Visiter New York City à pieds – Circuit 5 à New York : Midtown Manhattan

Voici enfin le cinquième et dernier circuit de notre série découverte de New York à pieds. Il est consacré à Midtown Manhattan, de Times Square à Central Park. Découvrez les grattes ciels de midtown, la gare de Grand Central, le Chrysler Building, le Rockefeller Center et les grands espaces de Central Park.

 

 

N’oubliez pas de consulter nos autres circuits de découverte de New York.

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Ce circuit est en vente sur le blog, ainsi que les 4 autres circuits de découverte de New York. Si vous souhaitez faciliter votre visite une fois sur place dans les rues de New York, vous pouvez accéder aux cartes interactives (Google Maps) des 5 circuits, avec leur tracé et tous leurs points d’intérêt, ainsi qu’à la possibilité de charger ces cartes dans vos téléphones portables via une application gratuite (compatible Iphone et Android), pour 9.90€ (au lieu de 29,90€ – Offre Limitée). Vous recevrez également l’ensemble des circuits aux formats PDF, Kindle et ePub (liseuses électroniques) pour vous permettre de les imprimer plus facilement ou de les consulter directement sur vos portables, tablettes ou liseuses électronique. Pour 9.90€ seulement (au lieu de 29,90€ – Offre Limitée), nous vous proposons 5 circuits de visite de New York originaux, et vous simplifions la vie en vous permettant de suivre ces circuits dans les rues de New York avec tout le confort de cartes et plans interactifs, ainsi que tout le contenu des circuits dans le creux de votre main !

 

Et si vous partez à New York, n’oubliez pas de jeter un oeil aux articles du blog sur New York, notamment sur la problématique particulièrement sensible de la réservation d’hôtel à New York, et la liste des hôtels que nous avons le plus conseillé cette année.

(Itinéraire mis à jour en Septembre 2016 suite à notre séjour de juillet 2016)

Circuit 5 : Midtown Manhattan

Times Square – Grand Central – United Nations – Rockefeller Center – Central Park

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Le circuit est une boucle : nous le faisons partir ici de Times Square par commodité, mais sur le fond, on peut le prendre à partir de n’importe où. Si vous cherchez un breakfast restaurant pour bien démarrer la journée, le Westway Diner, le Evergreen Diner, le Red Flame Diner, ou encore le Comfort Diner proposent des petits-déjeuner américains typiques, dans un décor diner/cafet également très typique et pour un coût relativement raisonnable pour le quartier (notamment le Westway et l’Evergreen, un cran moins cher que les autres).

Notre circuit commece donc à Times Square (1), une intersection formé par le croisement de Broadway et de la 7th Avenue, entre la 42th St et la 47th st, donc sur une longueur de 5 blocks. Avec 50 millions de visiteurs par an, c’est l’attraction la plus visitée de New York et des Etats-Unis. La chambre du commerce de New York estime même que 22 cents de chaque dollars dépensé par les touristes à New York sont dépensés sur Times Square. Autrefois dénommé Longacre Square, l’intersection pris son appellation actuelle en 1904 quand le New York Times déplaça ses bureaux dans un nouvel immeuble construit à la pointe sud de la place. Le New York Times re-déménagea pourtant dès 1913 mais le nom resta, et la popularité de l’emplacement ne cessa d’augmenter pendant tout le premier tiers du XXème siècle, Times Square accueillant un nombre croissant de théâtres, restaurants et hôtels, mais aussi très vite son habit de lumière avec les premières publicités lumineuses dès 1904. A partir des années 30 et de la grande dépression, le quartier commença à se transformer et perdit progressivement de son strass. Certains théâtres fermèrent et furent remplacés par des saloons et autres maisons closes. La population la plus aisée quitta le quartier pour les nouveaux quartiers résidentiels de l’Upper East Side. Mais Times Square continua d’être le coeur de la ville, là où toute la population de New York se retrouvait instinctivement pour les grands événements comme à l’annonce de la capitulation des japonais qui sonna la fin de la seconde guerre mondiale.

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A partir des années 60 et 70, le quartier déclina encore un peu plus et devint celui des sex shops et des peep shows, de la délinquance, le Times Square de Taxi Driver, ou de Midnight Cowboy. En cela Times Square est emblématique du déclin de New York pendant toutes ces années avant le rebond des année 90-2000. A partir de 1990, la ville et l’Etat de New York investissent pour redorer le blason de Times Square et du quartier des théâtres dans son ensemble. Six théâtres sont rachetés et rénovés par la New 42nd Street une organisation à but non lucratif créée pour l’occasion, et la Times Square Alliance, un collectif de commerces du quartier finance la propreté et la sécurité des quelques blocs autour de Times Square. Dans le même temps, la police des New York est reprise en main et applique de nouvelles stratégies qui font reculer la délinquance. Les graffiti disparaissent des métros de New York. En une dizaine d’année le quartier est transformé, la ville aussi. Pour quiconque a visité New York jusqu’au tout début des années 90, le changement est radical.  

Commencez votre exploration de Times Square par le nord, depuis la 47th St, la partie également surnommé Duffy Square. On y notamment sur le terre plein central, les marches au dessus du kiosque du TKTS, une institution de Broadway qui écoule depuis 1961 des tickets invendus, à moitié prix, mais uniquement le jour du spectacle. Vous pouvez donc acheter des billets à partir de 10h pour les show en matinée (= l’après midi), ou 15h pour les shows du soir. Evidemment, les spectacles qui vendent régulièrement toutes leurs places ne sont que rarement proposé au TKTS, et les places écoulées ne son pas forcément les mieux placées. Les billets tournent autour de 75$, pour des places valant souvent presque 150$. Evidemment les emplacements varient et il est plus difficile d’obtenir 4 places côte à côte qu’une place isolée. A noter que les lignes de queue sont souvent très importantes et commencent avant l’heure d’ouverture du kiosque. Il peut être plus intéressant de tenter sa chance dans les autres kiosques TKTS désormais ouverts au South Street Seaport, à Downtown Brooklyn ou au Lincoln Center. Mais vérifiez bien les horaires et les conditions sur le site du TKTS avant : https://www.tdf.org/nyc/8/Locations-Hours. Si vous êtes  joueurs, le site http://broadwayforbrokepeople.com/ compile les offres de tickets à prix cassés souvent proposés par les théatres, soit en nombre très réduits, soit par tirage au sort (mais souvent, c’est deux tickets maximum par transaction). A noter également, le site http://www.broadwaybox.com/ qui propose d’imprimer des coupons de réduction à présenter au théatre pour avoir des remises sur les tickets restant le jour du show (toujours dans la limite des places disponibles), mais aussi d’avoir des remises jusqu’à 30% environ sur certaines places en achat en ligne, même à l’avance.

