Choisir sa destination de voyage aux États-Unis est une tâche plus ardue qu’elle en a l’air. D’abord parce que les Etats-Unis sont un très vaste territoire, aux régions variées, recélant d’innombrables options de séjours très différentes les unes des autres. Entre les plages de Floride, les grands parcs nationaux de l’Ouest américain ou les gratte-ciels des grandes métropoles du nord-est, on mesure bien qu’un seul voyage ne permet de pas de visiter “les Etats-Unis” dans leur globalité. Du coup, cibler une sous-région particulière est réellement une nécessité.
Pour la choisir au mieux, il est essentiel de se poser plusieurs questions clés au préalable. Nous allons détailler les principales pour vous aider à mieux cibler la région qui VOUS convient. Puis nous listerons les principales destinations américaines, en évoquant leurs points forts, les meilleures saisons pour les visiter, la durée idéale d’un séjour et beaucoup d’autres variables utiles au voyageur.

Bien choisir sa destination : quelles questions se poser ?
Effectivement il y a beaucoup de questions qu’on peut se poser et qui peuvent aider à nous aiguiller dans un choix de destination aux États-Unis. Il est important de toutes les prendre en considération, afin d’être sûr de faire le bon choix, trouver la région correspondant à vos attentes et envies, et éviter de vous rendre compte trop tardivement que finalement la saison à laquelle vous souhaitez partir n’est pas la plus adaptée pour cette localisation.
Premier voyage ? Voyage unique ?
Avant toute chose, il convient de savoir si ce voyage est votre premier aux Etats-Unis, ou bien si vous connaissez déjà une partie de ce vaste pays. Car l’approche ne sera évidemment pas du tout la même. Dans le second cas, vous pourrez commencer par éliminer la ou les régions que vous connaissez déjà (à moins que vous souhaitiez justement approfondir une zone déjà visitée), et chercher les destinations complémentaires à votre ou vos premiers voyages. Mais s’il s’agit de votre première expérience aux Etats-Unis, il est capital de savoir si vous imaginez ce périple comme une expérience unique (le « voyage d’une vie ») ou le premier d’une série de séjours potentiels aux USA ? Car évidemment l’approche risque d’être très différente dans un cas comme dans l’autre.
Dans le cas d’un voyage unique, il n’y aura pas de place au doute : il faudra aller à l’essentiel et cibler les paysages et destinations qui symbolisent l’Amérique avant tout à VOS yeux. Selon que votre image de l’Amérique soit les gratte-ciels de New York, où les grandes plaines de l’Ouest américain, le projet risque d’être bien différent. Si l’Amérique vous évoque les Westerns, ou l’univers urbain du rap, votre choix de destination risque d’être diamétralement opposé.
Dans le cas d’un premier voyage qui sera suivi d’autres périples américains, alors la pression est moins forte. Ce premier voyage sera avant tout une introduction. L’ordre des régions importe moins puisque vous savez que vous pourrez revenir. Essayez plus d’optimiser votre séjour en fonction de votre timing, de la saison, et de votre budget. Vous pourrez toujours explorer une autre région lors d’un prochain séjour. Nous détaillerons plus loin dans cet article les différentes régions, quoi faire, afin que vous puissiez mieux vous rendre compte des spécificités de chacune.
Quand souhaitez-vous partir ? L’importance de la saison et du climat
Le choix de la période de voyage est également une étape décisive, car le climat conditionne grandement la faisabilité et la nature de l’expérience sur place. Et quand on parle de saison et de climat, il ne faut pas raisonner uniquement en termes de dates ou de latitude nord-sud, mais aussi prendre en compte l’altitude, souvent sous-estimée : par exemple, beaucoup de gens pensent que visiter le Grand Canyon au printemps est la saison idéale, par rapport à l’été jugé potentiellement trop chaud. Ils oublient alors un peu vite que la rive du canyon est située à plus de 2000 mètres d’altitude, soit l’altitude d’une station de ski en France. Nous avons ainsi déjà subi une tempête de neige début avril au Grand Canyon!
Et il n’y a pas que les températures qui varient en fonction des saisons : la durée d’ensoleillement change radicalement d’un mois à l’autre. Visiter New York en hiver peut sembler économique (si on y va en février par exemple, saison la plus basse de l’année) ou magique (si on y va pour les fêtes de Noël par exemple), mais les journées très courtes limitent considérablement le temps passé à visiter la ville par rapport à un séjour estival. En décembre, le soleil se couche ainsi à 16h30. Si vous ajoutez la problématique des températures basses, vous comprenez vite que vous ne pourrez pas faire autant de choses qu’à la fin du printemps ou en été.
La gestion de la chaleur en été est également un facteur important, nécessitant d’adapter le rythme de sa journée, par exemple en visitant les villes tôt le matin. N’imaginez pas déambuler toute la journée dans les rues de la Nouvelle Orléans ou de Miami en plein mois de juillet : à partir de la mi-journée les températures rendront vos explorations urbaines difficilement soutenables. Ainsi, l’impact des températures dépend surtout des activités prévues : une randonnée dans l’Ouest par 34°C peut être beaucoup plus éprouvante qu’une activité aquatique en Floride par 38°C. À l’inverse, même en été, les nuits peuvent rester fraîches en altitude. Il faut également surveiller la saison des ouragans dans le Golfe du Mexique à l’automne. Ou bien prendre en compte que viser une visite de l’Ouest en dehors de l’été pour éviter les grosses chaleurs estivales vous prive également de toutes les activités aquatiques (comme le tubing, le kayak, le rafting, la baignade en lac ou en rivière, le canyoning …).
Enfin, la saisonnalité influence directement la fréquentation, et par extension le budget, avec des pics qui varient selon les régions : l’hiver est la haute saison en Floride, tandis que l’été l’est pour l’Ouest, et les mi-saisons pour New York. Il existe d’ailleurs une idée reçue concernant l’Ouest américain : les mois de juin et septembre ne sont pas forcément plus calmes ou moins chers que juillet ou août. En effet, si les étrangers privilégient des séjours au cœur de l’été, pendant les vacances scolaires européennes de juillet-août, les Américains voyagent plus massivement en juin et septembre, ce qui maintient des prix élevés sur ces périodes, souvent même supérieurs à ceux de juillet-août.
Quel est la durée envisagée de votre périple ?
Après avoir déterminé la saison idéale, il est indispensable de définir la durée précise de votre séjour, car celle-ci conditionne inévitablement le choix de la destination et l’envergure du périple. Il est illusoire de vouloir embrasser toute l’immensité de l’Ouest américain en un séjour de quelques jours. Même sur 15 jours, vous devrez vous concentrer sur une sous-région spécifique en acceptant de ne pas “tout voir”. Ou bien privilégiez une zone géographiquement plus compacte, comme la Floride.
En outre, plus le séjour est court, plus l’impact du décalage horaire et des heures de vol se fera sentir. C’est pourquoi, pour une escapade de moins d’une semaine, il est souvent conseillé de rester sur la côte Est des Etats-Unis. S’aventurer jusqu’à la côte Ouest sur un laps de temps si court impliquerait des vols trop longs (et coûteux), et vous n’auriez pas le temps de vous remettre du trajet et du décalage horaire que vous devriez déjà repartir.
Quel est votre budget ?
Il est également indispensable de définir dès le départ votre enveloppe budgétaire globale pour votre voyage. Nombreux sont les voyageurs qui hésitent à se fixer une limite précise. Pourtant établir un budget maximum est une étape cruciale pour valider la faisabilité de votre projet en fonction de la durée, de la destination et de la saison envisagées . Avoir un tel plafond ne signifie pas qu’il faille absolument tout dépenser (tant mieux si vous bouclez finalement votre séjour pour moins cher), mais il permet d’orienter de manière réaliste vos choix, que ce soit en termes de destination, de saison ou de durée.
En effet, le coût de la vie varie considérablement d’une région à l’autre : si la Californie ou les grandes métropoles du Nord-Est affichent des tarifs très élevés (que ce soit en termes de logement, que de restauration), d’autres zones comme le plateau du Colorado, les Appalaches ou le Sud des Etats-Unis s’avèrent bien plus abordables. Attention toutefois à la saisonnalité qui peut parfois bouleverser ces repères économiques : la Floride, par exemple, est généralement moins onéreuse que l’Ouest, mais peut voir ses prix flamber durant la période des fêtes de Noël, de fin d’année ou pendant le Spring break au printemps. Enfin, cette équation budgétaire doit impérativement intégrer la composition de votre groupe, car les coûts diffèrent radicalement selon que l’on voyage en couple ou avec une famille nombreuse.
Quels participants ?
