Construire votre circuit dans l’Ouest Américain

L’Ouest Américain est une immense région. Construire son itinéraire pour un séjour de 2, 3 voire 4 semaines n’est pas aisé. Les options sont innombrables, les distances élevées, et ce qu’on lit ici ou là, notamment dans les circuits des agences de voyage et des tours operators est contradictoire. Après plus de 20 ans à parcourir ces régions sauvages, des dizaines de voyages personnels, et des centaines d’itinéraires sur mesure concoctés pour nos clients de notre offre coaching, on peut dire que bâtir un circuit cohérent et au rythme raisonnable est un exercice que nous maîtrisons parfaitement. Nous allons essayer de vous donner les clés pour construire le votre en évitant les principaux pièges, et en utilisant les différentes ressources de ce blog et pour ceux qui le souhaitent, nos carnets de route clés en main et nos offres d’assistance voyage.

Comprendre la Géographie de l’Ouest Américain

La première chose à bien appréhender quand on envisage un séjour dans l’Ouest Américain, c’est la dimension et les contraintes géographiques de ce vaste territoire. Ce n’est qu’en ayant une bonne compréhension de ces grands espaces et de ce qu’on y trouve, qu’on peut construire un itinéraire cohérent et raisonnable. Il faut le dire et le répéter : la majorité des circuits que nous voyons proposés par les agences de voyages et tours operators, et des circuits dérivés qu’on trouve un peu partout sur Internet, au gré des blogs et des forums, nous paraissent déraisonnables dans le meilleur des cas, et totalement impossible à mettre en oeuvre une fois sur place dans le pire des cas. Autre point important : nous entendons souvent parler « du circuit classique » dans l’ouest américain. Disons le tout net  : il n’y a PAS de circuit classique. L’ouest est bien trop grand pour qu’on puisse trouver UN circuit classique. Il y a des constantes qu’on va retrouver fréquemment d’un circuit à l’autre (Los Angeles, San Francisco, Grand Canyon, Monument Valley sont parmi les étapes les plus souvent citées), mais jamais toutes dans le même circuit parce que c’est géographiquement impossible dans le temps imparti. Voyons donc déjà les grandes régions qui composent cet espace géographique étendu, et ce qu’on y trouve :

Au coeur de l’Ouest américain, le Plateau du Colorado

Le cœur de ce qu’on va appeler l’Ouest des Grands Parcs est pour nous sans conteste centré autour de la moitié sud de l’Utah et la partie nord de l’Arizona, le long de cette diagonale tracée par la rivière Colorado, de Moab au Hoover Dam. C’est ce qu’on appelle aussi, le Plateau du Colorado (pas l’Etat du Colorado, plus à l’est, cf ci dessus). C’est un plateau de haute altitude, traversé par la rivière Colorado, rivière qui a creusé à travers ce plateau de profonds canyons tout au long de son tracé. C’est dans cette région qu’on trouve la plus grande concentration de paysages qui ont marqué les esprits au point de constituer autant de cartes postales mythiques dans nos imaginaires, de Arches National Park à Bryce Canyon, de Monument Valley au Grand Canyon, du Lake Powell à la Route 66, pour ne citer que les plus connus. Toutes les autres régions de l’Ouest américain s’organisent ainsi autour de ce pôle central. C’est la région en rouge sur la carte ci dessus.

Le plateau du Colorado est structuré par le fleuve Colorado qui le sépare en deux en diagonale, du nord-est au sud-ouest, de Moab à Las Vegas. Cette division est importante car les profonds canyons creusés par ce fleuve ne peuvent être franchis partout : pour faire simple, il n’y a pas de pont par dessus le Grand Canyon. Il n’est donc pas possible de passer de la rive nord à la rive sud du plateau du Colorado où l’on veut. Pour simplifier, c’est possible au sud à Las Vegas, au niveau du Hoover Dam, un barrage qui retient le cours du Colorado en formant un grand lac artificiel, le Lake Mead. C’est également possible au nord, au niveau de Moab, au dessus de la zone des canyons de Canyonlands. Et c’est possible au milieu, au niveau de Page, où se trouve le Glen Canyon Dam, un autre barrage qui retient pour sa part l’immense Lake Powell, un lac artificiel géant dans un ensemble de canyons. Pour cette raison, l’exploration du plateau du Colorado prend le plus souvent la forme d’une boucle, passant par une rive, puis par l’autre : soit une boucle courte Las Vegas – Page – Las Vegas (ou Kingman), en bleu dans l’image ci-dessous, soit une boucle longue Las Vegas – Moab – Las Vegas, en rouge dans l’image ci-dessous. L’intérêt de la boucle longue allant jusqu’à Moab est d’offrir beaucoup plus d’options de parcs à visiter, une plus grande diversité de paysages et d’expériences, mais aussi de s’éloigner des zones les plus visitées qui sont concentrées sur la boucle courte (Grand Canyon, Zion, Bryce, Lake Powell), pour bénéficier d’expérience plus intimistes, dans des parcs moins fréquentés mais tout aussi extraordinaires (Capitol Reef, Arches National Park …).

Pour faire confortablement la boucle courte, il faut compter entre 1 semaine et 10 jours, et pour faire confortablement la boucle longue, on tend plus vers 10-15 jours. A noter également que le plateau du Colorado est une zone relativement concentrée géographiquement, et que les distances et temps de route sont raisonnables si l’on ne brule pas des étapes. Comme évoqué précédemment, on y trouve la plus grosse concentration de parcs naturels et de parcs nationaux des Etats-Unis, avec notamment Grand Canyon National Park, Zion National Park, Bryce Canyon National Park, Arches National Park, Canyonland National Park, Capitol Reef National Park, Monument Valley, le Glen Canyon Recreation Area plus connu sous le nom de Lake Powell, la vallée de Sedona, mais aussi des dizaines de parcs plus petits, moins connus et fréquentés mais tout aussi incroyable comme Goblin Valley State Park, Kodachrome State Park, Valley of Fire State Park, Snow Canyon State Park, le Grand Staircase Escalante National Monument etc…