A l’angle nord-est de la 46th St et de la 7th Avenue, la récente rénovation de la façade de ce qui était autrefois un magasin de chaussure, le The Show Folks Shoe Shop Building (2) donne un aperçu de ce qu’a pu être Times Square au début du siècle dernier, avant que les façades soient toutes recouvertes d’écrans géants et autres panneaux lumineux. Il y a encore peu, toutes ces décorations et statues en façades étaient masqués par un écran géant. Times Square est la seule place aux Etats-Unis, et peut être au monde où le règlement municipal contraint les propriétaires d’immeubles à placer des publicités et autres néons lumineux sur leurs façades. Ici, la réglementation de zonage n’indique pas un indice de luminosité maximal à ne pas dépasser pour les enseignes des magasins, mais un indice de luminosité minimal pour chaque façade donnant sur l’intersection. Si on démarre la journée par Times Square, il faut évidemment y retourner le soir une fois la nuit tombée, pour les lumières et l’ambiance.

A l’angle sud-est de Broadway et de la 44ème, le rez-de-chaussé de l’immeuble est occupé par le studio de télévision de Good Morning America (3), le télématin américain, diffusé quotidiennement depuis 1975. Le studio est entièrement vitré côté Times Square aussi vous pouvez voir les stars du petit écran américain en direct tous les matins. Ils font même souvent des séquences en direct depuis l’extérieur, directement sur le trottoir de Times Square et viennent régulièrement salué le public des fans de l’émission devant les studios. Juste au dessus, les news tickers d’ABC News et d’ESPN égrènent respectivement les dernières nouvelles du monde et les derniers résultats sportifs. A noter que le studio est également utilisé en après-midi ou en soirée pour d’autres émissions, notamment des spéciales élections.

Juste en face, le Paramount Building (4) est l’un des rares grands immeubles sur Times Square a avoir survécu à la modernisation récente du quartier. Inauguré en 1927, à l’apogée de la grande époque de Broadway, il accueillait notamment le Paramount Theatre, une salle de cinéma géante de 3600 places qui faisait la promotion des plus grands films de la Paramount. La salle était équipé de l’un des plus grands orgues de cinéma jamais construit, conçu à la fois pour accompagner en musique les films muets mais aussi pour leur fournir des dizaines d’effets sonores et bruitages. Le Theatre fut fermé dans les années 60, converti en espace de bureau avant de terminer en salle de restaurant, opéré à ce jour par Hard Rock Café.

A la pointe sud de Times Square, entre la 7th Avenue et Broadway, un immeuble entièrement recouvert d’écrans lumineux domine un kiosque du NYPD, la police de New York. Il s’agit du One Times Square (5), et cet immeuble caché est célèbre à plus d’un titre. Tout d’abord, inauguré en 1904, haut de 25 étages et 11m, cet étroit building a été construit pour accueillir le siège du New York Times. C’est lui qui donna son nom à la place.

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Depuis 1992, c’est le seul immeuble de bureau de Manhattan sciemment laissé entièrement vide par son propriétaire, qui juge que les revenus des écrans publicitaires sur l’ensemble des 4 façades du building dépasse de loin le loyer des bureaux à l’intérieur du building. A ce titre, ce magnifique building est aujourd’hui, totalement invisible sous sa couverture de lumière, et entièrement désert. A noter également que c’est sur le toit de cet immeuble qu’a lieu le traditionnel Ball Drop de la nouvelle année sur Times Square. Une boule de lumière descent le long d’un mat de 43 mètres, en 60 secondes, à partir de 11h59 pour décompter les secondes avant le nouvel an. Cette mise en scène, inventée par le New York Times, date du 31 décembre 1907. Elle attire 2 millions de curieux transis de froid tous les ans sur Times Square. Le Ball Drop a eu lieu sans discontinuer depuis 1907, sauf en 1943 et 1944 ou les restrictions de sécurité pendant la seconde guerre mondiale interdisait d’allumer des lumières de nuit sur la ville de peur d’éventuels bombardements.

Tournez à droite dans la 42ème, que vous remonterez vers l’ouest jusqu’à la 8ème avenue. Nulle autre artère est aussi emblématique de la révolution connue par le quartier depuis une vingtaines d’année. En 1990 encore, la 42ème rue était très mal famée, alignait les sex shop et les dealers. Cela  donnait un caractère étrange à Times Square, entre le monde glitter des Théâtres et des Comédies Musicales, et la faune glauque de la 42ème. Aujourd’hui, tout a été nettoyé, et la 42ème rue ressemble plus à Disneyland qu’à autre chose : ici désormais tout brille, même l’enseigne du métro, ou celle du McDonalds.

Rejoignez le croisement de la 8th Avenue. Là, deux blocs plus haut sur votre droite se trouve le Shake Shack de la 8ème, et un block plus bas sur votre gauche, son outsider et concurrent direct, Schnippers’s Quality Kitchen. En face de vous, la gare routière de New York, le Port Authority Bus Terminal (6), qui déverse sur Manhattan tous les matins des milliers de travailleurs pressés résidant dans les banlieues éloignées. A l’angle de la gare routière, la Carlo’s Bakery, une des boutiques du Cake Boss, le pâtissier italien star de New York, rendu célèbre pas son show de téléréalité où on le suit avec son équipe, dans la confection des plus gros et extravagant gâteaux décorés et thématisés. Sa boutique principale n’est évidemment pas ici, mais sur l’autre rive de l’Hudson River, à Hoboken.

Juste derrière le Port Authority Bus Terminal, l’ancien McGraw Hill Building (7), entièrement recouvert de céramiques bleu-verts lui donnant cette teinte si particulière. Achevé de construire en 1931, c’était le siège de la société d’édition McGraw Hill. Au tout début des années 40, c’est dans un bureau de ce building que Martin Goodman démarra un petit magazine de bande dessinée intitulé Marvel Comics. Il avait engagé comme assistant le très jeune cousin de sa femme, Stanley Lieber. Ce dernier allait au cours des 20 années suivantes se révéler d’une infatigable imagination en créant les personnages des 4 fantastiques, de Hulk, de Iron Man, de Thor, des X-Men et bien entendu le très new yorkais Spider-Man, sous le pseudonyme de Stan Lee.

Tournez à gauche sur la 8ème avenue et avancez jusqu’au nouveau QG ultra moderne du New York Times (8). A ses pieds, les cuisines ouvertes du Schnipper’s vous concocterons des burgers saignants (demandez votre burger “rare”) et des hots dogs très savoureux, cuits devant vous si vous vous installez au comptoir. La meilleure adresse de burger de New York pour les uns, juste derrière Shake Shack selon les autres. Autant dire qu’il vous faudra goûter les deux pour trancher. Leur carte est par ailleurs très large. Leurs hot dogs sont très bons, ainsi que leurs très copieuses salades, notamment la très sympathique Blue Fig.

 

Trois autres options pour manger un morceau à 2 ou 3 blocks plus bas sur la 8ème avenue : le Go Go Curry à l’angle de la 38th St est un fast food de spécialités japonaises typiques mais peu connues chez nous. Partagez un Grand Slam pour deux ou même un World Champion Curry pour toute une famille, comprenant un portion de porc, une portion de pouler, 4 saucisses, 2 crevettes, 1 oeuf dur et une montagne de riz pour 25$. Un block plus bas sur la gauche, le Gray’s Papaya propose la combinaison typiquement new yorkaise d’un hot dog avec un jus de papaye pour quelques dollars. Enfin, sur votre gauche sur la 37th St, le El Sabroso est une échoppe de spécialités de poulet sud américaine on ne peut plus original, puisque son petit comptoir est bien caché derrière les deux portes d’un monte charge industriel … Vraiment sympa et atypique, pas cher et bon.