La composition de votre groupe de voyageurs est également un critère déterminant du choix du type de séjour, de la région et du rythme du voyage. Qu’il s’agisse d’un couple, d’une famille avec enfants ou d’un groupe d’amis aux âges disparates, il est crucial d’évaluer les attentes mais également les capacités physiques de chacun. Et une attention particulière doit être portée à la capacité de marche du membre le moins endurant du groupe, qui servira de référence pour la faisabilité des balades et explorations, que ce soit dans les espaces naturels ou dans les villes. Cependant, pour que tout le monde y trouve son compte, nous conseillons de ne pas s’interdire de créer parfois des sous-groupes d’activités, pour permettre ponctuellement aux uns de partir par exemple sur une randonnée plus sportive pendant que d’autres profitent d’options alternatives plus reposantes. Idem en ville : vous pouvez découper la journée en plusieurs séquences, et tout le monde n’est pas forcé de jouer les prolongations en fin de journée par exemple 😉
Si vous prévoyez de partir aux Etats-Unis en famille ou avec des amis, surtout avant toute chose n’oubliez d’écouter notre podcast Voyager aux Etats-Unis #15 “Réussir son voyage aux Etats-Unis en famille ou avec des amis”.
Il convient également de déconstruire une idée reçue fréquente concernant les voyages en famille avec des enfants : dans notre expérience, choisir un séjour plus urbain dans l’espoir d’éviter trop de marche est bien souvent une erreur. En effet, l’exploration urbaine impose bien souvent des temps de marche nettement supérieurs à une randonnée de quelques heures en pleine nature. L’expérience montre d’ailleurs que les enfants sont généralement plus faciles à occuper et plus enthousiastes dans les grands espaces naturels que dans les grandes métropoles, qui s’avèrent être des destinations moins adaptées, et où l’on finit par devoir enchaîner les “carottes” (une pause, une glace, une “attraction” …) pour les tirer au travers d’une journée. Alors que des activités nature bien choisies (notamment avec une dimension aquatique chaque fois qu’on le peut), se révèlent souvent mieux adaptées aux enfants, y compris les plus jeunes.
Enfin, concernant les voyages avec des enfants en bas âge, comme on l’a déjà évoqué dans l’un de nos podcasts, tout dépend surtout des parents. Nous avons voyagé avec nos enfants depuis leur plus jeune âge, et dans toutes les destinations américaines, avec une adaptation minimale du programme à la contrainte des enfants. Mais pour ceux qui recherchent une destination facile, la Floride est idéale avec de jeunes enfants, avec ses temps de route plus limités que dans l’Ouest, et ses nombreuses activités aquatiques adaptées à tous les âges. Le Plateau du Colorado représente aussi une excellente option, offrant un terrain de jeu ludique où les enfants aiment grimper, et qui reste également praticable avec un porte-bébé pour les tout petits.
Si vous voyagez avec des enfants, nous vous invitons fortement à écouter notre podcast dédié Voyager Aux Etats-Unis #20 “Comment voyager aux Etats-Unis avec des enfants”
Quel équilibre entre ville, nature et culture ?
Enfin, l’équilibre entre villes, nature et culture est une question centrale à se poser en amont de toute réflexion sur une destination de voyage aux Etats-Unis. Attention cependant : si certains rêvent d’une alternance parfaite et régulière entre ces différents éléments (par exemple deux jours de grands espaces suivis d’une journée urbaine, et ainsi de suite), la réalité du terrain en décide souvent autrement. En effet, c’est la géographie qui impose le rythme des étapes : on ne peut pas forcer l’emplacement des villes sur la carte. S’il est toujours possible d’inclure des métropoles dans un circuit plus “nature”, leur apparition au fil du parcours dépendra des distances et du tracé, et il faut surtout éviter de tordre l’itinéraire pour améliorer le rythme d’alternance ville-nature.
Certaines régions font toutefois figure d’exception, en facilitant cette alternance régulière. Ainsi, la Floride, avec ses nombreuses villes et une nature omniprésente sur l’ensemble de son territoire, permet d’alterner assez aisément entre visites urbaines et découvertes naturelles. De même, le Midwest et la région des Appalaches offrent un équilibre intéressant : on peut y enchaîner la visite de grandes villes comme Washington DC, Chicago, Detroit, Saint Louis ou encore Nashville, avec des aventures en plein air comme des excursions en kayak, du tubing ou de la randonnée. Attention cependant : si cette zone centrale des États-Unis propose un mix ville-nature souvent plus aisé que dans l’Ouest, il faut toutefois être prêt à parcourir plus de kilomètres qu’en Floride pour relier ces différentes étapes.
Quelle dimension aquatique à votre séjour ?
Une autre interrogation essentielle à nos yeux concerne la dimension aquatique de votre séjour. Pour beaucoup (nous y compris), qui dit vacances dit baignade. Aussi faut-il s’interroger dans quelle mesure la région choisie permet d’accéder à des plages agréables, ou à des activités aquatiques en rivière ou sur des lacs. Et au-delà de la présence de ces espaces aquatiques dans la zone choisie, c’est surtout la température de l’eau qui vous permettra ou non d’en bénéficier pour vos vacances, température qui varie évidemment selon la latitude et selon les saisons. Sur la côte Pacifique, par exemple, les courants rendent l’océan frais, voire très froid. Si la baignade reste agréable au sud de Santa Barbara en été, l’eau passe vite sous la barre des 15°C dès que l’on remonte vers le nord, y compris en plein été au niveau de San Francisco. Ainsi, bien que magnifiques, les plages de Santa Cruz, de l’Oregon ou même de Cape Cod dans le Nord-Est restent souvent trop fraîches pour de véritables baignades estivales.
La qualité (et la clarté) de l’eau est un autre facteur à ne pas négliger, notamment dans le sud, le long du Golfe du Mexique. En effet, à l’ouest de la Nouvelle-Orléans, en Louisiane et au Texas, les eaux sont souvent troublées par les limons du Mississippi qui se déversent dans le delta, alors qu’à l’Est de cette ligne de démarcation, les eaux du golfe sont particulièrement belles et claires.
Cependant, il ne faut pas limiter les plaisirs aquatiques aux seules plages le long des côtes. L’intérieur des terres regorge en effet d’options : le Plateau du Colorado, les Appalaches ou l’Idaho offrent ainsi de superbes opportunités de rafting, de kayak, de descentes de rivières en bouée (tubing) ou de baignades en rivière, dans des lacs ou même dans des sources chaudes. Gardez toutefois à l’esprit que ces activités dépendent fortement de la météo : pour en profiter pleinement, il faudra viser le cœur de l’été. Si la baignade est une priorité absolue hors saison estivale, mieux vaut alors s’orienter vers la Floride, agréable d’avril à l’automne, et baignable toute l’année si l’on est pas trop frileux, ou carrément vers Hawaï, où l’eau est tempérée tout au long de l’année.
Quel temps de route ?
Le temps de route quotidien et la fréquence des étapes sont également des variables déterminantes pour réussir son projet de voyage aux États-Unis. La majorité des séjours aux USA sont des road trips par définition itinérants. Il faut accepter cette dimension et renoncer aux stratégies consistant à chercher à « rayonner » autour d’un point fixe : cette option multiplie au contraire les aller-retours inutiles et augmente considérablement le temps global passé au volant, là où changer d’étape chaque jour (ou tous les 2 ou 3 jours, cela dépend des régions) permet une progression régulière sur l’itinéraire et réduit le temps de route total.
Aussi votre tolérance plus ou moins importante à la conduite jouera dans le choix de la région. Si vous souhaitez ne pas excéder deux heures de route par jour en moyenne, une destination compacte et ramassée géographiquement comme la Floride sera tout indiquée. À l’inverse, l’Ouest américain, du Wyoming au Dakota du Sud, est sur une toute autre échelle qui impose des temps de conduite plus importants. Il reste néanmoins possible de limiter les temps de trajet dans certaines sous-régions de l’Ouest américain, comme le Plateau du Colorado, mais trop souvent on veut y adjoindre des régions périphériques comme l’associer à la Californie, ce qui ne peut se faire sans rallonger les temps de route de manière substantielle.
Un bon exercice consiste à placer ses envies sur une carte pour confronter son imaginaire à la réalité géographique. Beaucoup de voyageurs pensent ainsi cantonner leur séjour dans l’Ouest américain à la Californie alors que les grands parcs nationaux qu’ils souhaitent découvrir se situent en réalité sur le Plateau du Colorado voisin. Ce travail de repérage visuel est indispensable pour prendre conscience de l’immensité du territoire et réaliser que l’ajout d’une étape iconique, comme Monument Valley par exemple, peut parfois représenter un détour considérable.
Quel type de dépaysement recherchez-vous ?
Enfin, en dernier lieu, il faut vous interroger sur le type de dépaysement que vous recherchez en priorité. Pour affiner votre choix, un bon indicateur est de vous fier à votre réaction émotionnelle face aux paysages : en observant simplement des photos de chaque région, vous sentirez rapidement si vous vibrez davantage pour l’intensité des roches rouges des canyons du plateau du colorado ou pour la beauté envoûtante de la jungle subtropicale de Floride. Il est ainsi essentiel d’identifier le type de panorama qui vous touche personnellement, car c’est ce qui définira le décor des aventures de votre périple!