On trouvera ensuite autour du Plateau du Colorado, les régions périphériques mais non moins importantes et riches en possibilités suivantes :

La Californie

A l’ouest du plateau du Colorado, la Californie, qui bénéficie de l’immense potentiel d’attraction de San Francisco (mérité) et de Los Angeles (souvent jugé moins intéressante, mais largement à tort), et qui couplée aux séquoias géants de Yosemite, constitue pour beaucoup un passage obligé d’un périple dans l’Ouest, jusqu’à faire ombrage bien des fois aux joyaux de l’Ouest de Grands Parcs trop souvent effleurés par une brève excursion à Las Vegas. Nous aimons beaucoup la Californie, mais il n’en reste pas moins que de notre point de vue, le cœur des richesses de l’Ouest américain se trouve sur le Plateau du Colorado, et nous déconseillons vraiment si vous n’avez pas assez de temps pour faire les deux confortablement, de laisser la portion congrue aux grands parcs nationaux de l’Utah et de l’Arizona au profit d’un séjour plus important dans la partie Californienne de l’Ouest Américain. A noter également, la Californie, surtout la côte et la partie Sud, se visite toute l’année, et est exceptionnellement agréable en hivers (sauf les régions de haute montage de la Sierra Nevada / Yosemite). On trouve très logiquement beaucoup de circuits qui essaient d’associer la Californie et les grand parcs du Plateau du Colorado. Cela demande cependant d’avois suffisamment de temps, au moins 3 semaines, si l’on ne veut pas passer sa vie au volant sans rien avoir le temps de voir correctement.

La Californie est un très grand Etat, tout en longueur. Seules sa partie centrale et sud sont généralement visités dans un voyage la combinant avec le plateau du Colorado : grosso modo la zone allant de San Francisco à Los Angeles. Le tiers nord de la Californie, au dessus de San Francisco est fort intéressant, notamment avec ses magnifiques parcs de Redwoods, mais trop excentrées pour la plupart des itinéraires, surtout pour un premier séjour.

Le reste de la Californie peut être découpé en deux zones d’intérêt opposées : le long de la côte Pacifique, on va trouver les grandes métropoles que sont San Francisco, Los Angeles, et San Diego plus au sud. Entre ces grandes métropoles, on trouve des portions de côtes assez sauvages, assez belles, ponctuées de villes plus petites mais non dénuées de charme et d’intérêt, comme Santa Cruz, Monterey, Carmel, San Luis Obispo ou Santa Barbara. La seconde zone d’intérêt de la Californie est située à l’est de l’Etat, le long de la frontière avec le Nevada et l’Arizona. C’est là que l’on trouvera les principaux parcs naturels de Californie : les zones de haute montagne dans la Sierra Nevada (en vert sur notre carte), avec notamment les parcs nationaux de Yosemite et de Séquoias, et les zones désertiques de plus basse altitude plus au sud (en jaune sur notre carte), de la Death Valley jusqu’au Joshua Tree National Park et les déserts autour de Palm Springs, en passant par le désert du Mojave. Si la côte Californienne peut se visiter toute l’année, les espaces naturels ont des saisons plus marquées : la Sierra Nevada se visitera principalement l’été, car ces montagnes sont sous la neige pendant tout l’hivers et une bonne partie du printemps. A l’inverse, les déserts du sud californien sont agréables en hivers, mais horriblement chaud en été, avec des températures moyennes allant de 38 à 42 degrés autour de Palm Spring / Joshua Tree, et montant allègrement dans les 45-48 degrés à l’ombre dans la Death Valley, et il n’y a pas d’ombre … Il sera donc déconseillé de programmer une exploration poussée des déserts californiens en été, même s’il est possible des les traverser s’ils sont sur la route, notamment pour faire la jonction entre la Californie et le plateau du Colorado.

En terme de timing : si vous choisissez de passer par une des grandes métropoles que sont San Francisco ou Los Angeles, il faudra programmer minimum 2-3 jours soit 3-4 nuits par ville pour en profiter convenablement. La côte californienne entre San Francisco et Los Angeles s’explore en 3 jours – 2 nuits intermédiaires. L’axe San Francisco – Las Vegas à travers le parc de Yosemite, la Sierra Nevada et la Death Valley se fait sur 4-5 jours (3-4 nuits intermédiaires). Et l’axe Las Vegas – Los Angeles se fait sur une journée de route (5h de route environ) et ne mérite pas d’arrêt intermédiaire pour la nuit.

Le Nord : South Dakota, Wyoming et Idaho, du Mount Rushmore à Yellowstone

Au nord du Plateau du Colorado, de très vastes territoires relativement excentrés mais recelant bien des surprises ne doivent leur salut touristique qu’au pouvoir d’attraction phénoménal du Yellowstone National Park, et plus secondairement du Grand Lac Salé et du Mont Rushmore pour justifier chez les plus audacieux les milliers de Km supplémentaires qu’exige un détour par le Wyoming, le Dakota du Sud ou l’Idaho. Les plaines du nord-ouest concentrent des parcs naturels extraordinaires pour la plupart beaucoup moins visités que ceux du plateau du Colorado qui concentrent les touristes européens, une faune sauvage exceptionnelle ( vastes troupeaux de bisons sauvages, élans, loups, coyotes, ours …) mais également des villes westerns chargées d’histoire (Denver, Cheyenne, Custer, Deadwood, Sheridan, ou Salt Lake City). Vous serez plongé au cœur de la culture western encore vivace, sur les traces des premiers pionniers, des indiens des plaines, des cow-boys et des chercheurs d’or.

Mais soyons très clair : Certes, le parc national de Yellowstone est l’un des espaces naturels les plus célèbres et les plus sauvages de l’ouest américain et nombreux sont ceux qui rêvent d’intégrer un détour par Yellowstone dans leur voyage de découverte des grands parcs de l’ouest. Mais Yellowstone est très excentré au nord du Plateau du Colorado où se concentrent l’essentiel des parcs les plus connus. Aussi il est finalement difficile d’imaginer pouvoir en un seul voyage découvrir à la fois la Californie, les parcs de canyons du Plateau du Colorado et la région de Yellowstone. Nous le déconseillons généralement, et préférons proposer Yellowstone dans le cadre d’un second (ou troisième) périple dans l’Ouest Américain, et en profiter pour découvrir les paysages western méconnus du Sud Dakota (Mount Rushmore, Black Hills et Badlands National Park), du Wyoming, ainsi que les régions volcaniques de l’Idaho. Puis, nous proposons un retour par le nord de l’Utah, via Salt Lake City et Moab, et le nord du Colorado, afin de faire une vaste boucle commençant et se terminant à Denver dans le Colorado.