Reprenez la 40th St vers l’est pour rejoindre la 7th Avenue. Sur votre droite, le Drama Book Shop (9) est une librairie spécialisée dans le théâtre et les comédies musicales qui répond aux besoins des milliers d’artistes en devenir qui viennent tenter leur chance à Broadway comme aux professionnels les plus aguerris. On y trouve plein de choses sympa. Dans un autre genre, un peu plus loin dans la rue, presqu’à l’angle de la 7th Avenue, la boutique à l’étage de Midtown Comics (10) est dédiée à ce genre littéraire typiquement américain et à tous ses produits dérivés. En arrivant à l’intersection de la 7th Avenue, en regardant sur votre droite, vous apercevez un block plus bas la sculpture “Needle Threading A Button” (11) représentant comme son nom l’indique une aiguille et un bouton de chemie, qui rappellent que vous êtes à l’extrémité nord du Garment District, le quartier de la mode et de la confection.

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Tournez à gauche pour remonter la 7th Avenue, puis à droite dans la 42nd St. Vous repassez derrière le One Times Square Building, et poursuivez jusqu’à la 6th avenue et le Bryant Park (12). En débouchant sur la 6th Avenue, la 42nd St est bordée par deux géants de verre. A votre droite, le Three Bryant Park (13), un gratte ciel de 192m et 41 étages construit au début des année 70 mais dont toutes les façades de verres ont été remplacées et modernisées récemment. Sa dénomination change régulièrement en fonction de ses occupants : encore récemment appelé MetLife Tower, la tour serait en passe de devenir la Salesforce Tower alors que le géant de la Silicon Valley veut en faire son QG sur la côté est. A votre gauche, la Bank of America Tower (14), qui culmine à 366m, aisément reconnaissable avec son architecture biseauté (notamment sur la face nord, plus visible quand on remonte la 6ème avenue vers le nord), et la flèche qui la coiffe (difficilement visible depuis le pieds de la tour, il faut prendre un peu de recul). Inauguré en 2009, pour un coût de construction pharaonique de 1 milliard de $, l’édifice est le troisième plus haut de New York City si on intègre sa flèche, juste derrière le One World Trade Center et l’Empire State Building. La Bank of America Tower accueille au rez-de-chaussée un atrium ouvert au public, l’Urban Garden Room, à l’angle de la 43ème rue et de la 6ème avenue, avec des tables et des chaises en libre accès.

Pour continuer sur les librairies atypiques, à l’angle de la 41st et de la 6th Avenue, juste en face du Bryant Park, la librairie Kinokuniya New York est spécialisée dans les importations et traductions en provenance du Japon et de la Chine. Leur sélection est immense et on y trouve toutes sortes de gadgets asiatiques et même un café avec des spécialités du levant.

Bryant Park est une petite bouffée d’oxygène au milieu d’un océan de buildings et d’asphalte, toujours animés notamment à la belle saison avec de nombreuses animations gratuites tout au long de la journée, du cours de yoga au cinéma en plein air. On y trouve un grande pelouse, terrain de picnic improvisé pour tous les employés de bureau des buildings alentours, des jeux de sociétés en libre service ou encore une patinoire et un marché de noël en hivers.

Sur le côté nord du park, le long de la 42nd St, le W.R. Grace Building (15) qui date de 1974, à la forme si particulière, incurvée dans la partie basse, tapissé de pierre blanche qui contrastent avec les fenêtres sombres a une silhouette particulièrement reconnaissable. Les amateurs de Comics auront reconnu l’immeuble à la surface duquel le surfeur d’argent se propulse poursuivi par la torche humaine dans le deuxième opus de l’adaptation cinématographique de la bande dessinée.

De l’autre côté du park, la bibliothèque municipale de New York, la très iconique New York Public Library (16) est une superbe bibliothèque dans les sous-sols de laquelle débute le mythique film 100% new yorkais Ghostbuster. L’entrée est libre comme la consultation des livres, si vous aimez les bibliothèques à l’ancienne, l’atmosphère est magique.

La New York Public Library est la deuxième plus grande bibliothèque aux Etats Unis juste derrière la Library of Congress de Washington DC, et la quatrième plus grande au monde. Elle fut bâtie progressivement tout au long du XIXème siècle par la fusion de plusieurs grandes bibliothèques privées de New York, pour l’essentiel avec des fonds privés de très riches donateurs comme John Astor, un négociant de fourrure qui devint le premier multimillionnaire des Etats-Unis grâce à ses investissement dans le foncier et l’immobilier New Yorkais. Aujourd’hui la bibliothèque de New York comprend plus de 200 branches au quatre coins de la ville, mais l’épicentre de l’institution est la New York Public Library Main Branch sur Bryant Park, ouvert en 1911, et comprenant au rez de chaussée une immense et splendide salle de lecture connectée à des kilomètres de rayonnages sur 7 étages en sous-sol. C’est également la dernière institution de New York à utiliser un système de communication pneumatique. Il faut savoir que New York est l’une des villes au monde ou les systèmes pneumatiques ont été le plus développés, et conservés en activité le plus longtemps : nés à la toute fin du XIXème siècle, il n’ont été entièrement démantelé par les services postaux de New York que dans les années 50. Un réseau de plus de 30 km reliait 22 centres postaux entre eux, véhiculant jusqu’à 100 000 lettre par jour soit le tiers de tout le courrier échangé à New York. Un tube pneumatique traversait même l’East River par le Brooklyn Bridge. Les tuyaux sont pour la plupart encore sous les pieds de New Yorkais et un start-up imagine même de les utiliser pour faciliter le passage de la fibre optique dans les sous-sols de la ville.

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Autre curiosité à ne pas manquer si vous visitez la Public Library : le Children’s Center, la bibliothèque des enfants, expose les peluches originales de Winnie l’Ourson. En effet, l’auteur des livres de Winnie l’Ourson (écrits dans les années 20) était le père d’un petit garçon nommé réellement Christopher Robin (l’enfant de l’histoire), et les personnages du livre, Winnie, Tigrou et ses amis étaient les “vrais” peluches de son fils, aujourd’hui exposées à New York.

Jeter un oeil vers l’est dans l’alignement de la 42nd St, vous verrez surgir la Chrysler Tower à trois ou quatre block devant vous. Puis tournez à gauche dans la 5th Avenue, que vous remonterez jusqu’à la 46th St. Un peu avant de rejoindre la 46th, sur votre droite, vous passez devant la façade art deco du Fred F. French Building (17) érigé en 1927, et à l’époque le plus haut building sur la 5th Avenue. Puis tournez à droite dans la 46th St. En arrivant au croisement de Madison Avenue, sur votre gauche, le 390 Madison (18), encore en cours de construction alors que nous écrivons ces lignes, mais qui devrait être un tout nouveau building blanc et transparent, avec de multiples terrasses. Juste en face, de l’autre côté de Madison Avenue, l’immense tour d’argent du 383 Madison Avenue (19), anciennement appelée Bear Stern Tower s’élève vers le ciel. Achevée de construire en 2001, c’était le siège de la Bear Stern, la première banque à faire faillite lors de la crise des subprimes de 2008 (plus précisément, la première banque à faire faillite et à ne pas être secourue). Au moment de la faillite de l’établissement bancaire, le prix du building pesait dans ses comptes plus lourd que tous les autres avoirs financiers de la banque réunis.  