Demandez-vous également si vous recherchez plus un dépaysement visuel, lié aux paysages, la découverte d’une autre culture, ou encore une aventure gastronomique. Ainsi, une soif d’immersion culturelle vous orientera logiquement plus vers des zones urbaines ou habitées, propices au contact avec la population et avec le mode de vie américain. Certaines régions sont plus richement dotées que d’autres quand il s’agit de découvrir l’histoire des Etats-Unis. D’autres régions sont quasiment intégralement tournées vers l’immersion dans la nature sauvage. Enfin, si la rencontre avec la faune sauvage est un critère décisif, sachez qu’elle n’est pas garantie partout. Contrairement aux idées reçues, l’Ouest américain n’est pas un vaste zoo à ciel ouvert car certaines zones désertiques sont souvent pauvres en présence animale, et c’est souvent celles qui regorgent de paysages splendides. Pour espérer observer des ours, des bisons ou des antilopes, il faudra par exemple cibler des régions plus au nord, de Yellowstone au Dakota du Sud.
Grâce à toutes ces questions que vous devez vous poser, vous allez mieux cerner vos envies, vos contraintes et à partir de là, vous allez pouvoir porter un jugement plus éclairé sur les différentes régions américaines, et choisir celle qui vous correspond le mieux. Il est donc temps de faire un état des lieux de ces différentes régions des Etats-Unis dans lesquelles on peut construire un voyage.
Etat des lieux des différentes régions et destinations aux Etats-Unis
Pour structurer l’immense diversité des destinations touristiques américaines, nous avons regroupé la majeure partie d’entre elles dans trois grandes zones principales : l’Ouest (incluant la Californie, les Grands Parcs, les montagnes rocheuses et la côte Pacifique), le Sud (du Texas à la Floride en passant par la Louisiane), et enfin le Nord-Est (avec notamment ses grandes métropoles, de New York à Washington DC en passant par Philadelphie). Ces trois pôles concentrent l’essentiel des demandes de voyage aux Etats-Unis et constituent les premières intentions de voyage pour la grande majorité des visiteurs, particulièrement lors d’une première découverte des USA.
Nous allons donc commencer par détailler ce que ces trois grandes régions incontournables ont à offrir, et aborderons dans un second temps les zones plus périphériques et les alternatives possibles à ces trois pôles, pour ceux qui souhaitent sortir du cadre classique ou qui cherchent de nouvelles perspectives après de nombreux voyages dans les zones plus classiques.
L’Ouest américain, légendaire/mythique
Débutons notre exploration des grandes régions par l’Ouest américain, qui représente le plus gros morceau du puzzle, tant par sa vaste superficie géographique que par sa place prépondérante dans l’imaginaire collectif.
Pour beaucoup, cette région incarne l’essence même du voyage aux États-Unis, symbolisée par les mythiques grands parcs nationaux. Toutefois, il est important de nuancer : l’Ouest est un territoire immense (presque la moitié des Etats-Unis continentaux) et, en réalité, la plupart des voyageurs se concentrent sur deux sous-régions spécifiques et géographiquement limitées que sont la Californie et le Plateau du Colorado. Nous allons donc commencer par évoquer ce qu’on trouve dans ces deux régions centrales, puis nous étudierons les sous-régions périphériques de l’Ouest, au sud, à l’est ou au nord, qui peuvent soit permettre de compléter un séjour dans ces régions centrales, soit faire l’objet de séjours dédiés bien différents.

La Californie
La Californie est évidemment un des États les plus emblématiques de l’Ouest américain en général, et de la côte Pacifique en particulier. C’est de loin l’Etat le plus peuplé de la région Ouest, un État relativement étendu du nord au sud, mais la majorité des séjours se concentrent sur les zones centrales et sud, situées grosso modo entre San Francisco et Los Angeles, délaissant généralement la partie nord, trop vaste et éloignée pour entrer dans le cadre d’un itinéraire classique sur une première visite. Cette région touristique californienne se divise ensuite en deux sous-ensembles notables : le littoral, d’une part et l’intérieur des terres de l’autre.
Sur la côte on trouve principalement les grandes métropoles mythiques que sont San Francisco et Los Angeles, reliées par des portions de littoral sauvage et des villes étapes plus petites, mais non dénuées d’un certain charme comme Santa Barbara, Monterey, Santa Cruz ou Carmel. En s’enfonçant dans les terres vers l’est, au-delà de la vallée centrale agricole qui ne représente pas d’intérêt touristique majeur, le décor change radicalement avec l’entrée dans la Sierra Nevada, une chaîne de montagnes marquant la frontière avec le Nevada. C’est ici, en altitude, que l’on trouve les principaux parcs nationaux de Californie que sont Yosemite, King’s Canyon et Sequoia National Park. Au programme : montagne, forêts, cascades, lacs, rivières, chutes d’eau et bien sûr, séquoias géants.
Pour “Tout Savoir sur le Parc de Yosemite : Saisons, Hébergement, Randonnées Incontournables” écoutez notre podcast dédié Voyager Aux Etats-Unis #32
Plus au sud, toujours le long de la frontière avec le Nevada puis l’Arizona, le paysage devient plus aride au fur et à mesure qu’on perd de l’altitude en sortant dans la Sierra Nevada. On entre alors dans les déserts du sud-californien : la Vallée de la Mort, le désert de Mojave, le Joshua Tree National Park et la région de Palm Springs. Une sous région difficile à explorer en été à cause de la chaleur, mais de toute beauté. Quant à la Californie du Nord, au-dessus de San Francisco, elle reste une destination magnifique riche en forêts de Redwoods, mais souvent réservée aux voyageurs ayant déjà exploré les classiques ou à intégrer dans un itinéraire côtier qui remonterait jusque dans l’Oregon et l’Etat de Washington. Le choix de la saison joue un rôle important en Californie, car si la côte californienne jouit d’un climat tempéré permettant des visites toute l’année (y compris au cœur de l’hiver, très agréable), la Sierra Nevada à l’intérieur des terres est soumise aux contraintes de l’altitude. Les parcs nationaux de Yosemite ou Séquoias se visitent ainsi idéalement en été ou à la toute fin du printemps ou tout début de l’automne, mais tout l’hiver est marqué par des chutes de neige abondantes qui compliquent les visites et surtout ferment les cols de haute altitude, jusqu’à la fin du printemps.
A l’inverse, les zones désertiques du sud californien comme la Death Valley sont à privilégier en hiver pour randonner sous des températures clémentes, la chaleur estivale y étant particulièrement extrême (pensez 45 à 49 degrés à l’ombre … et il n’y a pas d’ombre).
Carnet de Route Voyager-aux-Etats-Unis: “Boucle Californie : Circuit 17-19 jours dans l’Ouest Américain” – La Californie est avec le plateau du Colorado, l’une des deux grandes régions phare de l’Ouest américain. Nous l’explorons très régulièrement depuis des années, avec toujours autant de plaisir, à la recherche d’expériences inédites et de lieux fantastiques mais méconnus. Ce Carnet de Route est un condensé de tous nos voyages et de toutes nos expériences en Californie, loin des clichés des guides classiques.
Enfin, il est utile de rappeler que la Californie est une destination onéreuse, que ce soit au niveau du logement, mais aussi de la restauration. D’autre part, les grandes métropoles de San Francisco et Los Angeles font face à une problématique croissante de junkies / sans-abris dans leurs centres-villes. Bien que nous soyons personnellement habitués à ces contextes urbains, nous notons une augmentation continue des retours négatifs de la part de voyageurs qui peinent à dépasser ce constat, ce qui peut parfois gâcher l’appréciation de ces villes pourtant magnifiques. Si vous pensez pouvoir être incommodé par cette présence visible de pauvreté et de déchéance, ou si vous pensez que vous ne vous sentirez pas en sécurité dans un tel contexte, évitez ces deux villes, ou en tout cas, n’en faites pas un élément central de votre séjour, ou vous risquez des déceptions.
Intéressé par San Francisco ? Ecoutez sans plus tarder notre podcast dédié Voyager aux Etats-Unis #25 “San Francisco, une ville aux multiples visages”
San Francisco : Visiter San Francisco à pieds – Circuits de découverte pédestre de San Francisco – San Francisco est probablement la deuxième métropole américaine la plus emblématique et la plus visitée. C’est une des rares villes américaine à proposer un vaste centre ville visitable entièrement à pieds. Son histoire, marquée par la ruée vers l’or autant que par la vague hippie des années 60-70, a laissé son empreinte sur les nombreux quartiers de la ville, et fait de San Francisco une étape souvent importante dans un périple sur la côte Ouest des Etats-Unis. Mais au delà des points touristiques les plus connus (Fisherman’s Wharf, Lombard St, Alcatraz ou le Golden Gate Bridge), c’est toute une ville aux quartiers pittoresques et contrastés qu’il faut découvrir, en s’éloignant des sentiers battus touristiques. C’est ce que nous vous proposons à travers nos circuits pédestres de découverte de San Francisco. Partez à l’assaut des rues les plus pentues de San Francisco sur Russian Hill et Telegraph Hill. Déambulez au milieu des grattes ciels de verre et d’acier du Financial District qui plongent leurs racines dans le plus vieux quartier de la ville encore marqué par les traces de la ruée vers l’or. Explorez le bord de baie le long de l’Embarcadero entre le Ferry building et le Fisherman’s Wharf. Plongez au coeur de Chinatown ou admirez les maisons victoriennes colorées d’Alamo Square. Et profitez tout au long de vos pérégrinations de nombreux arrêts culinaires pour découvrir le meilleur de la gastronomie de San Francisco. Au total, 11 circuits pédestres et 1 circuit à vélo, et près de 60 pages de découvertes en dehors des sentiers battus. Le meilleur de San Francisco, extrait de nos nombreux séjours dans la Golden City.
