, et qui atteste de l’amitié éternelle entre les deux peuples.

Edouard de Laboulaye aura finalement gagné son double pari même s’il mourut trop tôt pour pouvoir assister à l’inauguration : la Statue fut bien construite, et la République survécut aux assauts monarchiques. Les monarchistes pourtant majoritaires à la chambre mais incapables de se mettre d’accord sur un nouveau souverain, et persuadés que le gouvernement qui devrait entamer la difficile reconstruction du pays après la défaite de 1870 serait impopulaire, laissèrent s’installer provisoirement une 3ème République, dont le rapide succès acheva de convaincre les Français de la solidité de la République : les monarchistes n’eurent jamais plus d’autres occasions.  

Une fois que vous aurez bien dépassé Liberty Island avec le Ferry, passez de l’autre côté du Ferry et regardez vers le sud : le passage maritime entre Brooklyn et Staten Island forme The Narrows, qui relie la baie de New York à l’océan atlantique. Ce défilé (relativement) étroit assure une très bonne protection de la baie interne de New York contre la puissance de l’océan, faisant de cette baie un port naturel exceptionnel. La formation de cette baie est relativement récente et date de la dernière ère glaciaire (il y a 10 à 20 000 ans) : un vaste glacier empruntait l’actuel cours de l’Hudson River et venait se jeter dans la mer. Techniquement la baie de New York est un fjord, creusé par le glacier. L’île de Manhattan est une bande rocheuse directement dans l’axe du glacier, fortement érodée et recouverte de gros rochers déposés par le glacier dont on peut trouver des restes dans Central Park. Comme tous les fjords, la baie est très profonde, et peut accueillir les plus gros bateaux. Le défilé des Narrows qui a ouvert cette baie sur l’Atlantique a probablement été creusé à la fin de la dernière glaciation, dans la bande de terre qui reliait à l’époque Staten Island à Brooklyn. Auparavant, le débouché principal de l’Hudson River passait de l’autre côté de Staten Island.

Le premier européen à découvrir cette baie fut l’italien Giovanni da Verrazano en 1524, plus d’un siècle avant l’anglais Hudson. Mais Verrazano ne pénétra pas réellement dans la baie, jetant l’ancre au milieu des Narrows, où il fut accueilli par une délégation de Lenape qui pagayèrent jusqu’à son bateau. Le pont que vous pouvez apercevoir relit Staten Island à Brooklyn et traverse les Narrows. Inauguré en 1964, il fut nommé Verrazano Narrows Bridge en hommage au navigateur italien, et reste le pont suspendu le plus long des États-Unis, après avoir été le plus long au monde à la date de sa construction.

Une fois revenu sur Manhattan, vous pouvez maintenant quitter Battery Park en rejoignant Water St (dont le nom indique que la berge de Manhattan longeait autrefois cette rue) que vous suivrez en direction de l’est.  

Au croisement de Broad St et de Pearl St, vous passez à proximité de la Fraunces Tavern (28) que vous avez aperçue plus tôt. La première maison construite sur l’emplacement actuel de la Fraunces Tavern date de 1671 et était celle d’un des premiers maires de New York, le premier né dans la ville (donc d’ascendance hollandaise, mais sujet britannique de fait).

Après avoir cédé la propriété à son beau-fils, ce dernier fit construire l’édifice que vous avez devant les yeux en 1719 avant de le vendre à Samuel Fraunces en 1762, pour le convertir en taverne, qui devint vite le lieu de rassemblement des patriotes américains, favorables à l’indépendance. Quand en août 1775 les indépendantistes américains s’emparèrent des canons de Battery Park, ils ouvrirent le feu sur un navire de guerre anglais qui répliqua en tirant sur la ville, et un boulet de canon perfora le toit de la Fraunces Tavern. Après la guerre, une fois l’indépendance acquise et que les dernières troupes anglaises eurent quitté la ville (bien tardivement, New York fut la dernière ville évacuée par l’armée britannique bien après la fin des combats), George Washington y tint son dîner d’adieu et y salua une toute dernière fois ses officiers de l’armée continentale. L’immeuble fut même un temps le lieu de réunion du congrès avant que la constitution soit écrite et ratifiée. Quand Washington revint à New York en tant que premier président des États-Unis, et avant que la capitale fédérale ne soit déplacée à Washington D.C., l’édifice servit également de ministère des affaires étrangères, du trésor et de la guerre. Le bâtiment fut victime de nombreux incendies, réparé plusieurs fois, deux étages furent même ajoutés, si bien qu’on ne sait plus très bien aujourd’hui à quoi ressemblait l’édifice d’origine. Il accueille aujourd’hui une taverne, un restaurant et un musée qui expose de nombreux objets et peintures du New York colonial et révolutionnaire.