C’est notamment ce que nous proposons dans notre carnet de route “Boucle Denver – Yellowstone : 3 semaines pour découvrir une autre Amérique dans le Colorado , le South Dakota, le Wyoming, l’Idaho et l’Utah” qui explore les paysages western méconnus du Sud Dakota (Mount Rushmore, Black Hills et Badlands National Park), du Wyoming (Devils Tower, Yellowstone), ainsi que les régions volcaniques de l’Idaho, avant un retour par le nord de l’Utah, via Salt Lake City et Moab, et le nord du Colorado (Glenwood Springs), afin de faire une vaste boucle commençant et se terminant à Denver dans le Colorado.

Le Sud Ouest : Arizona et Nouveau Mexique

Au sud du plateau du Colorado, la partie sud de l’Arizona combat l’absence de destination aussi mythique et prestigieuse que celles qu’on peut trouver plus au nord, par sa position d’articulation naturelle entre le sud de la Californie et la zone des Grands Parcs, dans la prolongation de la rivière Colorado, en s’appuyant sur des destinations souvent sous-estimées comme Sedona pour tirer vers le sud les visiteurs du Grand Canyon. Phoenix peut ainsi être une étape intéressante, pour peu qu’on y explore les anciennes pistes de l’Apache Trail et qu’on profite des restes encore vivace de la culture Western, largement absente des parcs du Plateau du Colorado qui occupent une région trop désertique. Le Nouveau Mexique encore plus excentré à l’Est bénéficie quant à lui de l’axe de la route 66 pour irriguer ses très riches contrées du Nord, de Santa Fe à Farmington.

En revanche, ces régions sont vraiment chaudes en été, et de ce fait doivent être intégrée avec parcimonie dans un itinéraire estival.

Le Colorado

A l’Est de la boucle des Grands Parcs se trouve l’Etat du Colorado, parfois effleuré dans son angle sud-ouest à Four Corners, mais très rarement incorporé dans toute son étendue aux itinéraires classiques. Cet état renferme pourtant une très grande diversité de paysages et d’activités sur un territoire très concentré. Cette diversité, couplée à la présence bien opportune à Denver d’un aéroport international qui est aussi l’une des plaques tournantes majeures du trafic aérien nord-américain fait du Colorado une porte d’entrée alternative idéale de circuits itinérants à destination de la majorité des autres destinations de l’ouest. Plus d’info sur notre article dédié : le Colorado, le secret le mieux gardé de l’Ouest Américain.

La côte Nord Ouest : des Redwoods de Californie à Seattle

Enfin, on trouvera une dernière région d’intérêt, le long de la Côte Nord-Ouest, en Californie du Nord dans les parcs de Sequoias d’Humboldt, Prairie Creek et Redwood National Park, ou dans les sommets volcaniques du Lassen National Park, en Oregon et dans l’Etat de Washington : Seattle, Portland, les dunes et plages désertes de l’Oregon, les forêts pluviales d‘Olympics et les baleines.

Ces territoires et leurs paysages diversifiés s’étendent sur des milliers de kilomètres. C’est un voyage à part entière, difficilement combinable avec les autres zones évoquées ci-dessus, à l’exception de la Californie qui pourrait être explorée dans le prolongement, à travers un périple côtier sur toute la façade Pacifique.

Poser les bases d’un circuit dans l’Ouest américain

Tenir compte du temps dont vous disposez

Une fois que vous avez une bonne représentation des différentes régions de l’Ouest américain, vous pouvez poser les bases de votre circuit. Il vous faut d’abord déterminer le temps dont vous disposez : l’Ouest américain est une région immense, vous ne pourrez pas tout faire. Si vous avez moins de 15 jours, vous devrez probablement vous concentrer sur une seule des zones ci-dessus. Si vous avez 3 semaines, vous pouvez envisager de combiner deux zones, voire exceptionnellement trois si l’incursion dans la troisième zone est très très légère. Dans le cadre d’un premier ou d’un unique voyage dans l’Ouest américain, vous allez sans doute vouloir vous concentrer sur les zones centrales du Plateau du Colorado et de la Californie. Une fois encore, n’essayez pas de tout voir et tout faire, c’est la recette assurée pour un séjour déséquilibré et trop intensif. Dans le cadre d’un second ou troisième séjour, vous pouvez ouvrir sur les zones périphériques. Nous ne saurions trop insister sur ce point, sachant que la grande majorité des circuits que l’on trouve sur Internet, notamment ceux qui proviennent des tours operators, mais aussi souvent ceux qu’on trouve dans les forums et récits d’expériences personnelles , sont clairement trop ambitieux. Il y a une raison simple pour laquelle les circuits des agences de voyages et tour operators sont trop intensifs : quand les clients comparent deux circuits, ils ont tendance à choisir pour la même durée, celui qui semble offrir le plus grand nombre d’étapes, de villes, de parcs. Pour arriver à vendre face à la concurrence, les tour operators sont souvent contraints de privilégier la présentation cosmétique en alignant les parcs, monuments et villes mythiques, plutôt que de réaliser des circuits équilibrés, réalistes, qui sont conçus pour laisser le temps suffisant pour profiter convenablement de chaque étape. Les temps de routes sont le plus souvent largement sous-estimés (quand ils sont indiqués), et le contenu affiché des journées est totalement irréaliste. La très grand majorité des lecteurs qui nous contactent pour que l’on donne notre avis sur le circuit qu’ils ont échafaudé en se fondant sur un modèle de circuit d’agence de voyage, ou sur les conseils d’un ami qui a déjà fait un voyage dans l’ouest, nous présentent des circuits présentant de très sérieux problèmes de rythme. Et pourtant, les circuits que l’on propose à nos lecteurs sur le blog, ou à nos clients de coaching sont déjà des circuits relativement intensifs. Mais là où nous proposons de faire San Francisco – Las Vegas via Yosemite et la Sierra Nevada en 4 ou 5 jours, la plupart des circuits avale cette section en 3 jours, et parfois en deux. Autant dire qu’à part rouler, il ne sera pas possible de faire et voir grand chose dans une région pourtant incroyablement dense en merveilles naturelles comme en visites culturelles ou historiques. Donc, encore une fois, ne visez pas trop haut, prenez votre temps, et ce n’est pas grave si vous ne pouvez pas tout voir, car en vérité, même si vous aviez 4, 5, 6  ou 10 semaines : vous ne pourrez pas tout voir. Autant que votre séjour soit équilibré, diversifié et riche en aventures extraordinaire plutôt qu’en kilomètres parcourus sans s’arrêter ni profiter.