Poursuivez sur la 46th St le long de l’ex Bear Stern Tower, puis tournez à droite sur Vanderbilt Avenue. A l’angle de la 45th St, le Urbanspace Vanderbilt (20) accueille une douzaine d’enseignes de la gastronomie new yorkaise dans le nouveau food hall à la mode de Manhattan. Tacos à la mode japonaise, bols végétariens, sandwich gourmet dans un pain pretzel, viandes braisées, soupes ramen, soul food ou tapas, il y en a pour tous les goûts même si les prix sont un peu élevés. Nous recommandons particulièrement les variations de doughnuts de Dough.

Poursuivez vers le sud sur Vanderbilt Avenue jusqu’à Grand Central (21). Avant de pénétrer dans cette gare ferroviaire mythique, jetez un oeil à la façade ouest de la gare en face de vous. Difficile d’imaginer que derrière une partie de cette façade se trouve un … court de tennis. Et pourtant, le Vanderbilt Tennis Club dispose d’un court de tennis tout ce qu’il y a de plus moderne, bien caché dans l’enceinte de Grand Central Station, et ce depuis les années 60. Sachez néanmoins qu’il vous en coutera entre 100 et 250$ de l’heure pour échanger quelques revers en plein coeur de Manhattan. Regardez la photo ci dessous et essayez de deviner sur l’extérieur de la façade où se cache le court de tennis :

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Puis pénétrez dans Grand Central. Le hall principal conduit aux différents quais construits en sous-sol. Ses 67 quais en fond la plus grande gare ferroviaire au monde par la capacité d’accueil en nombre de trains. Ouverte en 1871, elle fut réaménagée plusieurs fois, notamment en 1913. La voûte céleste du plafond du hall principal a été rénovée en 1998 car elle était entièrement noire à cause des dépôts de tabac au plafond. La vue des étoiles qu’elle représente est inversée par rapport à leur position naturelle si l’on regarde le ciel, car cette représentation est fondée sur un ouvrage médiéval qui représentait les étoiles “vues du dessus”, de la position du créateur.

Descendez ensuite au hall des restaurants (Dining Concourse), son incroyable bar à huîtres (Oyster Bar), mais également son food court avec toutes ses petites échoppes offrant une nourriture variée et de qualité. Nous vous encourageons notamment à goûter aux spécialités pâtissières de la Magnolia Bakery : muffin, cookies, et tout ce qui vous fera envie. Également un Shake Shack qui présente l’originalité de proposer des breakfast sandwichs le matin : un vrai régal. Juste devant le Oyster Bar, une double voûte est soutenue par 4 piliers dans les angles : en parlant bien contre le mur, dans un des angles, vous pouvez discuter avec quelqu’un positionné dans l’angle opposé, le son parcourant le chemin au plafond le long de la voûte avant de redescendre jusqu’à votre interlocuteur.

Essayez de ressortir par la sortie est sur Lexington Avenue, en traversant le Grand Central Market : en face de vous, le Chrysler Building (22), chef d’oeuvre Art Deco, probablement le plus beau building de Manhattan. Bâti pour abriter le siège social du constructeur automobile, on s’amusera à rechercher les éléments architecturaux qui rappellent les bouchons de radiateur des vieilles Chrysler des années 20/30. Si vous êtes en semaine, n’hésitez pas à vous aventurer dans le lobby, lui-aussi magnifique.

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Juste un peu plus haut sur Lexington, à gauche et sur votre trottoir quand vous sortez de Grand Central, le Graybar Building (23) est cet immense édifice de brique qui hébergeait le siège de la Graybar jusqu’en 1982. Cette société est atypique par plus d’un point : avec un chiffre d’affaire annuel de 6 milliards de dollars, ce fournisseur de matériel électrique et de communication est entièrement possédé par ses 8300 employés, et ce depuis 1929, année où les employés se cotisèrent tous pour racheter la compagnie à son précédent propriétaire, la Western Electric. Autre élément méconnu : Elisha Gray, le cofondateur de la société déposa un brevet pour l’invention du téléphone, le même jour que Graham Bell, même si l’histoire ne retint que le nom de Bell. Élément amusant concernant l’édifice : les montant métalliques qui soutiennent le porche à l’entrée du Graybar Building sont dessinés comme des cordes d’amarrage d’un bateau, avec le dispositif conique pour empêcher les rats de monter sur le navire, et les rats sculptés en prime.  

En rejoignant de nouveau la 42ème rue, sur le trottoir opposé et sur votre droite, le Chanin Building (24) est également un exemple marquant d’architecture Art Deco, antérieur au Chrysler Building. Reprenez vers l’est sur la 42ème rue, en direction de l’East River, et de l’autre côté le Queens. Un peu plus bas sur le 42ème, entre les 3ème et Seconde avenue, le hall du Daily News (25) sur le trottoir de droite semble tout droit sorti d’une planche de Superman ou Spiderman, avec son globe géant en rotation. N’hésitez pas à entrer. Encore un peu plus loin, après la 2ème avenue, sur le trottoir du gauche cette fois, un autre hall impressionnant est celui la Ford Foundation (26), qui contient un jardin dans un atrium d’une hauteur démesurée. N’hésitez pas à entrer également. Juste après la Ford Foundation, le Tudor City Garden (27) est également un havre de paix au milieu de cette jungle de béton.

Avant de rejoindre la 1ère avenue, tournez à gauche dans Tudor City Place et ses étonnants petits immeubles, puis à droite sur la 43ème rue et descendez les escaliers pour rejoindre le site de l’ONU.

Au bord de l’East River, entre la 42 et la 48ème rue, siègent les Nations Unis (28). Si vous vous approchez de la berge, en regardant le fleuve, sur votre gauche, le Queensboro Bridge, qui traverse Roosevelt Island. Pour les cinéphiles, c’est le pont qui est sur l’affiche du film Manhattan de Woody Allen. Pour les plus jeunes cinéphiles, c’est du haut de ce pont que le Green Goblin précipite Mary Jane et que Spiderman doit choisir entre sauver celle qu’il aime et les passagers du téléphérique de Roosevelt Island dans le premier opus de l’adaptation cinématographique de Spider-Man.

En remontant vers le nord la 1ère avenue pour longer les Nations Unies, vous arrivez devant la Trump World Tower (29), un gratte-ciel résidentiel de luxe (ce sont des appartements, pas des bureaux). Compter 3000/3500 $ par mois pour un studio, à partir de 4500$/mois pour un deux pièce. Les deux pièces à l’achat commencent autour de 1 million de $ et les appartements du sommet tournent autour de 28 millions de $. Plus c’est haut, plus la vue est belle, plus c’est cher. Initialement, les deux derniers étages formaient un duplex de 1800 m2, mais proposé à l’achat à 58 millions de $, il peinait à trouver acquéreur, aussi il fut découpé en 4 appartements plus “modestes” de 450 mètres carrés chacun. La vue vers le ciel au pied de la tour noire et sobre est assez impressionnante.