Revenez sur Water St et continuez vers le nord-est : juste avant l’immeuble du 55 Water St, sur votre droite, des escalators installés entre deux immeubles permettent de monter au Elevated Acre (29), un parc en terrasse qui donne sur l’East River. La vue est magnifique, le lieu étonnant et vous pourrez admirer le défilé des hélicoptères sur l’héliport installé sur la jetée à votre droite.

Redescendez par les mêmes escalators : en face de vous, de l’autre côté de Water St, un passage à travers les immeubles conduit jusqu’à Pearl St.  Tournez à gauche puis rejoignez l’angle de Coenties Alley. Là, en face de la Fraunce’s Tavern, sous l’arcade d’un immeuble moderne, vous trouverez une dalle de verre qui laisse transparaître les fondations d’une taverne plus ancienne encore, la Lovelace Tavern, datant de 1670. C’est durant les travaux de construction de l’immeuble Goldman Sachs du 85 Broad St (30) dans les années 80 que ces vestiges furent exhumés. On crut un temps avoir découvert les restes du Staat Huys, le city hall de la Nouvelle Amsterdam (qui était également une taverne, ça ne s’invente pas), mais il s’agissait en réalité d’une structure voisine édifiée par le second gouverneur de New York, et qui eut également une double fonction officielle en tant qu’annexe du City Hall voisin, et commerciale en tant que taverne. Vous avez donc sous vos pieds les structures les plus anciennes du New York colonial parvenues jusqu’à nous. En bifurquant à gauche après l’immeuble, toujours sous l’arcade, un peu avant Stone St, vous trouverez une plaque métallique représentant le plan de la Nouvelle Amsterdam, et marquant l’emplacement de l’ancien City Hall. A noter sur Pearl St, la boutique d’Insomnia Cookie si vous avez besoin d’un peu de sucré pour tenir la distance dans cette visite marathon.

Prenez ensuite Stone St (31) vers le nord et parcourez une des plus anciennes rue de New York, une des rares encore pavées, aujourd’hui rue piétonne bordée de restaurants. Si vous avez un creux, les burgers du Burger Burger à l’entrée de Stone St sont fort corrects et copieux : vous pouvez les prendre à emporter et aller les déguster dans le petit parc juste en face de l’extrémité nord de la rue, le Queen Elizabeth Garden.

Burger Burger
Adresse : 77 Pearl St (à l’angle de Stone St)
Horaires : du lundi au mercredi : 11h – 22h, jeudi et vendredi  : 10h à 22h, samedi et dimanche : 12h à 21h
Type : Burger
Menu : http://www.burgerburgerny.com/burger_burger_ny/menu.html
Site web : http://www.burgerburgerny.com
Une adresse très correcte. Burgers copieux et juteux, frites plus qu’honnêtes.

A noter également, la Mill Lane (32) qui donne sur Stone St : cette petite ruelle est la dernière section de la désormais disparue Mill St, la rue dans laquelle se trouvait le premier (et à l’époque unique) moulin de la Nouvelle Amsterdam.

Reprenez ensuite vers le nord de Manhattan en rejoignant William St. A l’angle de William St, l’immeuble du 1 Hanover Square (33) héberge depuis 1914 l’India House, un club privé très sélect. Mais le bâtiment date de 1851 : construit pour abriter le siège de la Hanover Bank, il fut aussi le site de la création du New York Cotton Exchange en 1870, lorsque l’industrie du coton était à son apogée.

Remontez William St vers le nord jusqu’au croisement de Wall St. Vous avez de nouveau atteint les anciennes limites de la Nouvelle Amsterdam. En regardant à droite dans l’alignement de Wall St, vous n’auriez été il y a 3 siècles qu’à 150 mètres de l’East River, qui coulait le long de l’actuelle Pearl St. Si maintenant vous regardez de l’autre côté sur Wall St, en direction du New York Stock Exchange et de Trinity Church que vous apercevez dans l’alignement de Wall St, le premier immeuble sur votre droite, qui porte l’inscription The Trump Building, est en réalité le 40 Wall St (17).