Tenir compte de la saison

Il vous faudra également tenir compte de la saison, qui peut impacter sensiblement l’itinéraire choisi. Pour la majorité des zones évoquées, la meilleure saison reste incontestablement l’été. Très souvent, on entend ou on lit que les saisons intermédiaires (printemps ou automne) sont les meilleures saisons pour visiter l’Ouest américain. Ce n’est pas notre avis. Beaucoup de régions de l’Ouest sont en altitude (le plateau du Colorado par exemple est à une altitude moyenne comprise entre 1000 et 1500 mètres, avec de très nombreux parcs localisés au dessus de 2000 mètres, mais c’est vrai également de la Sierra Nevada, du Colorado, du Wyoming etc…). Et avec l’altitude, les températures chutent très vites à l’approche de l’hivers, et se maintiennent assez basse jusqu’à la toute fin du printemps. Le parc national de Yosemite par exemple n’est pas traversable d’Ouest en Est entre fin octobre et fin mai à cause des chutes de neige qui bloquent les cols d’altitude (le Tioga Pass notamment). Certaines années, le col du Tioga n’est rouvert que début juillet. Alors certes, il peut faire chaud sur toute une partie de l’Ouest américain en été (voire très chaud dans le sud désertique), mais à l’inverse, toutes les activités aquatiques dans les lacs et les rivières ne sont possibles qu’au cœur de l’été. En outre, au vu des distances importantes à parcourir dans l’Ouest, il est préférable d’envisager un périple sur une durée aussi grande que possible, ce qui n’est généralement possible pour la plupart des gens qu’en été. Donc, nous conseillons vivement d’explorer ces régions en été, à l’exception de la côte californienne et des zones désertiques du sud californien et de l’Arizona qui peuvent être parcourue toutes l’année, et confortablement en hivers et aux mi-saisons. Ne pensez pas forcément non plus que l’été est noir de monde et à l’inverse que les parcs sont déserts au printemps et à l’automne. C’est vrai pour quelques uns d’entre eux, mais à l’inverse, on constate les pics de fréquentation les plus importants dans bon nombre de parcs nationaux américains lors des vacances américaines de printemps ou d’automne.

Elaboration de l’itinéraire

Une fois qu’on est au clair sur la ou les régions visées, sur la saison du séjour et sur la durée prévue du séjour, on peut passer à l’étape la plus essentielle mais aussi la plus complexe : l’élaboration de l’itinéraire lui-même. La règle de base dans cette phase particulièrement sensible, c’est de toujours partir des activités pour ensuite déterminer les étapes et leurs durées. Jamais l’inverse. En aucune façon vous ne devez postuler que vous allez passer 3 nuits à Los Angeles, 1 nuit à Las Vegas, puis 2 nuits à Grand Canyon, et ensuite chercher à voir comment vous allez remplir ces journées. Ce n’est qu’une fois que vous aurez identifié ce que vous allez concrètement faire que vous pourrez déterminer où vous allez dormir et combien de temps vous allez rester sur chaque étape.

Par exemple, vous souhaitez découvrir les Studio Universal à Los Angeles, explorer le centre ville de Downtown LA, faire un tour sur Hollywood Boulevard et Beverly Hills, voir le Hollywood Sign, et faire un peu de plage à Santa Monica et Venice Beach : il vous faudra donc 1 journée complète pour Universal Studios, une demi journée pour Downtown LA et pour chacune des deux plages, et une dernière demi journée pour Hollywood Boulevard, Beverly Hills, et le Hollywood Sign. Cela fait 3 jours complets sur Los Angeles, soit 4 nuits en comptant que vous arriverez en fin de journée par avion. Vous avez 5 bonnes heures de route entre Los Angeles et Las Vegas : comptez 6 heures avec un petit détour par un segment de la route 66 et/ou un déjeuner pour couper la route. Il ne reste donc sur cette journée de transit qu’une fin d’après-midi et une soirée sur Las Vegas. Si vous souhaitez prendre le temps de découvrir Las Vegas, voir les casinos du Strip et de Downtown de jour et de nuit, faire un peu de shopping, et profiter de votre piscine, il faudra donc positionner 2 nuits sur Vegas. Vous pouvez choisir de n’en mettre qu’une, mais alors il faudra assumer de n’avoir qu’un aperçu éclair de la ville en une soirée, avec deux grosses journées de route avant et après. Sur Grand Canyon National Park, une bonne option de randonnée est de faire le premier tiers du South Kaibab Trail. On comptera une petite demi journée pour cette excursion. On aura donc besoin d’une seule nuit sur Grand Canyon : une journée pour rejoindre Grand Canyon depuis Las Vegas avec un arrêt à Kingman sur la route 66, et une fin de journée pour profiter des points de vue sur le Grand Canyon au coucher du soleil. Et le lendemain matin, la randonnée dans le canyon, puis la route vers la prochaine étape. On voit donc qu’on aura finalement besoin de 4 nuits à Los Angeles, 1 ou 2 sur Las Vegas et une au Grand Canyon. Mais c’est bien le choix des activités qui nous a dicté les localisations et durées des nuits, et surtout pas l’inverse.