Bifurquez à gauche sur la 47ème rue au pieds de la tour et remontez la 48ème jusqu’à Park Avenue, qui est un peu l’avenue Montaigne de Manhattan. Un peu avant le croisement de la 3rd Avenue, sur votre gauche, sur le mur d’un building se trouve le World’s largest chess board (30), le plus grand échiquier du monde. Attention il ne s’agit pas d’une simple fresque, c’est un vrai échiquier sur lequel se jouent de vrais parties. Chaque jour un employé sur un chariot élévateur vient bouger les pièces selon les indications des deux joueurs engagés dans une partie publique mais finalement assez discrète.

En débouchant sur Park Avenue vous constaterez qu’elle est particulièrement large: en fait, avant d’être une avenue, c’était le passage des voix ferrées arrivant à Grand Central qui furent par la suite enterrées. Sur votre gauche, Park Avenue est coupé un peu plus bas par le Helmsley Building (31), un immeuble de 35 étages au style Beaux-Arts de 1929 qui masque Grand Central juste derrière, et partiellement le Pan Am Building – aujourd’hui MetLife Building (32) – construit juste au dessus de la gare ferroviaire dans les années 60.

Remontez Park Avenue jusqu’à la 49ème rue, à l’angle de laquelle se trouve le Waldorf Astoria (33) dans lequel vous entrerez du pas décidé du client habitué plus que du touriste hésitant. Avec ses 47 étages et 1508 chambres, aucune chance que le portier ne vous “reconnaisse” 🙂 . Traversez le rez de chaussée, le grand escalier, le lobby, avant de ressortir par où vous êtes entrés. Quand vous passerez devant les ascenseurs, vous vous rappellerez qu’en 1936, Jesse Owens, un athlète noir américain inconnu du grand public remporta aux Jeux Olympiques de Berlin 4 médailles d’or, une première dans l’histoire des Olympiades : Hitler quitta le stade pour ne pas avoir à serrer la main de l’athlète noir qui avait tenu tête aux champions allemands. Auréolé de son incroyable victoire, Jesse Owens rentra aux États-Unis avec la délégation américaine et fut fêté en héro en défilant sur Broadway dans le Canyon of Heroes sous une pluie de confettis et serpentins. Il rejoignit alors le Waldorf Astoria, hôtel le plus luxueux de la ville pour une cérémonie en son honneur. Mais la salle de réception étant situé dans les étages, Jesse Owen fut contraint de la rejoindre par les montes charges avec les bagages et les portiers, car la politique ségrégationniste de l’hôtel n’autorisait pas les noirs dans les ascenseurs ouverts à la clientèle.

Une fois ressorti, passez de l’autre côté de la rue pour mieux contempler la façade de cet hôtel mythique.

Poursuivez sur Park Avenue vers le nord et tournez à droite dans la 51ème rue. Sur le même block, à votre droite à l’intersection de Lexington Avenue, le General Electric Building (34) domine le carrefour du haut de ses 50 étages. Le sommet de sa tour rappelle la flèche d’une cathédrale mais les pointes symbolisent en réalité une onde électrique.  Tournez à gauche sur Lexington Avenue et ne changez pas de trottoir, puis remontez d’un block. Juste avant l’angle de la 52ème rue, devant la devanture du restaurant français L’entrecôte – Relais de Venise, une série de grille de ventilation du métro (35), rendues célèbres par Marilyn Monroe dans 7 ans de réflexions (oui, c’est nettement moins glamour sans Marilyn …). Mais si vous vous retournez vous avez un bel alignement avec le Chrysler Building.

Continuez sur Lexington vers le nord et tournez à droite dans la 53ème rue, puis à gauche dans la 3ème avenue pour passer devant le Lipstick Building (36).

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Cette allure en forme de tube de rouge à lèvre lui est conféré par la nécessité des lois de zonage qui ont contraint l’immeuble, du fait de sa taille, à réduire sa surface à partir d’une certaine hauteur (afin de ne pas trop obscurcir les rues avoisinantes). Les énormes piliers qui soutiennent sa face avant dégagent un hall d’accueil de 9 mètre de haut.

Tournez à gauche dans la 54ème rue et remontez d’un block : à l’angle de Lexington Avenue, l’étonnante St Peters Church (37) se glisse sous l’immense building qui la surplombe. Poursuivez sur la 54ème jusqu’à Park Avenue : un block à gauche, la Lever House (38), une tour de verre qui fut l’une des premières à ouvrir la voie des buildings entièrement vitrés. Le lobby et la petite place devant l’immeuble accueille généralement des expositions temporaires de sculptures d’art moderne.

Tournez à droite sur la 53ème rue, et dépassez Madison Avenue. Sur votre droite, dans le hall de l’immeuble du 520 Madison Avenue, un énorme bloc du Mur de Berlin (39). Encore un tout petit peu plus loin, juste après le Pain Quotidien, le Paley Park et son mur d’eau (40) sont un endroit idéale pour faire une pause avant d’attaquer la 5ème avenue.  

Tournez à droite dans la 5ème Avenue et remontez en direction de Central Park. Sur le trottoir d’en face, juste avant la 56ème rue, le magasin Henri Bendel (41) propose ses accessoires de mode féminine et parfums sur 4 étage dans une atmosphère qui a finalement assez peu changé depuis presque 120 ans que cette maison fut fondée. A l’étage supérieure, la fenêtre qui surplombe la devanture est signée Lalique.

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Dans l’angle opposé du carrefour, la Trump Tower (42) domine du haut de ses 58 étages, avec ses arbres plantés en terrasse. Entrez pour “admirer” l’atrium : difficile de faire plus clinquant et tape à l’oeil. Prenez la 56ème rue dans le sens de la circulation (vers l’est), et pénétrez dans la verrière impressionnante de l’IBM building (43) sur votre gauche où pousse une forêt de bambou, et oubliez les bruits de la jungle urbaine en écoutant le chant des oiseaux (diffusé par les hauts parleurs cachés : ça reste l’immeuble IBM …).

Sortez à l’angle de la 57ème et de Madison Avenue. Dans l’angle opposé au votre, le Fuller Building (44) fut construit en 1929 pour la Fuller Construction Company qui abandonna son précédent siège localisé dans l’immeuble qu’on appelle maintenant le Flatiron Building, et qui s’appelait jusqu’alors, le Fuller Building. Une représentation du Flatiron se trouve dans le hall de l’immeuble, sous forme d’une grande mosaïque au sol.