Los Angeles – Pack 5 circuits : Visiter Los Angeles à pieds – Circuits de découverte pédestre de Los Angeles – Los Angeles est une ville difficile à appréhender. Grande comme 16 fois Paris, traversée par plusieurs axes autoroutiers, son étendue rend compliqué sa visite, surtout pour ceux qui ne cherchent que les clichés touristiques classiques. Beaucoup de gens se retrouvent ainsi à parcourir des kilomètres en voiture pour deux photos souvenir d’Hollywood Boulevard, du Hollywood Sign ou encore de la grande route de Santa Monica Beach. Ceci explique que beaucoup de gens passent à côté de la ville et tout ce qu’elle peut receler d’intérêt : ils reviennent avec une impression très mitigée de Los Angeles, et nombreux sont les voyageurs qui viennent à nous en indiquant ne pas souhaitez passer par Los Angeles sur les conseils de tel ou tel amis ayant eu cette expérience malheureuse lors d’un précédant séjour. Et pourtant, Los Angeles est une ville riche en possibilités et en découverte : il faut juste savoir s’y prendre, et aborder chaque quartier avec un véritable plan de visite, et le temps suffisant pour en découvrir les nombreux points d’intérêt cachés. Pour vous faciliter cette découverte de LA, nous avons conçu 5 itinéraires de découverte de la ville, dans 5 quartiers très différents, qui une fois combinés entre eux, sur 2 ou 3 jours, vous laisseront une impression totalement différente de la cité des anges.
Le plateau du Colorado
La seconde destination majeure de l’Ouest américain est le Plateau du Colorado, une zone géographiquement compacte qui englobe essentiellement le tiers sud de l’Utah et le tiers nord de l’Arizona. Ce vaste plateau, dont l’altitude moyenne oscille entre 1500 et 2000 mètres, est traversé en diagonale par le fleuve Colorado, qui prend sa source dans l’Etat voisin du Colorado (dont le nom vient justement du cours d’eau), fleuve qui a découpé sur ce plateau des paysages de canyons vertigineux. Le Colorado a ainsi creusé une succession de canyons spectaculaires, allant des canyons du Canyonland National Park près de Moab jusqu’au mythique Grand Canyon, en passant par le Glen Canyon Recreation Area, plus connu sous le nom de Lake Powell.
Partez à la découverte du Grand Canyon en écoutant notre podcast dédié Voyager aux Etats-Unis #23
Ce territoire se distingue par une densité exceptionnelle de sites et parcs naturels parmi les plus visités des Etats-Unis. Il abrite ainsi la plus grande concentration de parcs nationaux des USA avec le Grand Canyon, Zion, Bryce Canyon, Capitol Reef, Arches et Canyonlands, mais aussi de somptueux slots canyons auxquels s’ajoutent une multitude de sites périphériques iconiques ou moins connus mais tout autant fabuleux tels que Monument Valley, la vallée de Sedona ou encore le Snow Canyon State Park ou le Goblin Valley State Park. On y trouvera des panoramas western à couper le souffle, des canyons profonds, larges ou au contraire très étroits, des arches naturelles, les roches rouges iconiques de l’ouest américain (la fameuse Navajo Sandstone), des dunes pétrifiées, et des paysages envoûtants.
Plongez dans “le joyau des Parc Nationaux Américains, Bryce Canyon” en écoutant notre podcast dédié Voyager aux Etats-Unis #4
Et découvrez la magie des Slots Canyons dans notre podcast #13 ”Antelope canyon et les slots canyons, merveilles de l’Ouest Américain”
Il est important de noter que cette région est une destination quasi exclusivement dédiée à la nature, et où l’offre urbaine est quasi inexistante. La seule métropole d’importance est Las Vegas, située à la pointe sud du Nevada. Cette ville joue un rôle de charnière géographique faisant le lien entre le Plateau du Colorado et la Californie voisine (quand on voyage de Californie vers le Plateau du Colorado ou l’inverse, on passe généralement par Las Vegas).
Apprenez “Comment découvrir Las Vegas autrement” en écoutant notre podcast dédié Voyager aux Etats-Unis #7
En termes d’organisation et d’itinéraire, la difficulté de la plupart des itinéraires est de vouloir combiner la Californie et le Plateau du Colorado en un seul voyage de 2-3 semaines, quand chacune des zones mériterait deux bonnes semaines d’exploration. En deça de trois semaines pleines, vouloir fusionner ces deux zones géographiques risque de conduire à un survol frustrant de chacune. Sur deux semaines ou moins, il est souvent plus sage de se concentrer sur l’une des deux régions, et sur moins de trois semaines (mais plus de deux) de se limiter à une zone prioritairement, plus une incursion limitée dans la seconde. Pour explorer spécifiquement le plateau du Colorado, les portes d’entrée privilégiées seront Phoenix, Denver, Salt Lake City et surtout Las Vegas, qui possèdent des aéroports internationaux d’envergure.
Carnet de Route Voyager-aux-Etats-Unis: “3 semaines dans les parcs de l’Ouest Américain de San Francisco à Los Angeles” – La Californie et le plateau du Colorado sont les deux grandes régions phare de l’Ouest américain. Nous les explorons très régulièrement depuis des années, avec toujours autant de plaisir, à la recherche d’expériences inédites et de lieux fantastiques mais méconnus. Ce Carnet de Route est un condensé du meilleur de tous nos voyages et de toutes nos expériences en Californie et sur le plateau du Colorado, à la découverte des grands parcs de l’ouest américain, loin des clichés des guides classiques.
Carnet de Route Voyager-aux-Etats-Unis : “2 à 4 jours à Las Vegas” – Notre nouveau mini guide pour réussir son séjour à Las Vegas, au delà les lumières et des paillettes … Ce guide ambitionne de vous donner les clés d’un séjour réussi à Las Vegas, que vous soyez attiré par cette destination, ou bien que vous l’appréhendiez avec une certaine crainte. Que vous passez une nuit à Las Vegas, 2, 3 ou même 4 jours, nous vous proposons des dizaines d’options, classiques ou en dehors des sentiers battus, pour explorer la capitale mondiale de l’Entertainment, et ses alentours.
Si la Californie et le Plateau du Colorado forment le cœur de cible de la majorité des séjours exploratoires dans l’Ouest américain, ce sont loin d’être les seules destinations possibles dans cette si vaste région. Nous allons donc évoquer les régions limitrophes, qui sont soit des régions complémentaires (où l’on pourrait étendre un séjour si on en a le temps), soit des régions alternatives pour d’autres voyages dans l’ouest américain.
Au sud, l’Arizona et le Nouveau Mexique
Si le nord de l’Arizona appartient géologiquement au Plateau du Colorado, les deux tiers sud de l’État dévoilent une identité bien distincte autour de Phoenix et Tucson. Cette zone offre des paysages emblématiques de l’imaginaire western, avec ses forêts de cactus et ses villes fantômes, notamment dans la région des Superstition Mountains proche de Phoenix. C’est une étape complémentaire idéale pour enrichir un voyage sur la Plateau du Colorado, notamment en utilisant l’aéroport de Phoenix comme point d’entrée ou de sortie. Autre possibilité : en hiver ou au printemps, l’Arizona est une étape intermédiaire idéale entre le sud Californien et le Plateau du Colorado : depuis Los Angeles, on marque une étape à Palm Springs / Joshua Tree, avant de rejoindre la région de Phoenix, pour finalement remonter vers le nord, en direction du Grand Canyon via la vallée de Sedona.
Si vous souhaitez découvrir l’Ouest Américain à travers les westerns et vivre l’esprit Far West à travers votre prochain road trip, écoutez notre podcast dédié Voyager Aux Etats-Unis #31
Juste à l’est de l’Arizona se trouve également le Nouveau-Mexique, un État qui s’apprécie lui aussi davantage en complément qu’en destination principale. Bien qu’il abrite des trésors naturels variés, des dunes immaculées de White Sands aux espaces montagneux du sud des Rocky Mountains, un voyage exclusivement consacré au Nouveau Mexique risque de s’avérer un peu répétitif. Il reste néanmoins intéressant pour sa richesse culturelle, marquée par de très nombreuses ruines indiennes et autres pueblos. Il s’intègre donc potentiellement à un itinéraire plus large englobant une combinaison du Colorado (au nord), de l’Arizona (à l’ouest) ou encore même du Texas (à l’est).