De manière pratique, nous utilisons principalement Google Maps pour cette étape de conception de l’itinéraire. Nous créons une carte personnalisée grace au service Google MyMaps, et nous rajoutons des marqueurs sur chaque activité, lieu, points d’intérêt que nous souhaitons visiter. Nous essayons d’estimer la durée que prendra le passage par ce point (bref arrêt, ou activité de plusieurs heures). Cette étape est la plus longue : nous croisons de multiples sources, guides, sites etc… pour énumérer tous les points d’intérêt qui nous paraissent susceptibles de nous plaire, et les synthétiser tous sur une carte. Puis nous passons à l’étape du tri : nous passons en revu tous les points de notre carte, et nous changeons la couleur du marqueur pour éliminer les points par exemple trop excentré par rapport au parcours qui semble se dessiner, ou redondant par rapport à un autre point à une autre étape. Nous passons les points éliminés en rouge, les points validés en vert, et quelques points en orange si l’on est pas encore sûr. Progressivement, va se dessiner un circuit approximatif sur votre carte.

N’oubliez pas non plus à cette étape de vous renseigner sur les événements qui seraient compatibles avec vos dates de séjour : assister à un événement sportif comme un match de baseball, de basket NBA ou de football américain, un évènement culturel comme une County Fair, un festival ou un rodéo, une comédie musicale à New York ou un spectacle de magie à à Las Vegas, sont autant d’opportunité de découvrir le pays d’une autre manière.

Vous allez ensuite traduire ce circuit dans un calendrier, sur un tableur (comme Excel, ou bien un tableur en ligne comme Google Sheet, que nous utilisons personnellement, car plus pratique à partager entre plusieurs participants à l’élaboration du circuit). Pour chaque journée, nous précisons les activités prévues avec si possible le temps approximatif à réserver, dans une seconde case nous calculons le temps de route total sur l’ensemble de la journée, du point de départ au point d’arrivée, avec tous les détours nécessaires pour les activités prévues. Et enfin nous précisons la ville étape où nous devrons dormir. Pour le petit segment d’itinéraire évoqué plus haut, cela donnerait un calendrier comme ceci :

Evidemment, lors de ce travail de mise en place de l’itinéraire, en passant de la carte au calendrier, on peut constater des problèmes, notamment au niveau du timing d’une étape (trop d’activité sur une seule journée), de la distance entre deux étapes (trop de route sur une journée), ou bien simplement au niveau de la durée totale du séjour (toutes les activités et étapes prévues ne tiennent finalement pas dans le timing imposé, il faudra choisir où couper). Il faudra sans doute plusieurs aller et retour, avant de trouver la bonne combinaison, et de faire les derniers choix, en écartant une étape, en arbitrant entre deux activités, ou en repensant parfois plusieurs fois le tracé intégral du séjour (cela nous arrive souvent).

Comme vous le voyez, il n’est pas forcément utile de rentrer trop dans les détails, une description sommaire des activités de la journée est suffisante. Mais il est indispensable de faire figurer séparément les activités (ce que l’on fait) du point d’étape (où l’on dort). Vous ne pouvez pas imaginer le nombre de problèmes sérieux dans les itinéraires qu’on nous soumet nous détectons chaque jour, lié au fait d’avoir construit un itinéraire qui ne fait pas cette distinction. Les points d’étapes (les nuits), sont des jalons réguliers, et il est capital de savoir ce que l’on fait entre chacun de ces jalons. Un itinéraire qui décrit uniquement les points d’étapes, ou à l’inverse uniquement le contenu de la journée, ne permet pas de juger de la pertinence ou de la faisabilité du parcours.

Autre point : n’indiquez aucune distance en km ou en miles, c’est une indication sans aucune pertinence. Ce qui compte c’est le temps de route. Calculez le en utilisant Google Maps, et en incluant pas seulement le trajet entre les deux points d’étapes, mais aussi les éventuels détours imposés par vos visites de la journée. Gardez à l’esprit que c’est un temps de route approximatif et plutôt minimal, et qu’il n’inclut ni les pauses, ni l’arrêt à la pompe etc. De nombreux circuits proposés par les tours operators sont déraisonnable car ils estiment les distances entre les points d’étapes uniquement. Par exemple, vous verrez souvent une journée, où vous partez de Grand Canyon Sud, pour arriver à Kanab. L’estimation Google Maps donne 3h40. C’est beaucoup pour une journée, mais ça reste faisable. Par contre, l’itinéraire du tour operator indique comme activité de la journée : Monument Valley. Si l’on rajoute cette activité dans le calcul du temps de route, Google Maps nous donne  un tout autre résultat, de 6h20 de route. Autant dire que cette journée est impossible. D’une manière générale d’ailleurs, les activités de la journée ne doivent représenter que des détours limités par rapport au trajet direct entre les deux étapes. Si le détour est trop long, c’est que l’itinéraire est mal conçu. D’une manière générale, on évite au maximum les détours, les activités doivent être sur la route entre les étapes. Si ce n’est pas le cas, il faut changer les activités ou changer les étapes. Essayez de limiter au maximum les journées de route égales ou supérieures à 4h. Sauf cas rare, les journées de route de 6, 7 ou 8 heures sont l’indice évident d’un itinéraire mal conçu. Essayez de limiter à 3h de route maximum la majorité de vos journées.

Nous déconseillons également de chercher à tout prix à faire plusieurs jours à chaque étape pour rayonner à partir d’un nombre limité d’étapes. Le plus souvent cela ne fonctionne pas pour un circuit dans l’ouest américain, et cela va vous rajouter beaucoup de route au final. Il vaut mieux changer plus souvent de lieu d’étape, et avoir des journées de route plus courtes et plus régulières. On ne reste plusieurs jours à une étape que si l’étape elle-même le justifie, ce qui est assez rare dans les parcs de l’ouest américain.