Du fait de la faible largeur et de l’encaissement des rues du quartier, il est très difficile de se faire une idée précise de la taille de cette tour une fois à ses pieds. Cet immeuble dont la construction fut lancée en 1928 était destiné à être le plus élevé au monde, dépassant à la fois le Woolworth Building qui détenait le précédent record, et le Chrysler Building alors également en construction à l’autre bout de la ville. Pour assurer leur record, les ingénieurs travaillant sur le 40 Wall St (ou Bank of Manhattan Trust building) réhaussèrent leur projet de 3 étages en fin de chantier afin d’être sûrs de surpasser le Chrysler Building. Mais ce dernier fut coiffé in extremis d’une flèche (qui en fait par ailleurs toute la beauté), et ravit le titre de plus haut building au monde au 40 Wall St (qui ne détint le record que moins d’un mois). Évidemment, un débat virulent par presse interposée opposa architectes et commanditaires des deux immeubles pour savoir si la flèche du Chrysler Building devait ou non être incorporée dans la taille totale de l’immeuble, mais il fut de courte durée : à peine 11 mois plus tard, l’Empire State Building dépassait très largement les deux prétendants, réglant définitivement la querelle. Aujourd’hui, l’immeuble du 40 Wall St a été racheté par Donald Trump (d’où son nouveau nom).

Pour rejoindre Pine St, au lieu de continuer sur William St, nous vous proposons plutôt de traverser l’immeuble du 60 Wall St (34) dont l’impressionnant atrium est ouvert au public en semaine. A cause des mesures de sécurité depuis le 11 septembre, il y a de moins en moins de buildings dont les halls sont ouverts au public (ce qui est bien dommage, car cela a toujours été une tradition à New York), donc autant en profiter lorsque cela est possible. Une fois traversé le block via l’Atrium, vous débouchez sur Pine St et prenez à votre droite. Au-dessus de vous sur votre gauche se dresse le 70 Pine St (35), un autre building d’exception de la période Art Déco. La rue est tellement étroite qu’il est vraiment difficile de se rendre compte de la forme de cette tour. Approchez-vous de son entrée : entre les deux série de portes, sur le pilier de séparation, juste au-dessus du niveau des portes, une miniature de la tour a été intégrée dans la décoration Art Déco et vous permet de mieux vous rendre compte de son architecture générale. Et si vous regardez attentivement sur le côté de la miniature (qui est représentée à un angle de 90 degrés par rapport à la position effective de la tour), vous verrez qu’elle intègre elle-même une miniature de la miniature.

Achevée en 1932, elle était le 3ème plus grand gratte-ciel au monde juste derrière l’Empire State Building et le Chrysler Building, et juste devant son voisin du 40 Wall St. La tour étant relativement étroite par rapport à sa taille, il n’y avait pas beaucoup d’espaces pour les ascenseurs, aussi furent installés des ascenseurs à double niveau, desservant simultanément deux étages (double deckers). Encore récemment, l’immeuble appartenait à la société d’assurance AIG, jusqu’à son naufrage dans la crise des subprimes. Contrairement à Lehman Brothers qui fit faillite le 15 septembre 2008 dans l’effondrement des valeurs immobilières, AIG fut la première société à échapper à la faillite et à bénéficier d’un plan de sauvetage de la Réserve Fédérale, le 16 septembre 2008, soit 24h après la chute de Lehman Brothers. Malgré le sauvetage, AIG dut se séparer de nombreux actifs dont cet immeuble, cédé pour 105 millions de $ à un promoteur pour le convertir en immeuble d’habitation. Plus d’un millier d’appartements sont prévus, avec des lofts de grand luxe au sommet. L’immeuble dispose d’un observatoire art deco à ciel ouvert offrant une vue absolument exceptionnelle sur la ville.