A l’est, le Colorado
Situé juste à l’est du Plateau du Colorado, l‘État du Colorado s’impose comme un complément intéressant aux grands parcs classiques sur le plateau, mais suffisamment riche en options pour pouvoir être pensé comme une destination à part entière (sur une dizaine de jours sans problème). Ancré au cœur des mythiques Montagnes Rocheuses, ce territoire offre une belle diversité de paysages, et une nature sauvage omniprésente, Denver étant la seule véritable métropole de la région. Le décor varie de façon spectaculaire, alternant entre les dunes géantes du Great Sand Dunes National Park, les formations de roche rouge qu’on retrouve aussi bien à Colorado Springs, autour de Denver ou au Colorado National Monument, et bien sûr de la haute montagne. Région la plus haute des Rocky Mountains, le Colorado recense plus de 58 Fourteeners, des sommets de plus de 14 000 pieds (environ 4 267 mètres). Si l’on descend juste un peu en altitude, le nombre explose : le Colorado compte en effet 637 sommets dépassant les 13 000 pieds (3 962 mètres). Cela montre à quel point cet État est le « toit » des États-Unis continentaux (les Rocheuses y sont à leur plus haut). Pas étonnant dans ces conditions que le Colorado possède l’altitude moyenne la plus élevée de tous les États américains. On peut même monter à plus de 4000 mètres en voiture, notamment en empruntant la Mount Blue Sky Scenic Byway (anciennement appelée Mount Evans Scenic Byway). Culminant à 4307 mètres, c’est la plus haute route goudronnée de toute l’Amérique du Nord.
L’offre d’activités au Colorado est particulièrement riche, mêlant plaisirs aquatiques comme le rafting, le tubing ou les sources chaudes, à une immersion dans l’histoire de l’Ouest américain à travers ses villes minières et ses ghost towns. Les voyageurs en quête de dépaysement pourront également profiter de via ferrata, de randonnées à cheval ou de balades en train à vapeur, bien qu’il faille anticiper le coût parfois élevé de ces attractions. N’hésitez pas à consulter notre article détaillé sur cette destination.
Denver – LoDo : Visiter Downtown Denver à pied – Circuit de découverte pédestre de Downtown Denver LoDo – Denver peut véritablement être considéré comme la porte d’entrée de l’Ouest Américain que ce soit vers les Rocky Mountains et plus loin l’Utah ou vers le parc national de Yellowstone en traversant le Wyoming, ou en partant vers le sud et le Nouveau Mexique.
Quelle que soit votre destination finale, Denver mérite que l’on s’y arrête et que l’on parte à la découverte de son centre historique, Lower Downtown ou LoDo. C’est ce que nous vous proposons à travers notre circuit pédestre. Partez à la découverte de cette ville de pionniers, qui a su traverser le temps tout en gardant son caractère. Notre circuit est également un circuit de découverte culinaire. 24 pages pour découvrir Downtown Denver LoDo à travers une belle balade d’une grosse demi-journée.
Au nord-est, le Dakota du Sud
Situé au nord-est du Colorado et à l’est du Wyoming, le Dakota du Sud souffre souvent de son emplacement excentré qui le tient à l’écart des circuits touristiques classiques. Pourtant, cet État recèle des trésors insoupçonnés, abritant notamment l’une des icônes les plus célèbres de l’Amérique : le Mont Rushmore . Ces sculptures monumentales des visages de 4 présidents gravées à même la falaise près de Rapid City sont emblématiques de l’Amérique, mais restent paradoxalement peu visitées du fait de leur isolement géographique au milieu de ce nulle part qu’est le South Dakota.
On y trouvera également les paysages tourmentés et saisissants du Badlands National Park, ceux non moins majestueux du Custer State Park, réputé notamment pour sa faune sauvage et ses immenses troupeaux de bisons. C’est d’ailleurs dans le décor pittoresque des Black Hills voisines qu’a été tourné le film Danse avec les loups de Kevin Costner (dont on peut visiter quelques-uns des set de tournage, récupéré par un tourist trap proche du Mount Rushmore). Les routes sinueuses des Blacks Hills font également le bonheur des motards, qui convergent chaque été vers la ville de Sturgis pour le plus grand rassemblement annuel de bikers des États-Unis. En termes d’itinéraire, le Dakota du Sud est généralement combiné avec une exploration du Colorado au sud, et surtout plus à l’ouest, avec le Wyoming et le parc de Yellowstone.
Au nord, le Wyoming et le parc national de Yellowstone
Le Wyoming est situé au nord du Colorado et de l’Utah, et reste avant tout connu pour abriter le mythique Yellowstone National Park. Nombreux sont ceux qui tentent d’intégrer ce parc à leur circuit centré sur la Californie et le Plateau du Colorado. Pour la plupart des gens, c’est une erreur car la distance est considérable. Rallier le parc national depuis le nord du plateau du Colorado requiert deux à trois jours de route, soit près d’une semaine perdue uniquement dans les trajets aller-retour. Par conséquent, cette région doit s’envisager comme un voyage à part entière, éventuellement couplée avec le Dakota du Sud à l’est ou l’Idaho à l’ouest, plutôt que comme une simple étape d’un grand tour de l’Ouest.
Si vous vous interrogez sur le choix de l’Idaho comme future destination de voyage, écoutez “Nos 10 raisons de visiter l’Idaho” de notre podcast dédié Voyager aux Etats-Unis #2 :
Le Wyoming incarne avant tout l’imaginaire des grandes plaines américaines, avec ses vastes pâturages, ses chevaux sauvages et ses troupeaux de bisons. Son joyau principal reste cependant le parc national de Yellowstone au nord-ouest de l’Etat, situé sur le plus grand volcan du monde. Ce site exceptionnel offre un spectacle naturel unique au monde, mêlant une grande variété de phénomènes géothermiques (geysers, piscines acides, sources chaudes, fontaines calcaires …) et une faune sauvage omniprésente et facile à observer, incluant des bisons, des élans, des loups, des antilopes, mais aussi le fameux ours grizzli.
La visite de Yellowstone impose toutefois des contraintes spécifiques. En raison de sa haute altitude, oscillant entre 2000 et 3000 mètres, les matinées et les soirées restent fraîches et nécessitent souvent une veste, même au cœur de l’été. La saison pour pouvoir profiter du parc est extrêmement courte, concentrée principalement sur les trois mois d’été, ce qui explique le coût élevé des hébergements dans et autour du parc. Pour profiter pleinement de Yellowstone, nous recommandons d’y consacrer trois bonnes journées.
A noter qu’en poursuivant l’itinéraire encore plus au nord, au-delà du Wyoming, on atteint les territoires du Montana et du Dakota du Nord. Ces régions se caractérisent par leur position géographique extrêmement excentrée, à la frontière du Canada, ce qui les maintient d’emblée à l’écart des circuits touristiques classiques. C’est ici que se trouve notamment le Glacier National Park, l’un des rares parcs nationaux américains que nous n’avons pas encore eu l’occasion de découvrir tant il est isolé. En raison de cet éloignement, cette destination s’adresse avant tout aux voyageurs expérimentés ayant déjà exploré le reste du pays, ou à ceux souhaitant prolonger leur périple jusqu’à la frontière canadienne voire au-delà.
Carnet de Route Voyager-aux-Etats-Unis : “Boucle Denver – Yellowstone : 3 semaines pour découvrir une autre Amérique dans le Colorado , le South Dakota, le Wyoming, l’Idaho et l’Utah” – Découvrez Yellowstone mais aussi les paysages western méconnus du Sud Dakota (Mount Rushmore, Black Hills et Badlands National Park), du Wyoming, ainsi que les régions volcaniques de l’Idaho. Puis, nous proposons un retour par le nord de l’Utah, via Salt Lake City et Moab, et le nord du Colorado, afin de faire une vaste boucle commençant et se terminant à Denver dans le Colorado.
Idaho, le secret le mieux gardé de l’Ouest américain
Poursuivons notre exploration vers l’ouest avec l’Idaho, un État frontalier du Wyoming et de l’Utah pour lequel nous avons eu un véritable coup de cœur. Nous avons d’ailleurs consacré un podcast entier aux raisons de visiter cette région méconnue, que nous vous invitons vivement à découvrir. Encore préservé du tourisme de masse et très abordable, l’Idaho offre une diversité de paysages saisissante, allant des décors lunaires et volcaniques du Craters of the Moon National Monument, aux immenses dunes de sable de Saint Anthony ou du Bruneau Dunes State Park, en passant par les sommets des Sawtooth Mountains, parfaits pour la randonnée.