Enfin, dernier conseil essentiel : positionnez toujours vos étapes à proximité de votre activité principale du jour suivant. Le bon timing c’est de pouvoir faire l’activité à l’endroit où l’on a dormi, pour ne pas avoir de route le matin avant de faire cette activité, être au plus tôt sur l’activité, avant les grandes chaleurs du milieu de journée, et avant le gros de la foule. Puis après cette activité, de prendre la route pour l’étape suivante. Essayez d’y arriver en milieu ou fin d’après midi, de manière à avoir le temps de vous relaxer et vous reposer un peu en fin de journée, et de pouvoir vous coucher tôt pour répéter ce cycle le jour suivant. Dans notre exemple ci-dessus, la randonnée au Grand Canyon est le lendemain de la nuit au Grand Canyon, et surtout pas la veille, à l’arrivée au Grand Canyon après 4h30 de route depuis Las Vegas.

Si vous respectez tous ces conseils, vous devriez pouvoir concevoir des itinéraires équilibrés et raisonnables. Mais on ne va pas vous cacher que cette étape est très longue, contraignante, et complexe. Pour l’élaboration de nos propres séjours, ce sont des heures et des heures de recherche préalable, puis de choix et d’expérimentation à tâtons pour trouver la bonne combinaison d’itinéraire, le tout sur plusieurs mois en général. Soyons réaliste, tout le monde n’a pas forcément le temps ou l’envie de faire un travail aussi minutieux. Mais si vous ne le faites pas vous même, il faudra néanmoins que quelqu’un le fasse pour vous.

Nous proposons par exemple des itinéraires minutieusement pensés pour offrir un séjour équilibré, en faisant la part belle aux expériences insolites et en dehors des sentiers battus. Ils sont proposés sous la forme de carnets de route clés en main, très détaillés. Vous pouvez vous en inspirer, ou bien simplement les suivre à la lettre. C’est la garantie d’un séjour réussi, avec beaucoup de diversité, un maximum de découverte, un équilibre parfaitement pesé : en un mot, un condensé de toute notre expérience de voyage et de préparation de voyage pour les centaines de clients qui nous ont fait confiance depuis 10 ans pour préparer leurs séjours dans les régions de l’Ouest Américain.

Nous avons pour l’instant publié 3 itinéraires dans l’Ouest Américain (et un en Floride) :

Si vous utilisez ces itinéraires mais que vous souhaitez les modifier pour partie, ou bien si vous choisissez de construire vous même un itinéraire totalement original, vous pouvez utiliser notre service de Hotline pour vous aider à valider vos étapes, et d’une manière générale, pour répondre à toutes les questions que vous pourriez avoir. La Hotline est une assistance par téléphone ou vidéoconférence (c’est plus convivial), facturé au temps passé. Si vous avez bien préparé vos questions et votre itinéraire, il faut entre 45 minutes et deux heures grands maximum pour couvrir tous vos besoins, répondre à toutes vos questions, vos orientés, corriger vos erreurs, et aboutir à un itinéraire équilibré et validé en tout point.

Réservation des vols

Une fois votre itinéraire bouclé et validé, vous pouvez passer aux étapes de réservation. Le premier élément à réserver avant tous les autres, est l’avion. Il est indispensable de réserver vos vols en premier, car vos dates pour le reste des réservations dépendront du vol que vous aurez trouvé. Il n’y a pas de recette miracle pour avoir un bon prix d’avion. Il n’y a pas de site magique, de secret de réservation du type « c’est moins cher de réserver le mardi » ou « les vols en semaine sont moins chers que le week-end » etc.. Croyez-en notre très longue expérience de recherche de vol (nous recherchons plus d’une centaine de vols par an) : la seule règle est qu’il n’y a pas de règles. En revanche, vous pouvez maximiser vos chances de trouver un bon tarif, avec les astuces suivantes :

  • Commencez vos recherches le plus tôt possible. Pour un séjour en été par exemple, les premiers vols sont ouverts à la réservation dès septembre de l’année précédents (voire fin aout). Il arrive souvent que l’ouverture des réservations soit l’occasion de dégoter des prix franchement concurrentiels. Nous réservons le plus souvent nos vols pour l’été entre septembre et octobre de l’année précédente.
  • Si vous ne pouvez pas réserver aussi longtemps à l’avance, ou si vous n’avez pas trouvé de prix intéressant aussi tôt, nous vous conseillons de mettre en place une veille quotidienne : vérifiez tous les jours (le matin de préférence) les prix, de manière à avoir une bonne idée des tendances, et à détecter les baisses promotionnelles. Ces promotions peuvent arriver à l’automne, ou plus rarement en début d’année. Elles sont généralement très fugaces : quand vous voyez un bon prix apparaitre, n’attendez pas, réservez de suite. Parfois les prix ne restent que quelques heures.
  • Soyez souples sur vos dates : souvent les prix peuvent varier beaucoup d’un jour à l’autre. Si vos dates de séjour sont fixes, vous réduisez considérablement vos chances de trouver une bonne offre. Si vous pouvez chercher des prix dans un intervalle de dates assez large, vous maximisez vos chances de trouver une bonne offre
  • Soyez souples sur vos exigences en matière de vol : si vous êtes fixé sur une seule compagnie en particulier, si vous voulez absolument un vol direct, un certain niveau de confort etc… il est évident que vos chances d’avoir un prix intéressant vont baisser. Plus on est souple, plus on s’offre la possibilité d’un nombre plus élevés d’offres intéressante. Quand on nous demande sur quelle compagnie nous avons l’habitude de voyager, notre réponse est toujours la même : nous prenons toujours la même compagnie, la moins chère. Bien entendu, si vous avez le budget qui va avec, il est tout à fait compréhensible d’avoir certaines exigences. Mais on ne peut pas avoir des exigences et vouloir à toute force un prix plancher. Pour avoir le meilleur prix, il faut de la souplesse.
  • Soyez souples sur vos aéroports de départ comme d’arrivée : si vous visez le prix le plus bas, il ne faut pas avoir peur de regarder d’autres aéroports que ceux juste à côté de votre domicile. Par exemple, nous sommes parisiens, mais nous regardons également les prix à Bruxelles ou Amsterdam, deux aéroports où il peut arriver d’avoir certaines années d’excellents prix, et qui sont facilement accessible en TGV. Si vous êtes dans le sud-ouest de la France, n’hésitez pas à vérifier les prix à Barcelone, ou si vous êtes sur Lyon, les prix à Genève… De la même manière, essayez de faire varier vos aéroports d’arrivée ou de départ aux Etats-Unis. Par exemple, si vous faites une boucle San Francisco – San Francisco, rien ne vous empêche de faire la même boucle depuis une autre ville sur votre parcours, comme par exemple Los Angeles ou Las Vegas. Et si vous faites un Denver – Los Angeles, vérifiez aussi le Los Angeles – Denver, parfois en intervertissant les aéroports de départ et d’arrivée, les prix sont très différents.