Continuez sur Pine St jusqu’à South St et aux voies sur berge (une sorte de voie express surélevée). On ne peut pas traverser n’importe où, donc remontez vers le nord jusqu’à Maiden Lane pour traverser et rejoindre les berges de l’East River. Si vous êtes avec de jeunes enfants, vous voudrez peut être remonter encore un peu plus au nord avant de traverser au niveau de Fulton St : vous passerez ainsi devant l’Imagination Playground (36), un petit jardin transformé en parc de jeu expérimental assez étonnant : sable, jets d’eau (l’été), blocs de construction en mousse, toboggans et structures d’escalade, tous les enfants pourront y trouver leur compte et faire une petite pause avant de continuer.

Poursuivez ensuite vers le nord le long des berges aménagées de l’East River. Si vous avez du temps, entre Fulton St et Beekman St, vous pouvez explorer le South Street Seaport (37), formé par une grande jetée aménagée, et par deux blocks entre la voie express et le Titanic Memorial Park : magasins, cafés, restaurants, musées et expositions. Sympathique, mais assez touristique. A noter le magasin d’imprimerie Bowne Printers, où sont exposés des machines d’imprimerie mécaniques très anciennes qui sont pour la plupart encore utilisées pour réaliser des faire-part, invitations et autres cartes. Également, le Seaport Smorgasburg sur Fulton St accueille en intérieur comme en extérieur, une sélection de 6 des meilleurs artisans de gourmet street food de New York, en rotation. Une bonne excuse pour grignoter un morceau avant de terminer le tour.

Vous pouvez également profiter de la vue imprenable sur l’East River, le Brooklyn Bridge et Brooklyn Heights, en vous asseyant un instant sur les sièges de bar devant les comptoirs qui font face à la rivière.

Encore un peu plus au nord, après Beekman St, si vous êtes le week-end, le New Amsterdam Market, un petit marché branché (comprendre cher et bio), installe ses étals sous l’Expressway.

Porchetta sandwich, Lobster Roll et Pommes bio au New Amsterdam Market

Devant vous sur votre droite, le Brooklyn Bridge, notre prochaine étape, et caché derrière en embuscade, le Manhattan Bridge. Tournez à gauche après le Paris Café, une vieille taverne datant de 1873 dont on dit que des figures aussi célèbres que Thomas Edison, Buffalo Bill, Butch Cassidy et le Sundance Kid ou encore Teddy Roosevelt (qui n’était alors que chef de la Police de New York et pas encore président) ont fréquenté l’établissement.  Traversez Peck Slip (et son parking public à ciel ouvert), et passez devant la fresque murale de Richard Haas (39) représentant le Pont de Brooklyn sur toute la hauteur du mur aveugle d’un vieil entrepôt.

Tournez à droite sur Front St, puis à gauche sur Dover St. Vous passez devant l’antique Bridge Café, puis longez les arcades du Brooklyn Bridge. Continuez toujours tout droit jusqu’à Park Row et traversez : vous êtes juste devant le City Hall, la mairie historique de New York. Nous sommes juste de l’autre côté des Commons, le pré commun de l’époque coloniale, en face de notre point de départ, que vous pouvez rejoindre en traversant le City Hall Park derrière la Mairie, en passant devant l’ancienne cours de justice (Tweed Courthouse). Vous venez de parcourir approximativement 8 km. Et vous êtes à deux pas de la passerelle d’accès au Brooklyn Bridge.

Vous avez apprécié ce début de circuit ? Découvrez l’intégralité de ce circuit, ainsi que nos 4 autres circuits de découverte de New York dans un package complet comprenant les cartes détaillées avec tous les points d’intérêt, le tracé des itinéraires sur les cartes, le texte intégral et illustré de description des 5 circuits au formats PDF, Kindle et ePub, imprimable ou chargeable dans vos téléphones portables. 

Ce circuit est en vente sur le blog, ainsi que les 4 autres circuits de découverte de New York. Si vous souhaitez faciliter votre visite une fois sur place dans les rues de New York, vous pouvez accéder aux cartes interactives (Google Maps) des 5 circuits, avec leur tracé et tous leurs points d’intérêt, ainsi qu’à la possibilité de charger ces cartes dans vos téléphones portables via une application gratuite (compatible Iphone et Android), pour 14.90€ (au lieu de 29,90€ – Offre Limitée). Vous recevrez également l’ensemble des circuits aux formats PDF, Kindle et ePub (liseuses électroniques) pour vous permettre de les imprimer plus facilement ou de les consulter directement sur vos portables, tablettes ou liseuses électronique. Pour 14.90€ seulement (au lieu de 29,90€ – Offre Limitée), nous vous proposons 5 circuits de visite de New York originaux, et vous simplifions la vie en vous permettant de suivre ces circuits dans les rues de New York avec tout le confort de cartes et plans interactifs, ainsi que tout le contenu des circuits dans le creux de votre main !