L’offre d’activités y est tout aussi riche, mêlant exploration de villes fantômes comme Idaho City, découverte de la charmante capitale Boise, baignade dans des sources chaudes, camping, kayak sur la majestueuse Snake River ou encore rafting en rivière. La pression touristique y étant très limitée, l’expérience est d’une grande authenticité. En termes d’itinéraire, l’Idaho est flexible : il peut faire l’objet d’une courte incursion de trois à cinq jours en complément de Yellowstone ou sur la route de l’Oregon, tout comme il peut justifier pleinement un séjour dédié de dix à quinze jours.
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Au nord-ouest, Oregon et Washington State
Et pour clore le chapitre de l’Ouest américain, il convient d’évoquer la région Nord-Ouest Pacifique, regroupant les États de l’Oregon et de Washington, deux destinations souvent explorées conjointement. L’Oregon offre une palette de paysages variés allant de la spectaculaire Columbia River Gorge, avec ses cascades et ses randonnées, jusqu’aux dunes de sable de Florence sur le littoral, sans oublier la ville de Portland. Bien que la température de l’océan rende la baignade impossible, la côte reste très agréable à parcourir.
Plus au nord, l’État de Washington se distingue par une nature encore plus sauvage encerclant la métropole de Seattle : du Olympic National Park, au Mont Rainier en passant par le Mont Saint Helens. Cette région surprend par ses forêts primaires à la végétation luxuriante, ses montagnes et ses volcans. Mais ces paysages très verts ont toutefois une contrepartie climatique qu’il ne faut pas oublier : la pluie est très fréquente et les températures restent fraîches, y compris durant la saison estivale. Enfin, la proximité géographique avec le Canada permet d’enrichir son périple par une incursion en Colombie-Britannique, dans la ville de Vancouver ou sur la très sauvage Vancouver Island.
L’hospitalité du Sud
Passons maintenant à notre seconde grande destination régionale, à savoir le Sud des Etats-Unis, qui s’étend du Texas jusqu’à la Floride, en passant par la Louisiane. Bien que les paysages et le climat soient très différents de ceux de l’Ouest américain, c’est une région où la nature sauvage est également très présente, et particulièrement belle.
La Floride
La Floride s’impose comme la destination phare du sud des Etats-Unis, offrant une incroyable diversité qui plaît à tous les âges et tous les types de voyageurs. On y trouve aussi bien l’effervescence urbaine de Miami et les célèbres parcs d’attractions d’Orlando, que le charme insulaire et caribéen de Key West, située à l’extrême sud de l’archipel des Keys. Et au-delà de ses plages magnifiques propices au snorkeling, la Floride recèle une nature sauvage et préservée, notamment dans les Everglades, mais aussi et surtout dans la forêt subtropicale d’Ocala nord d’Orlando. C’est dans cette région peu touristique et peu visitée qu’on découvrira une jungle subtropicale luxuriante de toute beauté, au milieu de laquelle jaillissent des sources d’eau minérales cristallines qui alimentent un tout un réseau de rivière. C’est une région idéale pour multiplier les activités aquatiques, allant du kayak à la baignade et au snorkeling dans des sources, en passant par le tubing (descente de rivière sur bouée), le tout au contact d’une faune riche composée de tortues, d’oiseaux somptueux et même d’alligators.
Bien que la Floride soit une destination qu’on peut visiter toute l’année, la basse saison estivale a notre préférence : elle permet de profiter d’eaux très chaudes, à condition d’accepter une chaleur ambiante et des averses tropicales qui effraient la plupart des touristes mais qui sont au final très gérables. La fréquentation est alors minimale, et les prix au plus bas. Il est en revanche conseillé d’éviter la saison des ouragans entre la fin août et le début du mois de novembre. En termes de durée, un minimum de dix jours est nécessaire pour avoir un aperçu correct de la péninsule de Floride, mais l’idéal reste de prévoir deux à trois semaines, voire davantage si l’on souhaite explorer la région plus au nord-ouest de la Panhandle, autour de Destin et Pensacola. Enfin, il est tout à fait pertinent de combiner la Floride avec une découverte des grandes villes de l’Est, comme New York ou Washington, en profitant des vols intérieurs pour créer un séjour mixte « ville et soleil ».
Pour finir, nous nous permettons d’insister sur le fait que cette région des Etats-Unis a bien plus à proposer que l’image souvent réductrice qu’on peut en avoir. Nous avons voyagé plus de 10 ans à travers les Etats-Unis avant de mettre pour la première fois les pieds en Floride, mais nous sommes immédiatement tombés fou amoureux de cette région, et y sommes retournés au moins 7 ou 8 fois depuis. Après le Plateau du Colorado, c’est la région que nous avons le plus visité aux Etats-Unis, et y retourner est toujours un immense plaisir.
Si cette destination vous attire, écoutez notre podcast dédié Voyager Aux Etats-Unis #29 “Quand partir en Floride et combien de temps”
Carnet de Route Voyager-aux-Etats-Unis: “Le meilleur de la Floride : Circuit 2 à 3 semaines” – La Floride est la première destination américaine que nous avions choisie de vous faire découvrir sur ce blog lors de sa création. Nous l’explorons très régulièrement (8 séjours sur les 13 dernières années), avec toujours autant de plaisir, à la recherche d’expériences inédites et de lieux fantastiques mais méconnus. Ce Carnet de Route est un condensé de tous nos voyages et de toutes nos expériences, loin des clichés des guides classiques, un document pratique et précis, retraçant jour par jour un périple magique à travers la Floride que nous adorons.
La Louisiane
Depuis la Floride, en longeant le golfe du Mexique vers l’ouest, on traverse rapidement l’Alabama, dont la façade maritime est très réduite, pour atteindre la Louisiane. Cet État particulièrement attachant n’est pas très vaste (du moins dans sa région sud qui nous intéresse), ce qui permet de l’explorer confortablement en une petite semaine. La Louisiane propose un mélange particulièrement équilibré de nature, d’histoire et de culture. Les paysages sont marqués par la beauté des bayous, des forêts de cyprès inondées, et des champs de canne à sucre. On peut également y visiter des plantations ante-bellum, et ainsi mieux appréhender la complexité de la période de l’esclavage dans le Sud.
Bien entendu, la visite de la Nouvelle-Orléans et son quartier français (à l’architecture hispanisante car datant de l’époque où ce territoire était encore une colonie espagnole) restent un point fort de la découverte de l’Etat et de sa culture créole. La région permet également une immersion dans la culture Cajun autour de villes comme Lafayette, Houma et Thibodaux, ainsi que la découverte d’une gastronomie aussi bonne qu’épicée, entre gumbo et jambalaya.
La Louisiane se prête bien aux itinéraires combinés : on peut l’associer à la Panhandle de Floride à l’est, ou au Texas à l’ouest. Il est également possible de l’utiliser comme point de départ pour remonter le Mississippi vers Memphis en suivant la route du Blues, et ce potentiellement jusqu’à Chicago. Enfin, nous conseillons de visiter cette région au plus proche de l’été pour mieux profiter de la végétation luxuriante, même si le climat chaud et humide ne plaira pas à tous.
Le Texas
Pour clore ce tour d’horizon du Sud, poussons encore un peu plus à l’ouest en longeant le golfe du Mexique pour atteindre le Texas. Cet État gigantesque, le plus vaste des États-Unis contigus, propose une diversité étonnante. C’est une destination de choix pour les amateurs de tourisme urbain grâce à ses grandes métropoles aux ambiances radicalement différentes : Dallas, Houston, Austin la capitale, et San Antonio. Chacune de ces villes mérite une halte d’un ou deux jours, permettant de varier les plaisirs et les atmosphères au cours d’un même voyage.
Entre ces pôles urbains, la nature n’est pas en reste, notamment dans le Texas Hill Country, située entre San Antonio et Austin. Cette région est idéale en été pour profiter des rivières, faire du tubing et apprécier la nature. Le Texas incarne une fusion unique entre l’esprit (et en partie les paysages) de l’Ouest (avec ses rodéos et sa culture western) et l’hospitalité légendaire du Sud.
Qui plus est, les voyageurs n’ayant pas peur des kilomètres peuvent pousser l’aventure jusqu’au Big Bend National Park, le seul parc national du Texas. Bien que sublime et offrant des randonnées exceptionnelles les pieds dans l’eau au fond des canyons, ce site est extrêmement excentré et nécessite deux à trois jours de route pour l’atteindre, et autant pour en revenir. En été, le parc est désert car la chaleur y est accablante. Heureusement, l’altitude des Chisos Mountains au cœur du parc offre un peu de répit avec des températures plus clémentes, tout comme les eaux du Rio Grande où l’on peut se baigner en plusieurs points. Si vous souhaitez intégrer Big Bend à votre itinéraire, prévoyez trois semaines complètes sur place. Sinon, un circuit plus classique de dix à quinze jours suffira pour découvrir l’essentiel de l’État, qu’on peut combiner avec la Louisiane, voire même un bout de la Panhandle de Floride.