Remontez vers l’ouest la 57th St jusqu’à Tiffany’s (45), le grand magasin pour les millionnaires, puis bifurquez à droite dans la 5ème avenue pour passer devant son concurrent, Bergdorf Goodman à l’angle de 58ème : n’hésitez pas à y faire un tour si vous avez le temps, et à vous effarer sur les prix de ce supermarché du luxe sur 6 étages. Sur l’angle opposé du carrefour, un Apple Store (46) sous un cube de verre au milieu de l’esplanade, où vous pouvez également vous attarder s’il n’y a pas 150 mètres de queue.

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Si vous avez le temps et que vous souhaitez prendre un téléphérique au dessus de l’East River, vous pouvez faire un détour par la 59th St jusqu’au Roosevelt Island Tramway. En chemin, vous pouvez marquer l’arrêt à l’Argosy Book Store, un peu après Park Avenue. Cette librairie spécialisée dans les livres rares et anciens possèdent une collection assez hors du commun. L’essentiel des ouvrages sont dans les étages, uniquement accessible accompagné d’un employé, mais le rez de chaussé est déjà fort bien pourvu, y compris de centaines d’autographes de toute sortes, dont certains très accessibles. Un block plus loin sur votre gauche, le grand magasin Bloomingdale’s, avec une Magnolia Bakery au rez de chaussée à l’angle de la 3rd Avenue et la 60th St si vous avez besoin faire un break sucré. Le Tramway pour Roosevelt Island au niveau de la 2nd Avenue longe le Queensborough Bridge et offre une perspective insolite sur la ville tandis qu’on décolle entre les buildings pour progressivement dégager une vue surplombante sur la Skyline de Manhattan. Le coût est celui d’un trajet en métro (payable via une metrocard standard).

Retour à l’Apple Store de la 5th Avenue. Traversez la place qui fait face au cube de verre de l’autre côté de la 5th avenue, avec la Pullitzer Fountain, et rejoignez le Plaza (47), hôtel de luxe de 20 étages qui donne sur Central Park : le rez de chaussée qui accueille quelques boutiques est ouvert au public, avec notamment en son centre le Palm Court qui sert le petit déjeuner et le Brunch sous une verrière impressionnante. N’hésitez pas à entrer, cela prend quelques minutes à peine et vaut le coup d’oeil. Ressortez côté Central Park, à côté de l’entrée des résidents permanents : vous pouvez en effet acheter une suite dans une partie séparée de l’hôtel et bénéficier d’un pied à terre de luxe avec les services d’un hôtel 5 étoiles et vue sur Central Park.

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Vous pouvez maintenant rejoindre Central Park pour une bonne bouffée d’oxygène. Longez le Pond, passez devant le Children Zoo (48), un petit mais très sympathique parc zoologique que les enfants reconnaîtront s’ils ont vu Madagascar (on voit une partie du Zoo depuis l’extérieur).  Maintenant regardez attentivement le plan , et partez à la recherche d’un gros clou en fer rouillé (49) planté dans un rocher, juste derrière le Dairy Visitor Center and Gift Shop (mais inaccessible de ce côté là, il faut contourner comme indiqué sur le plan).  C’est l’un des très rares clou rescapé de la Grid, mis en place par le Commissioners’ Plan of 1811. En 1807, New York lance un programme de relevé topographique de l’ensemble de l’île de Manhattan dans le but de concevoir un plan de développement de la ville pour les générations à venu. En 1811, un plan complet des rues couvrant toute l’île de Manhattan encore au 3/4 vierge de toute construction est adopté, avec ce découpage en rues et avenues régulières à angle droit. A cette époque, la population totale de New York (sur le 5 borroughs, Bronx, Brooklyn, Queens, Staten Island et Manhattan) est d’à peine 120 000 personnes dont 96 000 sur la seule île de Manhattan. Le Grid Plan prévoit déjà un développement pouvant porter à 1 000 000 le nombre d’habitant sur Manhattan, un chiffre qui sera atteint en moins de 60 ans, une vie d’homme. Cette population va encore doubler dans les 30 années suivantes pour atteindre 2 330 000 habitant sur Manhattan en 1910, puis redescendra doucement jusque dans les années 80 avant de remonter un peu. Aujourd’hui, 1 700 000 personnes vivent à Manhattan, et 8 500 000 dans toute l’agglomération de New York. La mise en place de cette Grid s’est fait in situ en plantant des gros clous métalliques symbolisant toutes les intersections de Blocks. Il n’en reste quasiment aucun, car toute la surface de Manhattan fut effectivement construite en suviant très fidèlement le plan, sauf à Central Park qui n’était pas prévu au départ, donc faisait parti des surfaces qui furent préparée pour accueillir cette Grid. Le Clou rouillé que vous avez devant vous est à l’intersection exacte de la 65ème rue et de la 6ème avenue.  

Si vous avez du temps, vous pouvez ensuite rejoindre les terrains de baseball de Heckscher Field (50) ou l’immense prairie en face (Sheep Meadow). Un peu plus bas, un immense espace de jeu pour enfant, le Heckscher Playground (51) dispose également du plus grand ensemble de pataugeoires et sprinklers de Manhattan où les plus jeunes pourront se rafraîchir. De l’autre côté du Sheep Meadow, tous les week ends, le Skate Circle (52) accueille en musique (live DJ) les danseurs en rollers.

Remontez le Mall (53), une allée qui démarre juste au nord du clou de la grid, et qui remonte jusqu’à la Bethesda Fountain et au lac. Traversez le lac sur le Bow Bridge (54), puis longez le pour le contourner par le nord-ouest, et trouvez la sortie sur la 77ème rue Ouest. Si vous souhaitez visiter le Metropolitan Museum (55), vous pouvez au contraire prendre vers l’est après le pont pour rejoindre cette renommée institution new yorkaise.

En sortant du park au niveau de la 77th st, vous trouverez à votre droite, l’American Museum of Natural History (56), et ses impressionnantes collections (notamment de paléontologie, où travaille le personnage Ross de la série Friends, mais aussi les galeries d’animaux empaillés replacés en vitrine dans des décors très réalistes comme on le faisait il y a un siècle). Il y a énormément à voir dans cet immense musée, aussi essayez de vous limiter à quelques salles bien choisies selon vos centre d’intérêt si vous ne voulez pas y passer la journée (il y a de quoi). Les billets pour les expositions régulières du Musée d’Histoire Naturel n’ont pas du prix fixe, juste un prix suggéré : sentez vous absolument libre de choisir un autre prix pour vos billets, en le précisant au caissier (par exemple, indiquez que vous souhaitez 4 tickets pour un total de 40$ si vous souhaitez payer 10$ par personne). A noter, un Shake Shack à l’angle sud-ouest du park pour refaire le plein des batteries au besoin.

Puis descendez Central Park West vers le sud, en longeant une série d’immeubles résidentiels très impressionnants, donnant sur le Park et souvent surmontées de plusieurs tours, notamment le Kenilworth Building (57), le San Remo Building (58) et le Dakota building(59). On y trouve parmi les appartement les plus chers de Manhattan.

Puis tournez à droite dans la 74ème rue. Vous traverserez un quartier résidentiel calme et agréable de Upper West Side, jusqu’à Amsterdam Avenue. Juste à votre droite en débouchant dans Amsterdam Avenue, la Levain Bakery (60) propose des énormes cookies, tout juste sorties du four. Ils sont un peu cher, mais très gros (à partager donc), et surtout à tomber par terre. A ne rater sous aucune prétexte : sans doute les meilleurs de tout New York.