 

 

Crédits Photo :
Aerial
http://www.flickr.com/photos/nosha/2930625287/
City Hall Park 
http://www.flickr.com/photos/hhoyer/7105107291/
http://www.flickr.com/photos/circasassy/7479851396/
Woolworth Building
http://www.flickr.com/photos/[email protected]/4631107091/
http://www.flickr.com/photos/servus_du/2466939844/
St Pauls Chapel
http://www.flickr.com/photos/dougtone/4890208341/
http://www.flickr.com/photos/endymion120/5418039134/
Broadway – Canyon of Heroes
http://www.flickr.com/photos/endymion120/5421864542/
http://www.flickr.com/photos/tedkerwin/2244756683/
http://www.flickr.com/photos/kenlund/7237045340/
One Liberty Plaza
http://www.flickr.com/photos/[email protected]/6074327176/sizes/m/in/photostream/
http://www.flickr.com/photos/tacker/4325556236/sizes/m/in/photostream/
World Trade Center
http://www.flickr.com/photos/b0jangles/7828481816/
http://www.flickr.com/photos/[email protected]/8281194832/
http://www.flickr.com/photos/edenpictures/6052702995/
http://www.flickr.com/photos/nycmarines/6127365312/
http://www.flickr.com/photos/[email protected]/8280139023/
http://www.flickr.com/photos/ryanready/5492910537/
Battery Park City
http://www.flickr.com/photos/shinyasuzuki/5217094646/
http://www.flickr.com/photos/joevare/4006048037/
Shake Shack
http://www.flickr.com/photos/dpstyles/5458807799/
http://www.flickr.com/photos/scaredykat/3864013408/
http://www.flickr.com/photos/scaredykat/3864013284/
http://www.flickr.com/photos/kayone73/5859241452/
http://www.flickr.com/photos/johnjoh/6284103462/
http://www.flickr.com/photos/_mogi/5641144109/
Irish Hunger Memorial
http://www.flickr.com/photos/irishfireside/5278890333/
http://www.flickr.com/photos/[email protected]/3476879944/
http://www.flickr.com/photos/underwater_living/8453700711/
http://www.flickr.com/photos/smoovey/3879746527/
Hudson River Park – North Cove Marina
http://www.flickr.com/photos/hbarrison/7159799222/
http://www.flickr.com/photos/emilyrides/6041475781/
http://www.flickr.com/photos/hbarrison/7159797026/
Winter Garden – World Financial Center
http://www.flickr.com/photos/hbarrison/7159796376/
http://www.flickr.com/photos/aguichard/4845294236/
http://www.flickr.com/photos/carlmikoy/5086894855/
http://www.flickr.com/photos/mbtrama/2738699077/
http://www.flickr.com/photos/ooocha/3059881141/
9/11 Memorial
http://www.flickr.com/photos/thomasjhannigan/6204010749/
http://www.flickr.com/photos/sgtgarcia/6926173189/
http://www.flickr.com/photos/zawrotny/8306069668/
http://www.flickr.com/photos/thomasjhannigan/6204095801/
Zuccotti Park
http://www.flickr.com/photos/geoliv/6791094340/
http://www.flickr.com/photos/thebetancourts/7508953432/
http://www.flickr.com/photos/perspective/2112701121/
http://www.flickr.com/photos/edenpictures/6183161875/
Trinity Church
http://www.flickr.com/photos/pahudson/2064300620/
http://www.flickr.com/photos/slapers/7843079902/
http://www.flickr.com/photos/mith17/5681171546/
http://www.flickr.com/photos/savingfutures/8125029933/
http://www.flickr.com/photos/edrost88/6279265127/
http://www.flickr.com/photos/kenlund/7237038090/
Wall St
http://www.flickr.com/photos/helico/422215562/
http://www.flickr.com/photos/buggolo/2850693934/
http://www.flickr.com/photos/edrost88/6279265749/
http://www.flickr.com/photos/edrost88/6279265655/
http://www.flickr.com/photos/edrost88/6279265833/
http://www.flickr.com/photos/[email protected]/2003318371/
Bowling Green
http://www.flickr.com/photos/suewaters/7566270094/
http://www.flickr.com/photos/kenlund/7237061258/
http://www.flickr.com/photos/epicharmus/5357353950/
Charging Bull