Découvrez Nos 10 raisons de visiter le Texas en écoutant notre podcast dédié Voyager aux Etats-Unis #1 et succombez comme nous pour cette destination étonnante !
Visiter Dallas à pieds – Circuit de découverte pédestre de Downtown Dallas Texas – Si Dallas n’est que la 9ème plus grande ville des Etats-Unis, et seulement la troisième plus grande du Texas après San Antonio et Houston, l’agglomération élargie de Dallas-Fort Worth est avec 7.5 millions d’habitant, la 4ème plus grosse zone métropolitaine des USA, et la plus grande du Texas. Même si la région des plaines au coeur de laquelle Dallas fut créée fut successivement considérée par l’Espagne puis la France comme faisant partie du territoire de leur colonie nord-américaine dès le XVIIIème siècle, Dallas est une ville très jeune. En effet la colonisation effective de ces grandes plaines fut assez tardive, et finalement postérieure à l’accession à l’indépendance du Texas en 1836. A la fin du XIXème siècle, le petit centre urbain d’une région agricole allait avec le développement du chemin de fer, devenir un centre économique et industriel majeur dans le nord du Texas. Puis, la découverte de champs pétrolifères à proximité de la ville allait propulser Dallas au centre du marché émergeant des hydrocarbures. Enfin, la ville reste indéfectiblement attachée au Président Kennedy qui y sera assassiné en 1965 dans des circonstances encore aujourd’hui pas entièrement éclaircies. Découvrir Downtown Dallas est un voyage dans l’histoire de la ville, encore riche en patrimoine et bâtiments historiques, disséminés au milieu des gratte-ciels modernes étincelants du Central Business District. Notre circuit de découverte pédestre du Downtown Dallas est une boucle qui retrace tout cela et plus, et vous fait découvrir une ville riche et animée, à l’architecture variée.
Le Nord Est et la Nouvelle Angleterre
Pour terminer notre tour d’horizon des trois grandes destinations américaines, passons en revue les possibilités offertes par la région nord-est, autour de la Nouvelle Angleterre, ses métropoles et ses espaces naturels périphériques.
Les grandes métropoles : New York, Boston, Philadelphie et Washington DC
La plus grande richesse de la région Nord-Est repose avant tout sur ses grandes métropoles urbaines. New York figure évidemment en tête de liste, exigeant idéalement un séjour de 3 à 10 jours pour en apprécier toute la richesse.
Si vous envisagez de visiter New York, vous trouverez toutes les réponses à vos questions dans notre podcast dédié Voyager aux Etats-Unis #1 “Quand partir à New York et pour combien de temps ?”
Circuits New York – 7 itinéraires en PDF + Cartes et fichiers pour les téléphones portables – Découvrez New York à travers nos 7 circuits pédestres (345 pages au total), puis optimisez votre visite de New York une fois sur place grâce aux versions PDF, Kindle ou ePub (liseuses électroniques) des circuits que vous pourrez charger facilement dans vos téléphones portables et tablettes. En bonus, suivez le tracé des circuits sur votre téléphone grâce à nos cartes interactives. Circuits mis à jour en Octobre 2022.
Elle est suivie par Philadelphie, qui se découvre agréablement en deux jours, et Washington DC, qui nécessite deux à trois jours selon le nombre de musées que l’on souhaite visiter. Quant à Boston, bien que nous soyons personnellement moins séduits par son caractère « trop européen », elle reste une étape appréciée par de nombreux voyageurs pour une halte similaire de deux jours. A noter que l’un des atouts majeurs de cet axe urbain est sa grande connectivité ferroviaire : nul besoin de voiture, ces villes se rallient aisément et à moindre coût par le train via l’Amtrak. Côté budget, si les billets d’avion vers ces destinations sont souvent bon marché, le coût de l’hébergement, ainsi que le coût de la vie, y est particulièrement élevé.
Au-delà de ces jungles de gratte-ciels spectaculaires, la région offre des alternatives intéressantes, même si la nature y est moins spectaculaire que dans l’Ouest. La Pennsylvanie, véritable pont entre Washington DC et Philadelphie, permet notamment une immersion dans le pays Amish autour de Lancaster ou une plongée dans l‘histoire de la guerre de Sécession à Gettysburg et Harrisburg, dont le musée national sur la guerre civile est d’une grande qualité. La campagne de Pennsylvanie regorge de routes verdoyantes, de ponts couverts et d’activités aquatiques comme le tubing, sans oublier une incursion possible vers l’ouest pour découvrir la sublime ville de Pittsburgh le temps d’une journée. Pour combiner correctement ce trio de grandes villes (New York, Philadelphie et Washington DC) avec la découverte de la Pennsylvanie, un minimum de quinze jours est requis, bien qu’un circuit de trois semaines soit préférable pour ne pas trop sacrifier la visite de New York.
A noter que Washington DC constitue vraiment la limite sud de la région nord-est : on peut également l’utiliser comme une porte d’entrée vers les régions plus au sud, que ce soit les espaces naturels des Appalaches (que nous évoquerons plus bas), ou encore la région extrêmement riche en histoire de Richmond et Yorktown.
Les espaces naturels du Nord-Est
Au nord de la zone des grandes métropoles, la région nord-est recèle quand même quelques espaces naturels de qualité. Dans l’État de New York, le massif des Adirondacks et les environs de Lake Placid offrent un décor de vastes forêts et de montagnes, idéal pour de belles randonnées. En poursuivant vers l’est à travers le Vermont, la traversée du lac Champlain en ferry permet de rejoindre le New Hampshire et ses célèbres White Mountains. Cette zone, notamment autour du Franconia Notch State Park, des Flume Gorges et de North Conway, est propice aux activités de plein air, entre randonnées en forêt et activités aquatiques dans les rivières. Enfin, pour ceux prêts à s’aventurer encore plus loin vers le nord, le long du littoral, le Maine abrite l’Acadia National Park, joyau naturel sauvage aux portes du Canada.
Les autres destinations américaines
Au-delà des grandes régions les plus classiques, d’autres destinations méritent vraiment le détour aux Etats-Unis. On pourra notamment citer le Midwest, les Appalaches, Hawaii ou la Route 66.
Le Midwest
Au nord de la région centrale des Etats-Unis se trouvent les Grands Lacs, à la frontière avec le Canada. Pour cette zone, nous conseillons de se concentrer essentiellement sur les villes plutôt que sur les rives des lacs eux-mêmes, que nous trouvons personnellement moins exceptionnelles en termes d’activités que bien d’autres destinations américaines. Chicago est une étape incontournable, une ville à l’architecture remarquable où l’on prend plaisir à flâner deux ou trois jours à travers ses différents quartiers. Non loin, Detroit propose un centre-ville intéressant, mais également à sa périphérie le musée Henry Ford. Ce lieu est absolument incroyable pour les amateurs d’histoire et de sciences, tout comme la visite impressionnante des usines d’assemblage des pick-up F-150 de Ford.
Visiter Chicago à pied – Circuits de découverte pédestre de Downtown Chicago – Posée sur la rive du Lac Michigan, Chicago est la troisième plus grande ville américaine, mais c’est également l’une des plus isolées géographiquement, par rapport aux régions touristiques les plus classiques des Etats-Unis. Quel que soit votre projet de voyage aux USA, Chicago mérite pourtant le détour, notamment si vous aimez l’architecture et les mégalopoles de gratte-ciels. Nous vous proposons ici trois circuits pédestres originaux pour partir à la découverte de cette ville exceptionnelle, sans aucun doute l’un des plus beaux centres urbains des Etats-Unis et même du monde. Vous pourrez ainsi explorer à pied le Loop, le centre ville historique de Chicago, mais également les quartiers plus au nord du Magnificent Mile, du Lincoln Park Zoo et de la Gold Coast. En complément, un troisième circuit original propose une véritable randonnée urbaine sur le Bloomingdale Trail. 48 pages pour découvrir Downtown Chicago à travers trois belles balades couvrant plus de 30 km d’exploration à travers les rues et les parcs de la ville.
La route reliant Chicago à Detroit réserve également une belle surprise lors de la traversée du nord de l’Indiana. La région de Shipshewana abrite une communauté Amish très authentique, offrant une halte à la fois sympathique et dépaysante. En outre, Chicago sert de point de départ (ou d’arrivée) à la mythique Route 66 : si vous décidez de l’emprunter vers le sud, sachez que ses premiers tronçons sont particulièrement plaisants et intéressants.
Enfin, en descendant vers le sud à travers le Missouri, le Tennessee et le Mississippi, on découvre des régions culturellement riches, notamment sur le plan musical. C’est l’occasion d’explorer des villes emblématiques comme Saint-Louis, Memphis, berceau du Blues, ou Nashville, capitale de la Country. Cette région, qui offre par ailleurs une nature agréable, constitue un pont géographique idéal pour relier le nord, depuis Chicago, jusqu’au sud profond et la Louisiane.