Descendez Amsterdam Avenue vers le sud. Un peu avant l’embranchement avec Broadway, si vous avez un petit creu (après les cookies de la Levain Bakery, c’est douteux), vous pouvez prendre au passage un hot dog sauce piquante et un jus de papaye au Gray’s Papaya (la première échoppe à vendre Hot Dog et jus de fuit exotique fut certes Papaya King, en 1932, mais Gray’s Papaya est une institution de New York depuis sa création en 1973 par un transfuge de la franchise originale).

Puis continuez sur Amsterdam Avenue jusqu’à l’angle Nord-Ouest du Lincoln Center (61) (assurément l’un des sites culturels les plus important au monde avec ses 29 salles de spectacles, dont un opera de 4000 places, une salle de concert de 2800 places accueillant le New York Philarmonic Orchestra, un théâtre de 2700 places accueillant le New York City Ballet, et deux autres théatres de plus de 1000 places chacun).  Traversez le Lincoln Center en diagonale, en passant notamment devant le toit végétalisé en forme de pelouse inclinée qui donne sur Hearst Plaza, puis devant le Metropolitan Opera pour rejoindre Madison Avenue. Traversez le Dante Park et rejoignez Broadway, que vous descendrez jusqu’au Colombus Circle (62).

Si vous voulez prendre un verre dans un cadre à couper le souffle, montez au lobby du Mandarin Oriental (63), un hôtel du Time Warner Center (64), dont l’entrée est sur la 60ème rue. La vue sur Central Park depuis le lobby au 35ème étage du Time Warner center est magique. Le bar-restaurant (Lobby Lounge) est évidemment cher (cocktails 19$ / verre de vin à partir de 13$, bierre à partir de 9$, soft à partir de 8$, le tout plus taxes et tip). Si vous n’êtes pas très nombreux et savez rester discret, vous pouvez sans problème monter pour jeter un oeil à la vue puis redescendre sans vous arrêter pour commander.

Enfin, redescendez Broadway jusqu’à la 57th st et prenez à gauche. A l’angle de la 7h Avenue se trouve le Carnegie Hall (65). Construit en 1881 par le magnat de l’acier Andrew Carnegie pour accueilir le New York Philharmonic Orchestra, le Carnegie Hall est l’une des plus prestigieuses salle de concert classique au monde. Andrew Carnegie, l’homme le plus riche du monde à son époque, parfois même considéré comme le plus riche au monde toutes époques confondues, a passé les 18 dernières années de sa vie à donner 90% de son immense fortune pour des oeuvres de charité, des universités, bibliothèque etc… Il médiatisa son approche du mécénat dans un article, The Gospel of Wealth, encourageant les plus fortunés à suivre son exemple, entraînant une vague de philanthropie sans précédent, dont on retrouve les traces jusqu’à nos jours dans les actions de Bill Gates ou Warren Buffet. Le Carnegie Hall fut la salle de concert principale du New York Philharmonic jusqu’en 1962 avant que l’orchestre ne se relocalise au Lincoln Center. Le Hall accueille en réalité 3 salles de concerts, dont la plus grande fait 2800 places. Les plus grands artistes de musique classique – mais aussi de jazz – de XXème siècle ont tous jouées dans ces murs.

Deux blocks plus bas sur la 7th Avenue, le Carnegie Deli est une autre institution, culinaire cette fois, de New York. Leur pastrami est presque aussi réputé que celui de Katz, et de fait, très bon. Par contre les prix sont aussi élevés que les queues sont longues. La meilleure option est encore de prendre un sandwich à emporter (compter environ 30$ mais ça nourrit 2 à 4 personnes facile en quantité de viande, croyez nous sur parole) et d’aller le partager à Central Park.

Poursuivez sur la 57 th St d’un demi block en longeant le Carnegie Hall. Juste avant le Morton Williams Fresh Market Place, en face du passage piéton, se trouve l’entrée de la Metropolitan Tower (66), une tour en verre fumé très foncé, de 218 mètres et 68 étages. Au delà des 10-15 premiers étages qui forment une base rectangulaire classique pour le reste de l’édifice, la tour est triangulaire, avec face à vous l’angle le plus aigu. Si vous regardez le feu rouge devant le passage piéton, vous constatez qu’il indique que vous êtes au croisement de la 57th St et de la 6 ½ Avenue. Non vous n’êtes pas dans le monde magique d’Harry Potter où les quais de gare se déclinent en ½. L’Avenue 6 ½ est en fait un passage piétonnier continu à travers les grattes ciels de Mid-town. Entrez donc dans la Metropolitan Tower et traversez le building jusqu’à la 56th St.  

Sur votre gauche, sur le même trottoir un peu plus bas, se trouve l’hôtel Parker Meridien. Dans son hall d’accueil se cache (littéralement) un petit restaurant de burger, le Burger Joint. Son côté camouflé façon speakeasy en ont fait une des destinations les plus courue pour un burger à New York. Personnellement, nous trouvons qu’ils sont bons mais un peu cher. Vous pouvez les tester, mais uniquement s’il n’y a pas de queue : ils ne sont pas bon au point de faire plus de 5-10 minutes de queue. Mais le cadre est amusant.

Traversez la 56th St et poursuivez sur l’Avenue 6 ½ en passant sous le CitySpire Center, un très massif gratte ciel octogonal de 248 mètres de haut et 75 étages, qui accueille des bureaux dans sa partie basse, et des appartements de standing dans le reste de la tour. Le passage souterrain est juste à gauche de l’entrée principale du gratte ciel. En débouchant sur la 55th St, sur votre gauche, le New York City Center (67) est une étonnante salle de spectacle au style néo-mauresque construite en 1923. Anciennement dénommé le Mecca Temple (“temple de la mecque”), c’était en réalité le premier Temple d’une branche atypique de la franc-maçonnerie américaine, connue aujourd’hui sous le nom de Shriners, mais établie en 1871 comme The Ancient Arabic Order of the Nobles of the Mystic Shrine. Il est intéressant de noter que toute la thématique moyen-orientale et arabisante n’a aucun lien avec les idées propagées par cette société semi-secrète : à la fin du XIXème siècle et au tout début du XXème siècle, on redécouvre les mystères de l’Egypte ancienne, et toute cette civilisations exotique intrigue et apparaît pleine de mystère et de dépaysement et le choix est purement cosmétique. La scène du New York City Center accueille désormais de très nombreuses productions ou festivals, avec une large place faite à la danse.

Continuez votre parcours entre et sous les buildings de Midtown le long de la 6 ½ avenue, jusqu’à la 51st St où vous tournerez à gauche pour rejoindre la 6th Avenue, également appelée Avenue of the Americas. En face, sur votre droite, se dresse le Radio City Music Hall (68). Cette autre salle de spectacle mythique servit également de salle de cinéma géant jusqu’à la fin des années 70. La salle accueille notamment chaque année depuis 1933 le spectacle de noël, “spectacular” , spectacle musical avec la troupe de music hall des Rockettes qui fait vivre la grande tradition du music hall avec 140 danseurs sur scène et un final incluant systématiquement une ligne impressionnante de danseuses sur toute la largeur de la scène, parfaitement synchronisées dans leur jeté de jambe.