Puis, une fois votre vol réservé, vous pouvez enfin passer aux réservations des autres éléments de votre voyage, à savoir principalement la location de voiture et les logements.

Réservation de la voiture de location

Nous vous conseillons de lire avec beaucoup d’attention notre article dédié sur la location de voiture aux Etats-Unis, qui détaille les erreurs à éviter, les trucs et astuces pour payer moins cher, les assurances indispensables etc … Nous vous donnons également de nombreux codes promotionnels et des liens de réservation pour maximiser vos chances d’avoir un prix compétitif.

Réservation des hôtels

Pour rechercher vos hébergements, n’hésitez pas à consulter notre article détaillant nos conseils sur les meilleurs sites pour réserver sur Internet. Vous y trouverez de nombreux conseils et astuces. Vous trouverez également sur le blog un article sur lequel nous listons chaque année les hôtels où nous avons eu les offres les plus intéressantes pour chaque ville ou région, lors de nos centaines de recherches d’hôtels pour nous ou nos clients. C’est une excellente base de départ pour faire vos recherches en ciblant des établissements pré-validé par nous, et sur lesquels nous avons déjà eu de bon prix. C’est un article que nous mettons à jour très régulièrement.

Mais vous pouvez aussi profiter de notre offre d’Assistance gratuite à la sélection des hôtels de votre périple américain. En effet, si la recherche d’un hôtel est une chose déjà peu aisée en temps normal, la tâche est devenue encore plus difficile ces dernières années avec la hausse du dollars et la forte progression du tourisme aux Etats-Unis. Trouver un hôtel dans son budget sans risquer d’avoir une mauvaise surprise sur place, en sachant lire entre les lignes des avis des internautes ne s’improvise pas. Nous vous proposons de vous aider à sélectionner les hôtels les plus adaptés à vos attentes et à votre budget, et ce gratuitement. Vous nous indiquez vos étapes, le nombre de nuits, de personnes (avec l’âge des enfants), vos exigences, et surtout votre enveloppe budgétaire, et nous identifions à chaque étape la ou les meilleurs offres en fonction de vos contraintes. En contrepartie, vous vous engagez simplement à réserver en suivant nos liens : nous percevons alors une petite commission sur la plupart des réservations, qui rémunère notre travail de recherche. Cela ne vous coûte rien (ce n’est absolument pas plus cher pour vous, vous payez le même prix que si vous aviez cherché et réservé seuls), puisque ce sont les sites de réservation qui nous versent la commissions d’affiliation sur leur propre commission hôtelière. Tout le monde est gagnant : vous bénéficiez de nos conseils précis, de toute notre expertise (des milliers d’hôtels réservés sur les dernières années) et de sélections personnalisées, à vos dates, et nous percevons une petite rémunération qui nous permet de continuer à faire vivre le blog. Nous pouvons fournir ces liens de réservation sur la plupart des plate-formes de réservation du marché (Hotels.com, Expedia, Booking etc..) si vous avez une préférence particulière, sinon nous vous orientons vers la plate-forme la plus intéressante selon notre expérience. Alors n’hésitez pas.

En option : un carnet de route détaillé

Si vous avez choisi de vous appuyer sur une de nos itinéraires clés en main, vous aurez le confort de disposer d’un carne de route ultra détaillé, reprenant votre itinéraire jour par jour, et vous indiquant tous les détails des activités, des randonnées dans les parcs, des circuits de découverte des principales villes, des options pour vous arrêter déjeuner sur le parcours, et milles autres informations pratiques et détails insolites. C’est plusieurs centaines de pages de contenus originaux, qui vous guideront tout au long de votre séjour.

Sachez aussi que nous proposons dans la cadre de l’offre de Hotline, la rédaction d’un carnet de route sur mesure pour votre itinéraire. Vous fournissez les étapes et nous vous compilons un carnet de route sur mesure. Selon la durée du séjour, il nous faut entre 1h et 3h de hotline pour compiler un carnet de route sur mesure.

Pourquoi nos carnets de route vous aideront beaucoup mieux à préparer un voyage aux Etats-Unis qu’un guide de voyage classique ?

Tout d’abord, nos guides sont volontairement subjectifs : ils sont le résultat de NOTRE expérience, et de NOTRE approche du voyage. Ils sont tout l’inverse d’un guide neutre et encyclopédique comme on peut en trouver chez tous les libraires. Nous ne proposons pas toutes les options, mais celles que nous jugeons les meilleures et surtout les plus cohérentes les unes avec les autres.

Devant l’immensité des régions à visiter sur ce continent que sont les Etats-Unis, de très nombreux voyageurs et lecteurs nous font part de leur frustration et leur incapacité à choisir et organiser les étapes de leur voyage. La lecture de guides ne résout pas leur problème : au contraire, il l’accentue, en ajoutant une liste colossale d’étapes potentielles dont il leur paraît impossible de faire naître un voyage réaliste dans le temps qui leur est imparti.

Créer son voyage n’est pas uniquement sélectionner des étapes, c’est aussi et surtout choisir le bon tempo, sélectionner des activités susceptibles de plaire à tous les participants du voyage, sortir des sentiers battus autant que possible, et varier les paysages et expériences pour renouveler sans cesse le plaisir de la découverte. A travers nos carnets de route, nous ne proposons pas un catalogue d’options et une approche exhaustive des Etats-Unis, mais des voyages cohérents, variés et parfaitement rythmés, accessibles à la majorité des publics. Avec nos carnets de route, les voyageurs ont le sentiment de partir réellement à l’aventure, à la découverte d’une région et d’une culture passionnantes, tout en étant complètement sécurisés par nos indications précises et détaillées.