Les Appalaches
Enfin à l’Est du Midwest, les Appalaches méritent une mention toute particulière. Après y avoir fait quelques brèves incursions par le passé, nous avons pris le temps de véritablement explorer cette région l’été dernier, et l’expérience a été un véritable coup de cœur. Cette chaîne de montagnes s’étend du Great Smoky Mountains National Park, au nord d’Atlanta, jusqu’au parc national de Shenandoah, aux portes de Washington DC, offrant des paysages d’une grande beauté, qu’on peut traverser par d’impressionnantes routes de crêtes qui percent à travers la brume.
C’est une destination idéale pour les amoureux de la nature, proposant de magnifiques randonnées en forêt et sur les sommets, des rencontres avec la faune sauvage (notamment des ours) et une multitude d’activités aquatiques telles que le kayak, le canyoning ou le tubing, particulièrement dans la partie sud du massif. En plus d’être très abordable financièrement, la région est encore très peu fréquentée par les touristes étrangers, offrant ainsi un visage authentique de l’Amérique profonde. De plus, sa position centrale en fait une excellente région charnière pour construire un itinéraire reliant le sud, vers Atlanta, au nord vers Richmond et Washington DC.
Hawaii (et l’Alaska)
Au-delà des États-Unis continentaux, deux destinations se distinguent : l’Alaska et Hawaï. Nous écarterons l’Alaska pour le moment car, n’ayant pas encore exploré cette région complexe, chère et difficile d’accès, nous préférons ne pas en parler sans expérience vécue. En revanche, Hawaï est un territoire que nous connaissons bien pour y avoir passé quatre semaines, et nous comptons assurément y retourner tant cet État est exceptionnel. C’est la destination parfaite pour ceux qui recherchent un mélange équilibré entre plaisirs balnéaires et randonnées spectaculaires, le tout dans un décor époustouflant garantissant un dépaysement absolu.
Bien que l’archipel soit extrêmement lointain et réputé très onéreux (réputation malheureusement méritée), il reste une destination facile et agréable à visiter. C’est un voyage à faire au moins une fois dans sa vie. Hawaï se découvre toute l’année, mais nous recommandons particulièrement la fin de l’été, en août et septembre, période où les prix sont souvent plus doux et la température de l’océan particulièrement agréable.
Voyages thématiques
La Route 66
Il est impossible d’évoquer les voyages thématiques sans commencer par la mythique Route 66 qui relie Chicago à Los Angeles. Plutôt que de l’envisager comme un périple à parcourir d’une traite sur une quinzaine de jours (une option qui risque de devenir répétitive à la longue), il est généralement plus judicieux d’en explorer des tronçons spécifiques, dans le cadre d’un autre séjour. On peut ainsi approcher le mythe de cette route historique à différents endroits clés : près de Los Angeles vers Victorville et Barstow, au Texas près d’Amarillo, ou encore via un détour entre Kingman et Seligman lors d’un séjour sur le Plateau du Colorado. De notre expérience, la portion la plus vivante et la plus intéressante reste probablement le tout début du tracé, entre Chicago et Saint-Louis.
Toutefois, nous déconseillons de consacrer l’intégralité d’un séjour à la Route 66 s’il s’agit de votre premier voyage aux États-Unis. En vous focalisant uniquement sur cet itinéraire, vous passeriez littéralement à côté de sites majeurs situés à proximité qui sont souvent bien plus exceptionnels que la route elle-même. Cette aventure thématique s’adresse donc davantage aux voyageurs aguerris qui connaissent déjà bien le pays et cherchent une nouvelle manière de le découvrir.
Et si l’on doit faire un seul voyage aux USA ?
Si l’hypothèse de ne réaliser qu’un seul et unique voyage aux États-Unis devait se poser, notre conseil serait de miser sur un contraste saisissant : combiner New York avec le Plateau du Colorado. Plutôt que de choisir une métropole californienne plus proche des grands parcs, privilégiez New York comme une étape sas à l’aller, qui demeure la ville la plus exceptionnelle du pays, et associez-la à la nature exceptionnelle des parcs de l’Ouest. Ce duo « ville et nature » est envisageable sur des durées variables, allant de dix jours à trois semaines (ou plus bien sûr).
Même si le rythme est intense, il est possible de réussir ce pari en dix jours seulement, comme nous l’avons déjà expérimenté avec de la famille : quelques jours à New York, suivis d’un vol vers Phoenix pour une traversée express d’une partie du plateau jusqu’à Las Vegas. C’est un itinéraire dense, mais qui garantit d’en prendre plein les yeux.
Partir à Noël
Partir aux États-Unis pour les fêtes de Noël est un projet qui séduit de nombreux voyageurs, et plusieurs options s’offrent à vous selon l’ambiance recherchée. Sur la côte Est, New York reste un grand classique indémodable. Bien qu’il faille composer avec le froid, des journées courtes et des tarifs élevés, la magie de l’ambiance festive que les Américains savent si bien créer compense largement ces désagréments. Toujours à l’Est mais sous un climat plus clément, la Floride est une alternative pertinente, même si c’est le cœur de la très haute saison. Le cadre y est agréable, bien que l’eau puisse s’avérer un peu fraîche pour la baignade. Dans le Sud profond, la Louisiane se prête également bien à une découverte hivernale, même si la nature n’y est pas aussi belle qu’en été.
Cependant, si vous pouvez vous permettre de traverser le pays, notre préférence se porte nettement vers la Californie. C’est la région où la « pression » de l’hiver se fait le moins sentir. Grâce à un climat doux et ensoleillé toute l’année, un itinéraire reliant San Francisco à Los Angeles par la côte reste tout à fait approprié et agréable, même en plein mois de décembre.
Partir à la Toussaint
Les vacances de la Toussaint, qui imposent généralement une durée de séjour plus courte, constituent le moment idéal pour une escapade citadine à New York. C’est une période particulièrement propice pour découvrir la ville : malgré un coût potentiellement élevé, l’expérience est enrichie par les festivités d’Halloween et l’atmosphère singulière du début de l’hiver, marquée par l’installation des premières patinoires.
D’autres alternatives méritent également d’être considérées pour cette saison. La Californie reste une valeur sûre accessible toute l’année, tout comme le Plateau du Colorado qui se prête bien à un itinéraire condensé. Dans le Midwest, le trajet reliant Chicago à Detroit représente aussi une option originale. En revanche, il est vivement conseillé d’éviter la Floride à cette période, le risque lié à la saison des ouragans y étant encore potentiellement présent.
Partir à Pâques
Aux vacances de printemps, les destinations à privilégier sont grosso modo les mêmes qu’à la Toussaint, avec la Floride en plus, qui devient très agréable à la sortie de l’hiver.
Des vacances avec peu ou pas de voiture
Si on ne veut pas faire beaucoup de voitures, voire pas de voiture du tout, le triplet New York, Philadelphie, Washington DC qu’on a déjà évoqué est une bonne option mais évidemment très urbaine. Si on accepte de rouler un peu mais pas trop, la Louisiane ou la Floride sont des options intéressantes. A l’Ouest c’est plus compliqué, mais si on se concentre uniquement sur le plateau du Colorado et qu’on ne fait aucune incursion en dehors, on peut faire dans l’ouest américain un séjour avec des temps de route relativement limités.
Des vacances pas cher aux Etats-Unis
L’Ouest peut rester pas trop onéreux si on évite les grandes villes et qu’on fait les grands parcs en camping sous tente. Reste cependant à trouver des billets d’avion à prix abordable. La Floride en été, le Texas et la Louisiane à peu près en toute saison mais notamment en été sont également des destinations où l’on peut contraindre plus facilement son budget. Et puis finalement le Midwest et les Appalaches se révèlent aussi des régions peu onéreuses et très très agréables.
Comme vous avez pu le constater dans cet article fleuve, l’éventail des possibilités et des destinations aux États-Unis est immense. Il est donc primordial de bien mûrir votre réflexion quant à vos attentes et vos envies de découverte. C’est de ce questionnement personnel que surgira naturellement la destination idéale, celle qui s’imposera comme une évidence.
Une fois ce choix arrêté, une attention particulière devra être portée à la manière d’appréhender le voyage et de construire votre itinéraire. Vous avez désormais toutes les clés en main pour explorer ces différentes options et trancher. Toutefois, si le doute persiste, n’hésitez pas à nous solliciter : nous vous livrerons notre avis avec la sincérité et la subjectivité qui nous caractérisent.
Si vous souhaitez que l’on vous accompagne dans le choix de votre prochaine destination américaine et pour l’élaboration de votre beau projet, n’hésitez pas à nous contacter.
Retrouvez également en ligne tous nos carnets de route de Road Trip à travers les Etats-Unis (Road Trip Boucle Denver- Yellowstone, Road Trip Californie – Plateau du Colorado, Road Trip boucle Californie, Road Trip Floride) et nos circuits de découverte pédestre des villes américaines telles que New York, Pittsburgh, Charlotte, Chicago, Denver, San Francisco, Las Vegas, Dallas, Miami, Key West.


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