Le Radio City Music Hall fait partie du Rockefeller Center (69). Cet ensemble de 19 buildings s’étend sur 3 blocks entiers, 90 000m2. Financé intégralement par John D. Rockefeller Jr, au beau milieu de la crise des années 30, le chantier titanesque employa 40 000 personnes et dura 9 ans. Ce lieu est connu mondialement pour héberger chaque année un arbre de noël géant et une patinoire dans la Lower Plaza. L’immeuble le plus haut du complexe est le General Electric Building, surnommé The Rock qui offre une vue imprenable sur Manhattan (Top of the Rock : c’est une option alternative à monter en haut de l’Empire State Building ou du One World Trace Center, mais nous ne le conseillons pas forcément : la vue est plus belle sur l’Empire State Building et le One World Trace Center, et faire les trois n’apporte pas forcément grand chose).

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Prenez la 50th St pour rejoindre la 5th Avenue. En face de vous, la très belle St Patrick’s Cathedral (70), siège de l’archidiocèse catholique de New York qui date de 1910.  Positionnez vous juste en face de la cathédrale, au 636 de la 5ème Avenue, et admirez le bas relief en surplomb de la porte. Sculpté par un immigré italien en 1936, l’oeuvre intitulée “La Jeunesse menant L’Industrie” est à le témoignage de la foi immense dans le progrès et le futur dont l’Amérique était porteuse, mais aussi du manque de recul de l’époque sur les moyens de ce progrès : l’individu sur le char montrant du bras la direction du progrès à la jeunesse est Benito Mussolini, dont le mouvement était alors vu comme porteur de nombreux espoirs (du moins tel que vu de l’autre côté du globe). Ironiquement, le fils du sculpteur mourra sous les drapeaux américains quelques années plus tard en combattant en Europe aux côtés des alliés contre les forces de l’axe.

N’allez évidemment pas y voir un quelconque positionnement politique caché autre que l’air du temps de l’époque, retraduit par les milieux artistiques avant-gardistes : pour vous en convaincre, remontez la 49ème rue vers l’ouest depuis la 5ème avenue et tournez à gauche dans Rockefeller Plazza, après la Bouchon Bakery à l’ange. Inspectez la façade de l’immeuble à votre gauche et vous trouverez deux bas reliefs de part et d’autre des portes du building, représentant clairement le rapprochement des travailleurs de l’industrie et de l’agriculture : la faucille et le marteau représentés au beau milieu d’un temple du capitalisme américain, construit par un baron du pétrole multimilliardaire.

Un peu plus loin, à l’angle de la 48th St, la boutique du Nintendo World (71), sur deux étages, offre aux amateurs de jeu vidéo l’occasion de tester les dernières nouveautés de la marque japonaise, mais aussi des centaines de t-shirts Mario, de peluches Kirby et autres gadgets japonisant. La boutique héberge aussi dans quelques vitrines un sympathique petit musée de la marque.

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Rejoignez la 6th Avenue. Avant de regagner Times Square, passez devant le McGraw-Hill Building (72) sur la 6ème avenue (entre la 48 et 49ème rue). Cet immeuble caractéristique est l’immeuble central d’un triptyque de 3 immeubles communément appelé XYZ. Leur style, leur mode de construction et l’époque à laquelle ils furent bâtis rappelle sans conteste les défuntes tours jumelles du World Trade Center. Continuez vers Times Square par la 49th St, mais tournez à gauche au milieu du block entre la 6th et la 7th avenue, pour passer entre deux immeubles et sous une petite cascade au moyen d’un tunnel en plexiglas (73). Puis tournez à droite sur la 48th.

A l’angle de Broadway et de la 48th St, se font face le M&M’s World (74) et le Hershey’s Chocolate World (75), les boutiques souvenirs des deux grands géants du chocolat aux Etats-Unis. Il est amusant de noter qu’au delà de ce face à face commerciale, les deux sociétés sont liées par une collaboration inattendue qui ne transpire que par les deux lettres énigmatiques de la marque aux petits chocolats de toutes les couleurs. A la fin du XIXème siècle, Milton S. Hershey, après avoir fait fortune dans les caramels, développe un nouveau procédé de fabrication du chocolat au lait, et crée une usine en Pennsylvanie, lançant la marque Hershey Chocolate. L’usine deviendra une ville (au sens propre du terme, qui existe toujours en Pennsylvanie, et qui a le nom d’Hershey), et la marque le plus gros fabriquant de chocolat et autre confiseries chocolatées aux Etats-Unis. Pendant ce temps, au tout début du XXème siècle, un autre entrepreneur se lançait avec son épouse dans la confection de barre chocolatées. Il s’appelait Franklin Clarence Mars, et non, il ne construisit pas son succès sur une barre caramel chocolat appelée Mars, mais sur le Milky Way, puis dans les années 30, le Snickers. Son fils alla s’installer au Royaume-Uni où il lança la barre Mars, qui connut un succès mondial, sauf aux Etats-Unis où cette spécialité est globalement absente. A la mort de son père, il hérita de la Mars Corporation et continua à développer l’entreprise (qui est toujours détenue majoritairement par la famille Mars, la seconde famille la plus riche des Etats-Unis). Mais pendant la seconde guerre mondiale, le rationnement du chocolat compliqua les affaires de Mars. Il se trouve que la société Hershey avait convaincu le gouvernement américain de lui allouer prioritairement les importations de Chocolat, Hershey travaillant pour l’armée américaine. Mars proposa alors à Bruce Murrie, fils du président de la Hershey Company de l’époque, de créer une joint venture, pour produire et commercialiser des petits bonbons en chocolat recouvert d’une pellicule de sucre colorée. La société s’appellerait Mars & Murrie, où M&M’s Company, et aurait accès via Bruce Murrie au chocolat Hershey. Après la guerre, Mars reprit son autonomie et racheta les parts de Murrie, mais le nom, lui restera.

Une fois de retour sur Times Square, si la nuit s’apprête à tomber, vous pouvez monter prendre un verre au The View Lounge (76) de l’hôtel Marriott Marquis. Entrez, et cherchez le 3rd Floor View Express Elevator. Il doit y avoir une hôtesse pour orienter les gens entre le restaurant (The View) et le bar (The View Lounge). Le restaurant est au 47eme étage, le bar au 48ème. C’est au coeur de midtown Manhattan, au coeur de Times Square, et le restaurant comme le bar sont panoramiques à 360 degrés, et tournent sur eux même (un tour complet en une heure). L’astuce est d’arriver un peu avant la tombée de la nuit, pour voir les lumières de la ville s’allumer, mais d’être reparti avant 8h, car à partir de 8h, ils ajoutent une charge de 8$ par personne à la note (le soleil se couche à 20h en juillet, 19h30 fin août, donc pas toujours jouable). C’est pas donné, mais ça peut valoir le coup d’oeil.

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