En travaillant sur notre activité de coaching, nous avons avec le temps compris que s’il fallait tenir compte des envies et contraintes de chaque client (le coaching est une forme d’accompagnement sur mesure), notre force était ensuite de les amener progressivement sur notre terrain, de leur faire découvrir notre Amérique, et de leur faire vivre nos expériences. Les retours que nous avons de nos clients sont unanimes : une grande partie de la satisfaction qu’ils ont tirée de leur séjour repose sur le fait que jamais ils n’auraient imaginé faire le voyage qu’ils ont fait, jamais ils n’auraient osé s’aventurer sur les sentiers que nous leur avons proposés, jamais ils n’auraient eu l’idée d’assister aux événements que nous leur avons conseillés : le voyage les a surpris, parfois même bousculés dans leurs habitudes, et les souvenirs qu’ils en gardent sont toujours très forts.

Voyager est une découverte et la découverte suppose une certaine curiosité et ouverture d’esprit. Si l’on présente aux voyageurs un trop large catalogue d’options, ils auront tendance à choisir les options qui semblent leur correspondre, et feront un voyage convenu, sans inattendu. L’inverse du voyage en somme. Nous considérons avoir réussi notre mission lorsque nous amenons nos clients et lecteurs en dehors de leur zone de confort, et qu’ils en reviennent bluffés et fiers d’eux. Des périples issus de nos carnets de route, les voyageurs en ressortent ressourcés, certes parfois fatigués mais heureux de ce qu’ils ont pu accomplir, des souvenirs pleins la tête et pour une grande majorité d’eux avec l’envie d’y retourner.

Les guides traditionnels, de part leur approche encyclopédique, permettent difficilement au voyageur de construire de tels voyages. De surcroît, l’approche encyclopédique, si elle ne hiérarchise pas ses nombreuses propositions, noie le voyageur dans des choix pléthoriques dont il ne sait comment les traiter. Et si au contraire comme parfois, un guide hiérarchise les propositions (“incontournable”, “à voir”, etc… ou autre système d’étoiles), le voyageur sera enclin à se concentrer sur les “incontournables” et les options les mieux « notées », ce qui contribue à concentrer tout le monde sur les mêmes lieux et attractions. Pourtant ce qui compte, c’est moins d’avoir coché tous les soi-disant “incontournables” d’un pays ou d’une région, que d’avoir construit un itinéraire équilibré, varié, où alternent sur un rythme raisonnable des expériences différentes et complémentaires, qui participent toutes d’un voyage réussi. L’important c’est réellement l’ensemble, et pas chaque élément pris séparément. C’est pourquoi nos guides ne sont pas des annuaires listant tous les points d’intérêts ou restaurants sur une région ou une ville, mais des itinéraires réfléchis, qui présentent une véritable cohérence, et qui proposent aux voyageurs de les accompagner dans une succession d’expériences, d’aventures, de découvertes insolites, qui, mises bout à bout, constituent un voyage de rêve. C’est ce travail sur un parcours et non une région qui fait la différence d’approche majeure entre nos guides et ceux qu’on trouve actuellement dans le commerce.

Bien évidemment, ces itinéraires sont aménageables par tout un chacun. Nous ne nous attendons pas à ce que chacun suive à la lettre ces programmes et circuits, mais au contraire les adapte en fonction d’impératifs qui lui sont propres. D’ailleurs nous proposons nous-mêmes plusieurs choix à certaines étapes, notamment quand une activité physique peut se révéler trop lourde pour certaines personnes. Mais au moins le point de départ de la réflexion est un circuit équilibré, pensé et dosé pour former un tout cohérent et qui fonctionne.

Dernière option : l’accompagnement intégral avec le Coaching personnalisé

Vous avez bien compris la méthode pour créer votre circuit dans l’ouest américain mais vous sentez dépasser par la tâche, ou vous n’avez simplement pas le temps à y consacrer ? Notre offre de coaching de voyage vous accompagne sur l’ensemble des étapes de la préparation d’un séjour inoubliable : création d’un itinéraire sur mesure en fonction de votre budget et de vos goûts, identification des prestataires au meilleur coût notamment pour l’avion, la voiture et les hôtels, recherche d’activité ou événements spéciaux, conseils personnalisés, fourniture de points d’intérêt GPS, rédaction d’un carnet de route personnalisé détaillé jour par jour etc… Nous prenons tout en charge, mais vous êtes associés à chaque étape de la préparation du séjour, pour un voyage vraiment sur mesure et qui vous convienne, dans votre budget et qui respecte vos contraintes.

Nous prenons un maximum de 75 dossiers de Coaching par an, dont 55 sur l’été, car notre capacité de production des carnets de route au printemps ne nous permet pas de dépasser ce volume de dossiers. Donc ne tardez pas trop à nous contacter si vous êtes intéressés par cette formule d’accompagnement. Vous trouverez de très nombreux témoignages clients sur la page Assistance Voyage, en bas de page.

 

 

4 Commentaires

  1. Julien

    De retour d’un superbe voyage de 4 semaines en famille avec nos 3 ados, je voudrais souligner comme le boulot sur ce blog et l’aide de Sandrine et Silvere ont été précieux. Ils sont pour bcp dans l’accumulation de souvenirs fantastiques que nous avons accumulés.
    Ils vous aident à bien équilibrer un road trip, à dénicher les perles (et God knows qu’il y en a !) et éviter els écueils de préparation et d’organisation. leur aide hotel est top.
    Bref vraiment merci et à dans 2 ans pour la Floride, c’est décidé !

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  2. Bruno Pilloix

    Merci pour votre blog, mon voyage cet été a été très réussi en parti grâce à vous ! Bonne route !!

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  3. Make My Trip

    Parcours super intéressant et bien détaillé ! merci pour cet article

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  4. Hélène

    Alors là !!!! Chapeau !! Quel boulot !!!! Merci beaucoup pour tous ces parcours et conseils et surtout merci pour ce partage ! Vous êtes extraordinaires !

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