http://www.flickr.com/photos/anieto2k/4455227465/
http://www.flickr.com/photos/thomasbtm/6379162331/
Alexander Hamilton Custom U.S. Custom House
http://www.flickr.com/photos/kenlund/7237071080/
Castle Clinton
http://www.flickr.com/photos/micronova/4177802736/
http://www.flickr.com/photos/kenlund/7237097294/
http://www.flickr.com/photos/meetusinghal/7846065438/
Castle William / Governor Island
http://www.flickr.com/photos/army_arch/3309377932/
http://www.flickr.com/photos/[email protected]/157633540/
Ellis Island
http://www.flickr.com/photos/mgrayflickr/4722132042/
http://www.flickr.com/photos/suewaters/7574810514/
http://www.flickr.com/photos/jorbasa/4100382519/
Statue of Liberty
http://www.flickr.com/photos/rakkhi/5336076989/
http://www.flickr.com/photos/suewaters/7564724934/
http://www.flickr.com/photos/statuelibrtynps/6946607649/
Staten Island Ferry
http://www.flickr.com/photos/skinnylawyer/7208224768/
http://www.flickr.com/photos/patrick_nouhailler/8249823349/
http://www.flickr.com/photos/beleaveme/3376853192/
http://www.flickr.com/photos/bobjagendorf/7067864437/
Verazzano Narrows Bridge
http://www.flickr.com/photos/[email protected]/4963824817/
http://www.flickr.com/photos/brianac37/6733174837/
http://www.flickr.com/photos/mambodan/7743868032/
http://www.flickr.com/photos/mambodan/7749254330/
Fraunce’s Tavern
http://www.flickr.com/photos/maguisso/221130045/
http://www.flickr.com/photos/deadicated/7990419669/
Stone St
http://www.flickr.com/photos/flissphil/2256306627/
http://www.flickr.com/photos/flissphil/2294966383/
40 Wall st / The Trump Building
http://www.flickr.com/photos/[email protected]/8325737657/
http://www.flickr.com/photos/[email protected]/75466711/
http://www.flickr.com/photos/[email protected]/74233496/
http://www.flickr.com/photos/sukwendo/4953525472/
70 Pine St / AIG Building
http://www.flickr.com/photos/edenpictures/5270525175/
http://www.flickr.com/photos/[email protected]/263248650/
http://www.flickr.com/photos/digitizedchaos/4306633658/
South Street Seaport
http://www.flickr.com/photos/jastrow/6426081053/
http://www.flickr.com/photos/hbarrison/7159636052/
New Amsterdam Market
http://www.flickr.com/photos/newamsterdammarket/6078424462/
http://www.flickr.com/photos/newamsterdammarket/6077874515/
http://www.flickr.com/photos/kthread/4128020356/
http://www.flickr.com/photos/newamsterdammarket/5082916438/
Brooklyn Bridge
http://www.flickr.com/photos/dirk_olbertz/4461790411/

 

4 Commentaires

  1. Alexis

    Merci à Sandrine et Silvere pour le blog et ces itinéraires.
    Nous avons fait les 5 itinéraires en famille en 2016, et c est un super souvenir, plein de découvertes, d excellentes adresses, une tres bonne façon de faire, et de marcher. Nous avons goûté de tout. Une immersion totale dans New York.
    Bravo

    Répondre
  2. Ané

    Super!!!Le meilleur site que j’ai trouvé sur NY. Nous partons à Noel à New York pour 5 jours en famille et votre site est une vraie mine d’or. Idéal pour découvrir NY à pied en s’instruisant et se cultivant et pour faire plaisir à tout le monde shopping et repas typique. Merci pour tout

    Répondre
  3. laurence

    Magnifique descriptif, bien plus riche que les autres que j’ai déjà lus ! Merci, grâce à vous je paufine mon itinéraire pour mon prochain séjour à NY !
    Avez-vous mis en ligne vos autres circuits ?? Merci !

    Répondre
  4. olivier

    c’est un circuit touristique très intéressant. Je pense que la visite du mémorial du 11 septembre doit vraiment être marquant !

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.